La Roue des Anges – Les Anges Compagnons

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Toile de George Hillyard Swinstead (1860-1926), The Angel’s Message

 

Les Anges-compagnons 
Keroubim (Les Semblables à des enfants) 
 
Ce Chœur régit la sphère de Yésod (la Lune). L’Archange régent est Gabriel.
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Les Anges représentent la Hiérarchie la plus proche de l’homme. La Tradition les fait agir en collaboration avec les Trônes et leur donne pour fonction de choisir des parents pour le futur incarné. Ce sont ces entités qui régissent les circonstances dans lesquelles l’âme en incarnation vivra. Leur fonction première est donc de guider l’homme dans toutes les étapes importantes de sa vie, sur le chemin de sa réalisation. Ils sont à la fois guides et thérapeutes. Les Anges contribuent à l’introspection de l’être afin de lui révéler ses ombres mais aussi ses qualités. Ils aident également à voir la vie à travers ses côtés positifs. Ils protègent le destin de l’individu et peuvent rendre invulnérable l’âme chargée d’une mission. Les anges sont les plus aptes à agir sur le plan matériel, par l’intermédiaire du plan éthérique. Ils président en outre à la vie et à la mort. Ils sont en relation avec les sens. Dans la catégorie des Anges, il existe de nombreux types avec des fonctions différentes. Les mieux connus sont communément nommés « les Anges gardiens ». Mais ils sont avant tout des anges-compagnons.

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Dialogue 16 – Ce que je ne sais pas

 

Il n’est pas de plus grand ennemi que soi-même.
Ce que nous sommes à nier en cette vie est la part que nous nions en nous-même.
Ce que nous refusons à notre conscience, est une porte que nous fermons.
Tout ce qui est à éclairer notre être et qui nous parvient est une offrande qui se décline en une invitation.
Es-tu en cet instant à recevoir ?
Es-tu en cet instant à ouvrir les bras à ce qui s’offre à toi ?
Es-tu en cet instant en cette reconnaissance ?
Ô presque imperceptible frôlement qui murmure ton nom et te dit : viens, je suis là !
Lors que tes yeux s’éveillent à l’aube, serais-tu à les fermer ?
Dis-tu à ton corps, ne bouge pas ?
Te refuses-tu le mouvement de tes pas ?
Négliges-tu la faim qui t’assaille ?
Te refuses-tu de te désaltérer ?
C’est ainsi que L’Âme se cherche à naître en toi en Sa Pleine Conscience.
Pourtant, tu la chasses d’un revers de main, et tu continues à coloniser ton corps de tes illusions.
Ta vie n’est plus la vie.
C’est là que tu meurs.
C’est là que tu atrophies ton être.
Mais, tu ne le sais pas.
Penses-tu que tu fais montre d’intelligence en te détournant ?
Penses-tu qu’ainsi tu es à savoir ?
Que n’as-tu vu La Vie en toi !
Oh que n’as-tu vu cette Seule Vie qui est Toi !
Sais-tu marcher encore ?
Sais-tu penser ?
Qui agit en toi ?
Cette mécanicité qui imite la vie et qui n’en a plus le goût ?
Sais-tu ce qu’est suivre les pas d’un autre, ou bien de suivre tes propres pas ?
Sais-tu encore respirer ?
Sais-tu vraiment regarder ?
Et qu’es-tu donc à voir ?
Qu’es-tu donc à entendre ?
Qu’es-tu donc à toucher ?
Et qu’es-tu donc à exprimer ?
Il n’est pas de plus ignorant que celui qui dit : je sais.
Alors, il devra tout recommencer et apprendre qu’il ne sait pas.
Il devra comprendre qu’il n’a pas compris.
Penses-tu que pour recevoir, il ne faille pas se vider ?
Tant que tu ne parviendras pas devant Celui qui sait, tu seras en ta prétention !
Éprouves-tu les hontes de l’ignorance ?
Il n’est pas de plus grande ignorance que la prétention à la connaissance.
Comment recevoir si tu n’es pas vide de ton moi ?
Serais-tu à reconnaître ton Seigneur par ta limitation ?
Dieu est-il à ta mesure ?
Un jour viendra, et tu sauras que Lui seul est à savoir.
Lors que tu le sauras, alors tu sauras.
Comprends-bien.
Fais donc La Révérence et incline-toi !
Toi, qui ne sais plus ce que ce monde est, ni le comment du pourquoi !
Toi qui vis selon tes instincts et qui oublies les subtilités de la Voix intérieure.
Ecoute-là !
Ecoute-là donc !
Cesse ce bruit qui te tourmente !
Laisse passer les oiseaux et les nuages !
Ou bien, envole-toi !
Oh, envole-toi !
Il n’est pas de plus subtil langage et de plus grand étonnement !
Lors que tu t’étonneras, tu diras : Gloire à Toi !
Lors que tu seras face au Roi, tu diras : Tu es Celui qui sait ce que je ne sais pas !
Comprends-bien !

Dans le néant de mon être ( Mes écrits 2013 )

Dans le néant de mon être,
Dans ce qui n’était pas encore façonné,
Tu as donné une voix à celle qui T’appelle,
Dans le secret que Tu as voulu manifesté
Dans le mariage unique de la terre et du Ciel
Dans Ta seule Volonté de paraître

Tout a disparu même le limon
Est restée l’étourdissante Union
Scellée par un sceau triomphant
Le sceau d’un Trésor Éclatant

Magistrale Permanence, disparition Totale
Au Zénith du grand voyage
Aucun pèlerin n’est refoulé
Si ce n’est l’infortuné
Qui a abandonné son intention.
Tant que demeure la vie
Il n’existe aucune nuit
Les épreuves marquent la chute des illusions

Tant que cette voix m’appelle
Alors mon cri aussi retentit
Je LUI dis je ne suis je ne suis
Tu es Celui qui donne les ailes

Maître Originel
Dieu de mon enfance éternelle
Tu es revenu depuis cette Lumière
Qui est ma source, Ton Sanctuaire
L’enfant est né dans l’innocence
Il T’a connu loin des hommes et des voiles
Il T’a connu dans le moment présent sans Te chercher
Il T’a connu par delà les dogmes et les secrets
Il T’a connu de toute Vérité, dans le don entier
Il T’a connu comme Tu l’as comblé et comme Tu voulais
Aujourd’hui, après maintes périples, L’enfant revient
Dans une seconde naissance issue de Tes Mains
Béni soit ce Jour qui Te voit
La morte sur la barque s’est laissée glisser
Du fond des entrailles de la matrice
Par les prières successives,
Par le chant puissant des Royaumes du sacrifice
Par les larmes venues des sources vives
Par le cœur qui se contracte entre la crainte et l’espoir
Par les paroles échangées dans le reflet du miroir
Par le Seul lien qui unit, Ton Amour
Tu me fais puiser dans cet Océan, Ton Discours
Je ne connais plus rien sauf ce centre qui est Tien
Et j’irai plus que le Pèlerin, le combattant par Ta Grâce
J’irai en m’anéantissant jusqu’au bout du Chemin
Et quand j’arriverai, libérée de tous les liens
Je serai à Toi à tout jamais, car tel est le Décret
Le chant ne s’épuisera pas, puisque c’est Ton Chant Aimé
Puisque c’est Toi qui as créé cette histoire, qui as tissé ce lien
Dans la multiplicité et dans les confins de l’Unicité.
Ce cœur même impur Te cherche au sein de Sa Misère
Les fils qui se tendent sont fait de Ta Lumière
Peu importe les ténèbres, seul le Feu incandescent des énergies premières
Est ce qui brûle et vient faire avancer les pas du marcheur
L’espoir réside encore plus loin, dans le Mystère
L’espoir est Ta Main tendue dans une offrande Généreuse
L’espoir dans la crainte est Ton Pouvoir
Par Toi, guéris cette âme malheureuse,
Par Toi, Le Créateur que j’aime
Si je ne T’aime pas assez, apprends-moi par Toi, le Doux, Le Compatissant,
Je ne suis pas, mais Tu es, alors dans la ronde qui est Toi, mène ta servante
Cet être vil, créée par une goutte et n’ayant rien de par elle même
Seigneur de la Mansuétude et de Tous les possibles
Appelle cette misérable créature à l’ombre de Ton Trône
Sauve-nous de ce monde illusoire et guide notre âme vers le chemin droit.

                                          Océan sans rivage

L’Ami de mon âme

L’Ami,

Il est des promenades qui sont des méditations que l’on respire.
Ce sont aussi des soupirs de douces perplexités.
La gravité du seul moment qui se visite en son secret.
Les tourbillons de L’Encens ont cet effet : l’Impalpable est aussi Le Désirable.
Pour qu’une âme éclose telle une Fleur en l’intime Jardin, il est un renoncement crucial.
La Joie est la promesse d’un sourire en cet au-delà.
N’est-il pas un pont que l’on est à traverser depuis ce monde-là ?
Un point a surgi depuis les sinuosités que l’on observe et depuis cette ligne verticale.
Il s’est alors fixé un Regard qui ne cesse de poursuivre sa seule préoccupation.
L’Ami.
Il est un Refuge qui est en ce plein effacement.
Il n’est ni oubli, ni indifférence.
Une âme a rencontré une autre âme, en cet insoupçonné vertige.
Elle se découvre en une Réalité qui n’est en aucune façon linéarité.
C’est le soudain de ce qui se donne depuis toujours et que l’on connaît.
L’on est à se dire : c’est Cela qui se cherche.
Un pas et puis un autre en cette promenade, et cette respiration est encore le sourire qui flotte au dessus des montagnes.
Cette âme m’a parlé.
Elle venait du fond des âges.
Elle a fixé son regard pénétrant, et n’a nullement hésité.
Elle a dit : pourquoi ne pas laisser jaillir cette Lumière qui est L’Origine de notre Marche?
Elle m’a pris les mains et m’a dit : « Ce n’est pas grave. Il faut avancer ! »
Cette âme m’enveloppe et cette même est à me rassurer comme sait le faire une mère.
Aussi m’a-t-elle confié son étonnant voyage.
Je l’ai écoutée avec une sorte de timidité.
Il me semblait l’avoir connue de toute éternité.
L’automne a son langage.
Souvent, à l’aurore, les limbes d’un autre monde semblent flotter sur les hautes cimes.
J’ai perçu les écumes soyeuses de leur tendre caresse.
Mes yeux sont l’otage de leur Inspir laiteux.
L’âme m’a émue si profondément que mes lèvres sont closes.
As-tu amplifié les vibrations de nos murmures amoureux ?
L’Ami, il est des rencontres qui nous plongent jusqu’aux abysses de nos corps éplorés.
Les larmes sont les lacs de notre êtreté.
Le chemin s’est promené sous nos pas.
L’Ami, c’est la nuit de mon enfance qui refait surface.
Ces appels en ma solitude.
Voici ce que m’a révélé cette âme : ici commence un périple qui ne jamais s’achève.
Alors, je l’ai regardée surprise.
Est-ce une perpétuité ?
Nous avons continué notre promenade.
Est-il un chemin qui se trouve et qui s’achève ?
Des oiseaux par milliers se sont envolés et les vagues de leurs ailes m’ont emportée très haut.
L’Âme leur a lancé en une joie émerveillée : qui êtes-vous ?
Avez-vous un nom ?
L’Âme a levé les bras au ciel et je l’ai regardée longtemps.
Elle souriait au vent.
Elle a de nouveau apostrophé les oiseaux : qui êtes-vous, pouvez-vous me le dire ?
C’est alors que j’ai perçu une réponse.
Tous en chœur, ces oiseaux étaient à lui faire Echo : nous sommes quarante mille saints et nous nous rassemblons pour un long voyage.
Je les ai vu emplir L’Arbre et devenir une Assemblée.
L’Ami, pour chaque chose, il est un langage.
Même la plus petite herbe est une Conscience.
En chaque regard que nous sommes à poser en ce délicat toucher de l’œil, nous sommes à Le retrouver.
L’Ami de mon âme, il est une seule Âme et je sais qu’elle est partout en cette multiplicité.
La vie est une promenade que le cœur aime à déployer.
L’Ami.
Sais-tu ce qu’est cette marche ?
Elle est cet instant furtif qui se féconde.
L’Âme a lancé aux oiseaux : quarante mille de vos corps sont une irradiance.
L’effleurement de chacun de vos becs en ce ciel est la conquête des Amants.

Dialogues – Le recueil d’Océan sans rivage


Peinture de Marianne Stockes (1855-1927)


Il me demanda : qu’as-tu à Me présenter ?
– Je n’ai rien.
Pourtant, Je t’ai tant donné. Que n’es-tu à me donner tout ce que Je t’ai donné ?
– Si je Te rends tout ce dont tu m’as fais don, je ne suis rien à Te donner. Tout ce dont Tu m’as fais présent est à Toi, de toutes les façons.
Pourquoi n’as-tu pas fait prospérer ce que Je t’ai donné, alors ?
– Je pensais le faire, et voici que sur le chemin, je me suis rendue compte que plus j’avançais, plus Tu étais à Tout m’enlever.

(Extrait de Ton Amour en Ton Amour, Naissance et connaissance)

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;;;;;;;;;;                     ;;;;;;;;;;;; .1 – Ton Amour en Ton Amour
.                                            .2 – Vassalité
..                                            3 – Un jour, je suis née sous Ton Regard
..                                            4 – La Conscience de Toi en Toi
..                                            5 – Je Te cherche
..                                            6 – Silence et Réalité
..                                            7 – Lumière sur Lumière
..                                            8 – Le Sage a dit
..                                            9 – Souverain de Toi
…………………………10 – Voyage de la Conscience
…………………………11 – Du Dedans
…………………………12 – Confidences d’un Coeur (1)
…………………………13 – Confidences d’un Coeur (2)
…………………………14 – Confidences d’un Coeur (3)
…………………………15 – Confidences d’un Coeur (4)

Vesprée

daniel-f-gerhartz2Peinture de Daniel F. Gerhartz

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Quand vient la vesprée, il me semble voir toujours,
Là-bas, en un Jardin, danser la Dame elfique.
Parfois, elle se prend à courir, ravie d’Amour,
Chantant le Ciel en cette prière chorégraphique.

La voici, assise sous un chêne, psalmodiant
Mille fois le même mantra ; et son corps, qui balance,
En devient presque éthérée, comme irradiant
Une lumière, que baigne le plus profond silence.

Elle marche, sous la voûte des allées arborées,
Et son pied qui titube, touche le sol à peine ;
Elle hume l’air, où mille senteurs se veulent odorées,

Puis, écoute bruisser les feuilles que caresse le vent.
Quand le soir fraîchit, elle revêt son châle en laine,
Et son sourire se veut dire encore : « Droit devant ! »

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Marc

Le pont

rakotzbrucke_allemagneRakotzbrücke (Saxe, Allemagne)

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Le pont qui joint les deux rives est aussi le lieu
De la rencontre, la promesse d’une convergence,
L’union des quintessences qui tissent un lien précieux
Et fécond, suivant les voies de l’intelligence

Qui est l’acte de mettre en relation
Les événements de l’apparente contingence,
D’en établir clairement les associations
Et même, d’en saisir la possible émergence.

Le pont ouvre un espace de neutralité ;
Il enjambe la profondeur et la surplombe,
S’offrant comme une base à la verticalité

Qui devient l’axe et le support d’une montée.
La vie est ce pont-là, du berceau à la tombe ;
C’est par l’intérieur que se fait la remontée.

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Marc

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Voir aussi sur Noblesse et Art de l’écu

wappen_amt_peitzBlason de Amt Peitz (Brandebourg, Allemagne)

Le signe du Sagittaire selon Johfra Bosschart

saggitaire2Peinture de Johfra Bosschart (1919-1998) artiste hollandais

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Le sagittaire, l’archer, est un signe positif, le dernier des trois signes de feu, donc feu en résolution.

Le soleil entre dans ce signe à la fin novembre, le mois du massacre, l’époque ou le monde animal entre en hibernation, dans le repos et la mort ; c’est aussi le temps ou la vie spirituelle interne atteint un sommet. La planète Jupiter gouverne ce signe.

Les expériences acquises ont été analysées dans le signe de la Vierge, équilibrées dans celui de la Balance et passées au crible (l’accessoire écarté du principal) sous le Scorpion. Sous le Sagittaire, le moi est projeté sur ce matériel et ensemble ils sont transformés en quelque chose d’entièrement nouveau ; la nouvelle image idéale de l’homme. Le natif de Sagittaire est, avant tout, un idéaliste qui vise de sa flèche une cible élevée. Il plonge dans les idées qu’il a acquises ce qui est représenté par le soleil couchant du zodiaque chinois, l’ancien symbole chinois pour ce signe (le zodiaque chinois moderne a un tigre qui fait référence à l’élément igné de ce signe).

Le moi et le non-moi sont rassemblés sous le Sagittaire pour constituer le moi total, résolvant de ce fait le dualisme du signe du Gémeaux. Les premiers fruits de la conscience prennent maintenant naissance. La devise du Sagittaire est une synthèse, l’image du centaure en est un bon exemple : l’homme-cheval. Le natif du Scorpion doit continuer à lutter avec l’animal dans sa nature (c’est Mars qui gouverne le Scorpion) mais ce conflit est harmonieusement résolu dans le natif du Sagittaire (c’est la générosité de Jupiter qui le gouverne). Ici, l’élément instinctif est logiquement lié au spirituel, il devient le véhicule, la monture. C’est pourquoi l’Église a christianisé la fête du Sagittaire du solstice d’hiver en proposant des saints à la place d’autres cavaliers païens : saint Nicolas et saint Martin. Ce sont aussi des saints caractérisés par leurs bonnes actions (encore Jupiter).

Le désir ardent qui pousse le natif du Sagittaire à réaliser l’unité de l’expérience paraît tout particulièrement dans son grand amour pour la nature, notamment pour les animaux et les chevaux puisqu’il est lui-même à moitié cheval. Le Sagittaire reste en contact avec ses origines et bien qu’il vise haut dans son idéa1isme, ses pieds demeurent fermement sur la Terre mère qui ne le désavouera jamais.

C’est la générosité de Jupiter qui l’inspire par-dessus tout. C’est la raison pour laquelle Jupiter, le dieu suprême qui trône dans les nuages, embrase les flèches de l’idéa1isme de son feu céleste, flèches que l’archer ne peut s’empêcher de tirer. C’est la générosité du même Jupiter (la planète Jupiter est associée à Hesed, la quatrième Séphira sur le pilier de droite, celui de la générosité) qui gouverne la croissance luxuriante du règne végétal. Ce pouvoir de Jupiter est dépeint sous la forme des dryades et des elfes qui inspirent les plantes tandis que les esprits aériens, les sylphes, portent les pouvoirs de Jupiter dans les airs sous la forme de nuées d’orage .

Le natif du Sagittaire progresse lorsqu’il oublie son corps d’étalon dans sa passion (parce que, comme Léonard de Vinci l’a dit, « la passion de l’esprit exclut la passion des sens ») et ce corps devient blanc et serein ; il devient celui d’une licorne, ancien symbole de chasteté. Il est le centaure mythologique Chiron, maître d’Asclépios, le dieu de la guérison, et d’un grand nombre de héros tels que Hercule, Jason et Achille.

Il devient aussi l’Ermite de la neuvième carte du Tarot qui, comme le sage errant, éclaire la voie des autres avec la lanterne de l’instruction. Le natif du Sagittaire devient la porte carrée de la caverne de la consécration et des Mystères, le carré de construction auquel on accède par quatre marches (4 étant le nombre de Jupiter).

Sur son bras, il porte comme trophée la peau du Bélier, la Toison d’or. Le premier signe de feu a finalement trouvé sa résolution dans le dernier signe de feu, le Sagittaire, le pouvoir du feu étant maintenant dirigé vers le non-moi au lieu du moi.

Les sceaux magiques sont les suivants :

Le signe symbolique du Sagittaire sur la porte. Au-dessus, au milieu de l’arbre semi-circulaire, c’est le signe astrologique de Jupiter ; à gauche de l’arche le signe de l’esprit planétaire Hismaël. A droite celui de l’intelligence planétaire Iophiel. En bas à gauche, en rouge sur un cartouche, dans le cadre, le sceau de l’esprit planétaire olympien Bethor. Au-dessous, en noir, le signe de Sachiel. En bas, dans l’angle droit, sur un cartouche, le propre sceau de Jupiter.

Mémoire parallèle 3 – Vieille cuisine

loren-entzPeinture de Loren Entz

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Le vrai centre du foyer a toujours été
La cuisine où régnait de céans la maîtresse
Des lieux et qui officiait hiver comme été
Devant l’âtre nourricier en vraie bûcheresse.

Petit garçon, je jouais souvent à côté
Du monstre de fer où tout l’an dansait la flamme ;
Parfois des craquements me faisaient sursauter,
Pensant qu’il se jouait là-dedans quelque drame.

Mais le plus souvent en sortaient de bonnes odeurs
De tartes aux fruits qui suivaient la marche saisonnière.
J’entends encore glouglouter la vieille cafetière

Et siffler la bouilloire. Me reviennent les senteurs
Oubliées, les mille petits bruits de mon enfance.
Je garde de ces temps lointains une claire souvenance.

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Marc

Histoire d’un frère et d’une sœur (2)

jenny-nystromIllustration de Jenny Nyström

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La Lumière a débordé des deux regards qui se rencontrent.
En ces yeux ruissellent les Soleils de L’Autre Monde.
En ce vis à vis, les rayons sont les joies profondes de l’innocence.

J’ai entendu les clapotis de la pluie qui dansaient sur les joues de ma sœur.
Elle a le sourire qui inonde les plaines de mes épanchements étourdis.
Le vent a fait valser les feuilles que l’on caresse et que l’on effeuille avec les doigts maladroits.
Je t’ai vu poser sur chaque nervure, ton souffle délicat et l’interrogé des arcs de tes yeux.
J’ai perçu tes pas contemplatifs sur les sentiers sauvages, que traversaient des lapins égarés.
Les brumes de l’automne matinal t’embrassait du léger frisson.
Ton capuchon en laine te grattait le front.
Tu as couru tant de fois et tu te retournais pour me sourire au vent.
Je sais que je suis ton frère qui te rencontre à l’Aube des firmaments.

J’ai trempé tant de fois les mains dans la glaise froide, et j’ai versé les flaques d’eau en ce pétrissage.
Je me suis assise sur le rocher et je t’ai attendu.
Mon frère.
Compagnon secret de mes incartades.
Je suivais les mouvements obliques et dansant des papillons bleus.
Au creux de la paume, je murmurais les ruisseaux de leur tendresse.
Ils étaient si subtils en leurs ailes de velours, et souvent, j’y sentais la soie de leur amour.
Les herbes faisaient glisser mes chaussettes.
J’ai longtemps observé les dentelles des champignons aux senteurs de la terre amoureuse.
Les châtaignes ont chauffé les mains glacées qui cherchaient à se réfugier dans les poches du manteau.
Au loin, les corbeaux croassaient et déchiraient le silence de la campagne.
Les champs se cachaient sous le manteau de neige.
Mon frère, je t’ai attendu en ce silence.
La Lune s’invitait sous notre regard ébahi.
Comment le ciel noir devenait l’invitation d’un Astre qui luit ?
Tu traînais mon pas sur le sentier du retour et je t’appelais doucement, puisque l’on sait que quelqu’un, là-bas, nous attend.
Je t’ai vu en cet interstice glisser allègrement les collines sur des luges de fortune.
Certains finissaient dans l’eau froide du ruisseau.
Alors, je riais pliée en deux car, combien de fois, ne m’étais-je pas aussi trouvée au fond de l’eau ?
C’est un bain chaud qui nous accueillait à la maison.
N’ai-je pas attrapé un jour, une grosse fièvre après avoir joué dans la neige, sans pouvoir, ni vouloir m’arrêter ?
Bonnet, écharpe et manteau étaient trempés.
Comme était bon le lit, ces jours brûlants d’insomnie !
Comme j’aurais aimé ne jamais plus me réveiller de cet état duveteux.

Tes longs cheveux au vent sont une invitation au voyage incessant.
J’ai pris refuge sous la tente du chaman et me suis laissée grisée par le vol de L’Aigle Puissant.
En volutes éternelles, L’Azur est devenu Le royaume des ailes qui épousent Le Ciel.
Sur les dunes océaniques, le Souffle s’est exacerbé des prières, et toutes les incantations sont devenues Réalité.
Près d’un Rocher bleu, les fleuves ont chanté les scintillements de L’Oraison Céleste.
Depuis les envolées qu’un cheval auguste a permis en L’Ailleurs mélodieux, les mains ont embrassé les nuages qui fuyaient.
La Rose sauvage nous a appelés et nous a offert une Roseraie que seuls les enfants qui gambadent en déchirant leurs vêtements peuvent approcher.
J’ai souri aux gazouillis des oiseaux, et je me suis laissée à voler sur leur dos.
J’ai peint de mon regard leurs ailes.

Aujourd’hui, mon frère, c’est toi qui me cherches.
Je suis sur ce rocher peuplé de mondes féeriques qui se visitent en ces yeux troublés par les larmes de notre absence.
En cette prairie, ne m’oublie pas.
Les voûtes des arbres cérémonieux ont cette révérence que le temps est à magnifier en ce regard des jeux d’antan.

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Océan sans rivage

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Voir aussi sur Noblesse et Art de l’écu

oedheim-copyBlason de Oedheim (Bade-Wurtemberg, Allemagne)