Les organes sensoriels (2)

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La disjonction mentale est notable. Le déversement d’informations, quel qu’il soit en sa disparité est de nature à semer la confusion. Une ligne droite est assurément la seule méthode actuelle qui nous permette de ne pas être entraînés par les mouvements incessants propre à ce monde, quand même nous ne serions pas à pouvoir nous écarter totalement de cette incessante dynamique. Que cette dynamique soit perçue de façon positive ou négative n’y change rien. Plus l’on se resserre en l’étroit passage, et plus l’on est à comprendre les conseils des Sages. L’éparpillement procède d’une incapacité à se concentrer, à se centrer en Soi. N’échappe au mouvement incessant et à l’éparpillement que celui qui apprend à se poser et à se centrer. Il ne sert à rien de donner des directives mentales. Le plus important est de réactiver en nous les points névralgiques de notre réalité humaine et Adamique. Nous ne pouvons revenir à cet état qu’en remontant sur l’échelle qui nous donne à notre Adam-Ève. L’homme véritable ne s’éparpille pas. Il choisit une orientation et s’en contente. Sous prétexte de nous unir, nous sommes à confondre unité et conformité. La lutte des temps à venir correspond à la nécessité de résister face à cette uniformisation. Pour cela, il faut revenir aux fondamentaux. Autrement, le risque de nous voir sombrer dans un délire psychotique est grand.

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L’infra-monde et l’illusion d’iblis (suite)

Il est clair, que plus nous serons à nous éloigner de tous les moyens nous permettant d’activer notre Corps-Arche, plus nous serons dans les limbes confusionnelles et incohérentes, et moins nous serons à même de pouvoir discerner ces confusions ambiantes. Il est capital aujourd’hui de s’en tenir à une seule direction, à un seul point d’itinérance. Nous n’avons que faire des soulèvements que cela peut occasionner, car la lumière dérange les ténèbres et je dirais même plus, qu’elle favorise son émergence. Plus La Lumière sera à se rapprocher de notre champ vibratoire, et plus les ténèbres seront à apparaître sous les formes les plus convulsives. Telle est la réalité de la disjonction. Telle est la situation qui s’opéra depuis bien longtemps déjà et qui mit les êtres humains en danger. L’inversion est à donner ses effets depuis des siècles et des siècles et quand quelques cas isolés venaient à rappeler l’humanité à son origine, sous quelle que forme que ce soit, cela était perçu comme une intrusion qui se venait déranger les passions et les croyances. Quand les pôles furent inversés, le monde bascula entraînant avec lui les éléments disparates, ainsi que les souches atrophiées des sphères inférieures. Par un effet de miséricorde, lié à la condition sine qua none de cette Réalité matricielle, les infras-mondes étaient non seulement occultés, mais ne possédaient pas vraiment les moyens subtils pour envahir et asservir l’humanité. Le fait de s’être presque irrémédiablement éloigné des pratiques et des rites, ainsi que de la reliance avec L’Origine, a entraîné le monde à la déperdition de son invincibilité. Des êtres plus fragiles en leur émotivité, en leur récit événementiel, en leur prétention, ont offert à ces infra-mondes l’opportunité d’une faille, une faille allant en s’agrandissant de plus en plus. Si nous considérons la Réalité Adamique comme étant Le Corps de Base, Le Prototype essentiel de l’humanité qui lui permettrait d’accéder atemporellement à Sa Vérité, ainsi qu’à son Devenir, nous comprenons que La Base des pieds Adamique correspond au niveau le plus inférieur de sa représentation, que les infra-mondes correspondent à ce qui peut agir par en-dessous et s’infiltrer. N’est-on pas ainsi à considérer que le fameux talon d’Achille est notre propre talon et que cette histoire représente bel et bien notre faille ?

A suivre…

Méditation (18)

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Tout ce qui se fait en état de présence lors d’une pratique religieuse amène à vivre la Vie en L’Esprit. Tout ce qui se fait en état de présence dans la vie ordinaire amène à entrer dans La Vie en L’Esprit. La Vie en L’Esprit éclaire chacune de nos perceptions et chaque perception est une unité dans un Corps d’Unité. Le reste est une sorte de balbutiement quand il n’est pas erreur d’intention.

Les organes sensoriels (1)

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Chaque fois que le vent a désiré rencontré le ciel, il a trouvé dans les niches où reposaient les branches d’un arbre, le rafraîchissement du soleil. Il a connu le perceptible et les dilatations de l’Intelligible en cette Vision que l’interprète donne clairement sans qu’il faille repousser aucune étape et le corps est Son Écrin, tandis que Le Trésor n’est donné qu’à Lui-même.

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Il est une perception globale, unitive et aussi une perception que l’on distingue par son caractère singulier mais qui ouvre aussitôt à d’autres perceptions. Nous pourrions dire, que chacun de nous possède exactement les sens qu’il faut pour vivre en ce monde. N’est-ce pas inouï ? Nous sommes une oeuvre parfaite. Quand même nous ne serions pas à le reconnaître consciemment, tout notre Corps est un corps complet, un véritable Corps de mémoire, un Livre caché, un Livre qui ne demande qu’à être ouvert et lu. Je sais parfaitement que nous ne sommes pas tous, ici et maintenant, à le saisir, mais nous sommes tout de même cette Réalité tant que nous ne L’avons pas refusée. C’est Cela qui procure la Joie, une Joie en pluies célestielles répandues de parfum.

La première lecture réside dans la perception immédiate des formes substantielles. Malgré tout, cette lecture n’est pas la même en fonction de notre appréhension du monde. Ceci relève du domaine de la sensibilité et de la conscience. Pourtant, nous ne pouvons isoler cette perception du champ plus large à laquelle elle nous renvoie. Ne pas être à relier ces champs de perceptions n’induit pas que cela n’est pas. Cela révèle uniquement que Le Corps-Conscience n’a pas vu s’ouvrir en lui ces possibilités.

Les organes subtils de notre perception se développent simultanément avec le polissage du cœur. Si ce dernier n’est pas ouvert, ni traversé par les fulgurances, il ne peut entrer en ce que l’on nomme la Contemplation et Le Témoignage du Témoignage. Il voit comme dans une surface plane. Le fait que ce monde use de stratégies pour pallier à cette solidification nous donne aujourd’hui aux écrans de toutes sortes et même aux divers moyens de communication qui, au lieu de donner du relief à la vie, sont en vérité à l’anéantir. 

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L’infra-monde et l’illusion d’iblis

Le Corps subtil est en ce corps-matière. Le fait de Le renier est à révéler les influences infra-humaines qui rappellent que iblis, celui que l’on appelle aussi plus communément ange déchu, atrophié qu’il est et privé du même coup des perceptions de la réalité subtile, ne peut voir en l’homme cette singularité Ruhanniya, qui relève de L’Essence et de L’Insuffle Divin dans Le Corps-matière. Il ne voit pas non plus La Réalité traduite en subtiles préhensions, c’est-à-dire qu’il ne voit pas Son Souverain. Il ne peut donc sacrifier la part grossière de lui-même, c’est-à-dire sa propre illusion, car il se considère comme abouti, du fait même de cette Réalité prodigieuse qui est Son Origine, comme il ne peut céder à l’ordre Divin qui est celui de se prosterner devant la perfection Adamique, celle-ci lui révélant comme par défaut, une autre Réalité qui lui semble remettre en cause sa singularité propre. En cela, s’arrêter à l’étape de la réalité d’iblis est gage de séparation et de condamnation à l’état illusoire. En ce non-espace-temps, en cette atemporalité de Lecture, nous pouvons comprendre que iblis est la parabole vivante du refus devant l’évolution et Le Devenir Adamique en Son Retournement en La Conscience Divine. Iblis représente cette part en nous irrésolument farouche et hostile devant Le Devenir Adamique. Nous comprenons ainsi combien notre époque est sous cette influence depuis des centaines d’années et des centaines d’années et la vérité est que iblis cherche à maintenir l’illusion coûte que coûte et à empêcher les hommes d’entrer en leur processus conscient de Retour. C’est ainsi que tous ceux qui se cristallisent en cette non-acceptation se condamnent eux-mêmes à errer dans les mondes infernaux. Ceci est en nous. Ceci fait partie du processus de l’apprentissage. Mais ceci fait aussi partie des réalités de la déviance, celles qui désirent figer définitivement la vision duelle de l’homme et assombrir son Destin. Mais dans le fond, n’est-ce pas une forme d’auto-consentement, sorte de jugement, choix délibéré de la part de ceux qui désirent demeurer ainsi dans ces infra-mondes ? Nous ne pouvons rien devant ce choix. Il leur incombe de l’assumer totalement.

Intelligenti pauca

Parc-avec-porte-en-plastique

Je me dis : « Qui suis-je pour juger mon prochain ?
Que sais-je de sa réalité intrinsèque ?
Serais-je à voir la pluie là où il n’est que crachin ?
Et en l’autre, au lieu d’un humain, un métèque ? »

Juger, c’est se comparer, et se comparer,
C’est se placer en une stratégie de défense. *
Prendre en otage est le fait du désemparé
Qui, faute d’introspection, pratique l’ingérence.

« Si l’herbe est plus verte ailleurs et l’eau plus humide,
Inversement, l’autre est plus fautif que moi.
Lors, n’étant qu’une victime, sur mon sort je larmoie ! »

Il ne faut pas plus que cela être lucide
Pour comprendre de ce monde le fonctionnement.
Nous sommes bien dans un parc à cubes, assurément !

Frère Eugène

5.1.3

Intelligenti pauca : « À ceux qui comprennent, peu de mots suffisent. »

* Quoique le latin comparare signifiait originellement « apparier », c’est-à-dire « placer auprès d’un pair ».

La grande parodie ou la spiritualité à rebours

(Bien que l’ayant déjà publié, je vous invite à relire de nouveau cet article éclairant. De fait, j’invite tous les lecteurs à lire ce livre qui est d’actualité.) 

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Par tout ce que nous avons déjà dit, il est facile de se rendre compte que la constitution de la « contre-tradition » et son triomphe apparent et momentané seront proprement le règne de ce que nous avons appelé la « spiritualité à rebours » qui, naturellement, n’est qu’une parodie de la spiritualité, qu’elle imite pour ainsi dire en sens inverse, de sorte qu’elle paraît en être le contraire même; nous disons seulement qu’elle le paraît, et non pas qu’elle l’est réellement car, quelles que puissent être ses prétentions, il n’y a ici ni symétrie ni équivalence possible. Il importe d’insister sur ce point car beaucoup, se laissant tromper par les apparences, s’imaginent qu’il y a dans le monde comme deux principes opposés se disputant la suprématie, conception erronée qui est, au fond, la même chose que celle qui, en langage théologique, met Satan au même niveau que Dieu, et que, à tort ou à raison, on attribue communément aux Manichéens; il y a certes actuellement bien des gens qui sont, en ce sens, « manichéens » sans s’en douter, et c’est là encore l’effet d’une « suggestion » des plus pernicieuses. Cette conception, en effet, revient à affirmer une dualité principielle radicalement irréductible ou, en d’autres termes, à nier l’Unité suprême qui est au delà de toutes les oppositions et de tous les antagonismes ; qu’une telle négation soit le fait des adhérents de la « contre-initiation », il n’y a pas lieu de s’en étonner, et elle peut même être sincère de leur part puisque le domaine métaphysique leur est complètement fermé ; qu’il soit nécessaire pour eux de répandre et d’imposer cette conception, c’est encore plus évident, car c’est seulement par là qu’ils peuvent réussir à se faire prendre pour ce qu’ils ne sont pas et ne peuvent pas être réellement, c’est-à-dire pour les représentants de quelque chose qui pourrait être mis en parallèle avec la spiritualité et même l’emporter finalement sur elle. Lire la suite

Convergence : אב

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Mon cœur est devenu capable
D’accueillir toute forme.
Il est pâturage pour gazelles
Et abbaye pour moines !

Il est un temple pour idoles
Et la Ka’ba pour qui en fait le tour,
Il est les tables de la Thora
Et aussi les feuillets du Coran !

La religion que je professe
Est celle de l’Amour.
Partout où ses montures se tournent
L’amour est ma religion et ma foi.

Ibn ‘Arabî, Turjumân al-ashwâq.

Il y a quelques années, le rabbin Josy Eisenberg, d’heureuse mémoire, et le mathématicien (également rabbin) Adin Steinsaltz ont coécrit un ouvrage intitulé « l’alphabet sacré ».
A propos de la relation entre aleph et beth qui ont pour nombre respectif 1 et 2 (comme les lettres correspondantes de l’alphabet arabe), Adin Steinsaltz explique :
Il y a un abîme entre 1 et 2, outre le fait que 2 n’existerait pas s’il n’y avait avant tout le 1. 1 est premier, il existe par soi-même. Mais il a quelque chose de stérile : il n’engendre pas ! (L’alphabet sacré, éditions Fayard, p. 35)

De même que le poème d’Ibn Arabi cité en exergue prouve la convergence des traditions qui toutes expriment la Vérité Une, parfois, au détour d’un livre, une phrase, un mot nous dévoilent que la diversité des chemins n’a d’autre but que de rassembler l’humanité.

Qu’on en juge par ce que nous  dit Dieu dans la sourate 112, al ikhlas :

قُلْ هُوَ للَّهُأَحَدٌ
ٱللَّهُ ٱلصَّمَدُ
لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ
وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ كُفُوًا أَحَدٌۢ

Dis : Il est un Dieu Un !
Dieu vers lequel tous se dirigent !
Il n’engendre pas et n’est pas engendré
Et il n’a aucun égal !

Jean D’Armelin

Alpha et Omega

Dazhdbog by Andrey ShishkinPeinture de Andrey Shishkin (artiste russe, 1960)

Peu importe par quelle approche l’on prend les choses
Dès lors que l’on va au tréfonds de la question,
Car il n’est pas à l’Univers trente-six mille causes.
Souvent, la raison, enfermée en son bastion,

N’appréhende le Réel qu’à travers la Matière,
Pensant que tout se doit et se peut formuler,
Quitte à patiner une existence tout entière,
En une logique en vérité inoculée

Dans les matrices de la tradition scolastique,
Elle-même héritière de l’école éléatique.
Faute d’avoir su dépasser les connotations,

L’on écarte d’emblée l’idée d’une Origine
Qui serait l’Oeuvre pensée d’une Conscience Divine,
Même, qui indispose à sa seule évocation !

* * *

Ce qui est au Commencement est à la Fin ;
Les Ténèbres seront vaincues par la Lumière.
Depuis le point le plus infime jusqu’aux confins
De l’Univers, il est à tout une Cause Première

Qui insuffle en chaque chose son sens destinal.
Peu importe le Temps, peu importe l’Espace,
L’Infinitude est en l’infinitésimal
Autant qu’en l’immensité, et l’instant fugace

Est de même aussi vaste que l’Éternité.
Le Permanent est au cœur de l’impermanence ;
L’Absolu pénètre la relativité

Et le point Alpha est partout un fait constant ;
Le Réel n’est pas un état de rémanence ;
Tout advient et s’accomplit tout autant.

* * *

Vivre, c’est régler son regard.
L’ajuster à l’instant qui s’offre.
Il faut le laisser faire.
L’œil est intelligent par lui-même.
Ce sont nos pensées qui le brouillent.
Nos attentes surtout.
Nos manques.
Nos vides.
Et puis cette obsession de soi-même.
Le-midi-à-quatorze-heures.
Ajoutons-lui un déterminant.
Dont nous savons qu’il est déterminant :
Soi-le-Même.
Tout est là, déjà.
Dès l’Origine.
La Fin n’est jamais autre.
Mais il faut du temps.

Frère Eugène

5.1.3

Genèse d’une Rupture : l’école

Vladimir Muhin D D D D D D C D D D C D D D D D Tutt Art

Ce monde est peuplé d’incohérences, et tout le monde a pris l’habitude de cette confusion générale, comme une vérité monumentale, s’y installant avec une sorte de consentement tacite, une soumission déplorable, pire que cela, un esclavage pour le moins déroutant. Dans le fond, on s’interroge sur les fondements d’une pareille soumission, alors, que l’humanité s’évertue en permanence à faire tout pour ne plus comprendre, il est une sorte de retour pour le moins ironique et même, je dirai avec beaucoup de tristesse, cruel. Un jour, j’ai écrit que l’on reprochait à Dieu ce qui nous trouble et nous insupporte. Nous (ce nous est purement rhétorique car, je ne m’y associe d’aucune façon) sommes à imiter quelqu’un qu’on ne connaît pas, et l’on reproduit à la chaîne, comme à l’usine, ses idées sans même se demander ce qu’elles sont en vérité. Vous-êtes vous posés la question de savoir qui pouvait bien être au bout de la chaîne pour lui vouer une telle vénération ? Qui fuyez-vous et qui vénérez-vous ? Quand j’allais à l’école, tout en veillant consciencieusement à apprendre, je regardais longtemps autour de moi, et même notre institutrice, cette supposée adulte que je respectais infiniment sans conteste, mais je me demandais comment l’on pouvait à ce point nous enseigner certaines inepties en nous les donnant comme des vérités assermentées et dont on ne pouvait jamais remettre en cause l’authenticité. J’ai pourtant aimé l’école, comme le lieu fiable de la transmission. Néanmoins, l’on déchante assez vite. Je me demandais : quel était donc ce dieu à qui l’on donnait tout sans discuter, sans même oser s’y opposer ? Pourquoi opposait-on ce dieu-là au Dieu ? Parfois, j’éprouvais une telle compassion, que je me mettais à pleurer en silence dans la cour. Cette absurdité était aussi rigide qu’un mur en plomb. Quelque chose en moi savait que cela ne pouvait être. Que tout cela était même pitoyable. Tout le monde approuvait. Tout le monde y allait de son cachet faisant foi. Je m’y refusais absolument. Mes antennes intérieures me parlaient et je les écoutais. Cela passait souvent par l’odorat. On peut détecter le faux à travers ce sens de façon plutôt assez surprenante au demeurant. L’odeur de la supercherie est insupportable. Mais pour sentir, il faut se laisser « sentir », se respirer, longtemps. L’école m’a donné le premier temps de respiration, et cela même à son insu. Il faut dire que la Nature est forte, puissante. Elle ne nous trompe pas. Elle nous rattrape. Le formatage ne passe pas.

Les méfaits de la psychanalyse

Si de la philosophie nous passons à la psychologie, nous constatons que les mêmes tendances y apparaissent, dans les écoles les plus récentes, sous un aspect bien plus dangereux encore, car, au lieu de ne se traduire que par de simples vues théoriques, elles y trouvent une application pratique d’un caractère fort inquiétant ; les plus « représentatives » de ces méthodes nouvelles, au point de vue où nous nous plaçons, sont celles qu’on connaît sous la désignation générale de « psychanalyse ». Il est d’ailleurs à remarquer que, par une étrange incohérence, ce maniement d’éléments qui appartiennent incontestablement à l’ordre subtil continue cependant à s’accompagner, chez beaucoup de psychologues, d’une attitude matérialiste, due sans doute à leur éducation antérieure, et aussi à l’ignorance où ils sont de la véritable nature de ces éléments qu’ils mettent en jeu 1 ; un des caractères les plus singuliers de la science moderne n’est-il pas de ne jamais savoir exactement à quoi elle a affaire en réalité, même quand il s’agit simplement des forces du domaine corporel ? Il va de soi, d’ailleurs, qu’une certaine « psychologie de laboratoire », aboutissement du processus de limitation et de matérialisation dans lequel la psychologie « philosophico-littéraire » de l’enseignement universitaire ne représentait qu’un stade moins avancé, et qui n’est plus réellement qu’une sorte de branche accessoire de la physiologie, coexiste toujours avec les théories et les méthodes nouvelles ; et c’est à celle-là que s’applique ce que nous avons dit précédemment des tentatives faites pour réduire la psychologie elle-même à une science quantitative.
Il y a certainement bien plus qu’une simple question de vocabulaire dans le fait, très significatif en lui-même, que la psychologie actuelle n’envisage jamais que le «subconscient», et non le « superconscient » qui devrait logiquement en être le corrélatif; c’est bien là, à n’en pas douter, l’expression d’une extension qui s’opère uniquement par le bas, c’est-à-dire du côté qui correspond, ici dans l’être humain comme ailleurs dans le milieu cosmique, aux « fissures » par lesquelles pénètrent les influences les plus « maléfiques » du monde subtil, nous pourrions même dire celles


1 Le cas de Freud lui-même, le fondateur de la « psychanalyse », est tout à fait typique à ce point de vue, car il n’a jamais cessé de se proclamer matérialiste. – Une remarque en passant : pourquoi les principaux représentants des tendances nouvelles, comme Einstein en physique, Bergson en philosophie, Freud en psychologie, et bien d’autres encore de moindre importance, sont-ils à peu près tous d’origine juive, sinon parce qu’il y a là quelque chose qui correspond exactement au côté « maléfique » et dissolvant du nomadisme dévié, lequel prédomine inévitablement chez les Juifs détachés de leur tradition ?


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