Pieds nus

Il n’est rien à désirer si ce n’est Celui qui désire et il n’est rien qui ne soit parfait au moment du dénuement. Il n’est rien à défendre, comme il n’est rien à vouloir posséder. Ici, en cet instant, tout est parfait. C’est Cela mon corps et c’est Cela mon acte d’être. Je dois marcher là où Il me mande, et je dois accomplir là où Il me dit d’accomplir. C’est pourquoi, tout de ce monde t’en éloigne, mais tout de ce monde t’en rapproche. Le monde a le visage de mon cœur et mon cœur regarde le monde par Son Visage. Je ne saurai obéir à autre que Le Maître dont le Visage me donne à la paix. Il est Le Seul qui m’unifie et ne me ment pas. Il est Le Seul qui connaît Le Chemin de mon Âme. Il me fait aimer la nudité et le renoncement. Il me donne à ce qui ne périt pas. Alors, c’est en Cela que je suis en paix. Je me suis pardonnée mon ignorance, car Tu es Le Connaissant et j’entre pieds nus dans la Vallée, car je ne saurais garder les sandales de la distorsion et de la séparation. Pieds nus, je puis entrer.

Méditation (36)

Destin

Le Destin est l’épreuve de L’Unicité qui met longtemps avant de libérer le véritable goût du bonheur. Il est le fruit que l’on avale pour avoir agréé son Mystère, mais dans les ressacs de ses effets, se soumettre est salvateur. Le secret du choix est la grande épreuve. Pourtant, personne ne peut se prévaloir d’être libre du choix, tant qu’il n’a pas goûté à la conscience du Destin.

Méditation (35)

La Connaissance est une immensité qui lorsqu’Elle apparaît, fait trembler toute La Création, pulvériser les montagnes, assécher les océans. Il L’a drapée de mille et une parures, mais Le Manteau de Sa Réalité ne peut être porté que par celui qui s’est effacé. Toute usurpation et toute rébellion sont sans intérêt. Nul ne peut échapper à Cela, lors que Cela est La Finalité. Aucun élément parcellaire ne saurait rivaliser devant L’Unité.

Introduction à l’étude des influences collatérales et concomitantes

Dès lors que Le Vivant est Vivant et que rien ne saurait être séparé de ce Tout ; dès lors que tout procède d’une décision Alpha, contenant les Germes d’une Semence unique en exponentialité, et dès lors que ce monde et tout ce qu’il contient en sa part visible ainsi que sa part invisible se donne à être connu ; dès lors que ce monde visible contient le monde invisible et que nous en sommes en quelques sortes la clé ainsi que la serrure, alors il ne nous échappe pas que La Sagesse inscrit en toute chose son signe, et que chaque signe a vocation de nous donner à voir et à saisir les effluves de La Réalité, ainsi que les liens entre elles. Nous sommes bien ce corps : notre propre embarcadère, notre propre embarcation et notre propre voyage, mais nous ne le savons plus. Plongés, pour certains de façon permanente, dans l’oubli, Léthé, les hommes ne savent ni reconnaître le message, ni saisir les subtilités profondes de l’existence. L’enfer, ce n’est pas les autres, mais bien l’oubli. L’enfer c’est l’ignorance de L’Être. L’enfer, c’est réduire cette vie à une uniformité restrictive et se placer en une non-considération de L’Essence des choses. Il s’agit à proprement parler du déni. Mais ceux qui pratiquent le déni sont en vérité à démontrer eux-mêmes de l’impossibilité de ce déni, puisque la négation se devrait en toute logique, être pratiquée en toute chose, ce qui est absolument impossible. Le monde est une croyance à lui seul. Lire la suite

Méditation (34)

L’harmonie consiste à ne jamais s’absenter du monde créé par une vision erronée, or est erroné tout ce qui n’est plus Reliance en La Présence de L’Instant révélé. M’as-Tu appelée, je viens en courant sans délaisser un seul instant de cette crucialité et mes pas ont enclenché le chemin qui vient de Ton Appel et je viens en courant, répondant à L’Appel, car c’est en Lui que L’Instant naît. De Toi à moi est : Je suis Là.

Il ne saurait s’absenter un seul instant, comme Il n’est jamais à disparaître un seul instant. Ni les étoiles, ni Le Soleil, ni La Lune. C’est au-delà quand Lui est en Lui, le monde jaillit et ne périt pas. La Conscience éclot et ne s’évanouit pas. L’Instant est naissance du monde imaginal, et c’est à ce Royaume que mène La Verticalité.

Ma-Ananda Moyi

L’origine de nos souffrances, c’est que nous nous agrippons à un aspect que nous croyons réel. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la joie vraie n’existe que dans la vie spirituelle. Le seul moyen d’en faire l’expérience est de connaître et de comprendre ce qu’est réellement l’univers. Nous devons orienter notre esprit pour voir que le monde entier est divin.

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Ce n’est pas dans le monde extérieur que vous trouverez la paix. Creusez au fond de vous-même et vous trouverez la perle inestimable.

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Ce que l’on pense, on le devient. Lire la suite

Falsification et mystification

Peinture de John Michael Wright (1617-1694)

Du côte de La Lumière, j’ai vu l’eau vive ruisseler ces mots de la mémoire comprise et le sens à tout ce chaos. Ni indifférence, ni même mépris devant les vagues rugissantes d’un monde qui s’essouffle. Centré au point névralgique, le cœur fusionne avec La Loi du Rêve. Comment pleurer ce qui enfin dévoile la réalité de La Nature profonde, comment s’insurger contre La Volonté de La Vie qui porte en Elle sa maladie et son remède ? Celui qui se soulève contre les injustices, n’en a-t-il point commise qu’il faille constamment toujours pointé du doigt l’autre et penser que le monde va mal ? Je ne pense pas une seule seconde que crier vaille quelque chose, lors que le plus élémentaire n’a pas été conquis, et c’est en nous que tout commence, et c’est en nous que tout doit éclore de l’indicible beauté. Nous sommes L’Arche et ici, nous ouvrons La Corolle à L’Éternité. Si nous entendons le Chant lumineux d’un seul oiseau, et si nous courons avec l’effervescence d’un ruisseau, et si nous caressons le vent de nos mains disposées à L’Accueil, alors, rien n’est à périr, pas un seul instant, et tout reste intact tandis que l’injustice apparente des hommes est, en vérité, le signe du Retour à La Beauté. L’enfant intérieur n’est pas l’enfant qui se déguise dans la manifestation de son irresponsabilité. Je lis ça et là certains qui prétendent vivre leur enfant, mais leurs mots et leurs gestes trahissent qu’ils ne le sont pas. L’Enfant est Le Logos, La Parousie du Verbe Christique. Il peut se manifester sous diverses formes, mais Son Essence est un Parfum hors du monde et hors de tout ce que l’on connaît. Les mots sont pointus et ceux qui imitent les mots sont aussi ceux qui participent à l’injustice. Ne trompez pas les mots car ils vous écorcheront vifs, puisqu’ils sont eux-mêmes vivants de leur pleine vivance, et leur vibration est un scalpel qui sait retrouver, sans nul doute, leur façonneur. Devenez les patients de votre propre histoire et infusez le vrai. Or, le menteur ne sait pas toujours qu’il est un menteur. Mais l’hypocrite est le plus terrible des falsificateurs, puisque c’est à lui qu’il ment tout d’abord, sans discontinuer, et qu’il sème ainsi, le venin de la séparation, mais plus que tout, la confusion. Ne prétendez plus ce que vous n’êtes pas et soyez vifs de votre réalité. Cela vous servira plus que vous ne pouvez l’imaginer, car celui qui cultive le vrai rencontre toujours le vrai. Ne semez pas le mensonge car, il est le signe évident de votre propre corruption.


Note du Relayeur : il est clair, ici, que je n’évoque pas le moins du monde le travail de ceux qui sont agis pour co-participer à cette réunification et qui consiste aussi à dénoncer certaines abjections séculières. Avertir et conseiller, telle est la mission des êtres engagés et en eux-mêmes et vis-à-vis de leurs frères. Faut-il pour autant qu’ils soient à travailler d’abord en eux-mêmes cette réunification, sinon, même à leur insu, ils seront à propager la confusion.

 

Aparté (5)

Il est étonnant à quel point ce monde nous guérit de lui-même. Plus il se donne à voir, et plus il s’annihile en nous. Devrions-nous dire qu’il est sa maladie et qu’il nous donne à la guérison ? Certes, le remède est bien en nous, tout comme La Réalité suprême. Nous sommes au centre de L’Océan intérieur et en Lui, il n’est aucun remous. Même l’observation se concentre en notre Devenir, puisque l’illusion manifeste d’un monde cloisonné, d’un monde compulsif, proche de la démence nous est totalement devenu étranger. Oh ! bien sûr, nous y sommes, mais nous y sommes à partir d’un Centre. Était-ce le dernier soubresaut d’une âme qui se libérait des griffes d’un puissant sortilège ? Où bien était-ce le bout du monde qui se devait se montrer, faisant apparaître enfin la jetée vers l’autre rive ? Ce n’est pas nous qui quittons ce monde, c’est lui qui se quitte en nous. Si un jour, nous avions vécu une certaine crainte, c’est celle-là même qu’il n’y ait rien autre que ce monde limité. Les questions pleuvent au moment de l’adolescence avec la force de leur virginité. C’est parce que nous sommes dans la lenteur depuis notre enfance que ce monde n’a jamais pu venir se loger en nous avec l’idéologie courante et dictatoriale du cycle actuel. D’où que venait cette idéologie, elle ne parvenait pas à nous atteindre. Dans les presciences de notre être, nous reconnaissions le faux. Le faux est ce qui ne provient pas de L’Origine mais qui procède des dérives humaines, lors que leurs dérives se voudraient s’imposer comme des vérités absolues, ne tenant compte aucunement des perceptions supra-humaines, allant jusqu’à les taxer, de façon absurde, de perceptions liées à une aliénation extra-terrestre. Lors, c’est définitivement avouer sa méconnaissance de la réalité spirituelle et transcendante. Nous n’y reviendrons plus, tant cette absurdité ne mérite nullement notre attention. Nous avons évoqué cela uniquement pour éclairer certains êtres vulnérables qui seraient troublés par ces confusions que l’on sème à dessein dans le but de détourner l’homme de sa nature initiale. Mais ne sera trompé que celui qui est de nature à être trompé. Nous le savons aujourd’hui et n’en faisons plus aucun état d’âme. Il est une Sagesse et un Secret dans ce que l’on appelle Ordre Divin (MASHIA). Celui qui le découvre est délivré de toutes les perplexités liées à ce monde, à l’idéologie faussement humaniste. Que les gens croient ou ne croient pas, que leur âme parle ou reste muette, qu’elle soit sourde ou non, qu’elle soit les gestes de sa lumière ou de ses ténèbres, cela n’a plus aucune espèce d’incidence. Les temps s’essoufflent de par la dérive des uns et des autres, mais les temps sont victorieux de cette étrange équation qui est Ténèbres et Lumière. Nous en sommes persuadée. Nous laissons ce monde à ceux qui veulent le porter. Qu’ils le portent donc, mais en vérité, ils sont bien ignorants. S’ils savaient !

L’Arbre spirituel

Nous avons pressenti que ce monde défilait semblable à un langage qui nous conduisait à la Porte de La Remontée. Cette Porte avait deux faces, l’une miséricordieuse et l’autre infernale, et celui qui traverse ce monde pour aller de l’autre côté ne le sait pas vraiment. Quand Cela a-t-il commencé ? Sans doute depuis la naissance qui nous frappe de sa toute réalité, qui emplit nos poumons d’air, lors que nous avions été submergée par les eaux primordiales, plénitude de La Matrice Matricielle, lieu du rappel de l’Origine. Plus le Souvenir remonte à La Source et plus La Source nous est dévoilée. L’Océan a vocation de retourner à L’Océan. Or, celui-ci est puissant et obéit à sa nature intrinsèque. Si certains sont sur le chemin, d’autres ont définitivement brisé les liens avec le Rêve. Parvenu à L’Océan, un des grands Maîtres* nous dit : ou bien tu le regardes ou bien tu plonges dedans. Dois-je dire, et sans prétention, que parfois, l’on naît dans le grand Océan et il est vain de Le tromper. Un autre grand Maître* dit : tu connais le véritable cheminant quand il n’a pas peur de tout perdre. L’Océan a sa Loi. Il a sa propre dimension, sa sphère vibratoire, son intensité de présence, sa violence et sa douceur. Cet Océan intérieur possède effectivement deux aspects : l’un destructeur et l’autre unificateur. Lire la suite