Transcendance

 

La Beauté de la puissance vibratoire est une réalité que certains peuvent apprécier, indépendamment de leur ralliement ou non à un cadre dit spirituel. Car Le Vivant est Magie du Logos. Tout être peut en goûter les effets, même à son insu, car Le Vivant est de nature à envelopper tous les êtres, puisque tous les êtres viennent du Vivant, et vivent, même mécaniquement, par ce Vivant. Que cela soit perçu lors d’une fulgurance intermittente et spontanée, ou par un quelconque effet lié à une pratique assidue, cette Présence est de même nature, mais ne sera pas à donner les mêmes informations, ni à se réaliser de la même manière, puisque c’est le prisme de notre être qui révélera notre être-manifesté selon les singularités propres à celui-ci. Nous sommes ce corps-vibratoire-résonance et de fait, nous ne pouvons échapper à cette Réalité, quand même serions-nous à le croire. Ce qui nous semble étranger et éloigné à nous-mêmes est en réalité si proche que nous ne le percevons plus. Ainsi, tout ce qui s’élève a vocation de descendre, car ce qui s’élève rejoint la dimension de La Descente, sans quoi la spiritualité ne vibre plus et ne peut se prétendre Transcendance. Lors de La Descente, en cet Accueil qui est Coupe, la Reliance permet de recevoir Le Flux vibratoire et donc ainsi d’accéder au Réel. Ici, nous sommes dans le Rêve, laboratoire éminent, tandis que ceux qui vivent L’Eveil se rendent compte et du Rêve et des Rêves successifs qui les traversent comme autant de possibilités pour accéder à La Connaissance. Lire la suite

Le règne de l’ignorance

DONum: L'Apocalypse. La bête qui monte de la mer XIII, 1-4 et la ...

La connaissance de L’Homme amène inévitablement à La Connaissance de La Création, et donc, de fait, à La Connaissance du Créateur. Si effectivement, tout est en nous, comme aiment à le répandre certains courants spiritualistes, nous ne pouvons raisonnablement méconnaître les magnifiques clés qui nous ont été léguées depuis L’Aube des Temps afin de réactualiser notre être profond et le redonner par la même, aux moyens personnels qui le mènent enfin à la réalisation de Lui en Lui. Ne pas saisir Le Merveilleux de ces messages puissants, emprunts d’une Sagesse indéniable est malheureusement le signe de la dégénérescence humaine. La période actuelle intensifie de plus en plus cette visible dégénérescence. Il nous faudrait insister avec cette gravité, lourde gravité à laquelle nous ne pouvons échapper, sur l’aspect indubitablement révélateur de cette solidification du mental, incapable de décrypter les signes et le langage des Anciens. Il est vrai que l’homme cherche à fuir les souffrances, les remises en cause (c’est-à-dire son introspection), et à comprendre les réalités quintessenciées de son être. Non seulement, il fuit ces souffrances (car il pressent qu’il devra passer par le four alchimique de sa transformation), mais il tente aussi désespérément de se fuir lui-même. Prenant conscience de la distance qui le sépare de sa réalité essentielle, il va déployer, avec une frénésie quasi démentielle, une stratégie qui consiste, outre le fait qu’elle le prive des données de sa réalité, à le mener inévitablement à son auto-destruction.  Les subterfuges, les analyses hallucinatoires, procédant d’une sorte d’hystérie collective, sont autant de stratégies visant à se déresponsabiliser, mais aussi à se nier, car l’homme veut âprement entrer dans la néantitude de sa négation. Il s’y acharne avec la terrible méconnaissance de ce que cela implique. Toute Conscience est inaltérable et vouloir s’anéantir dans le néant avec cette conscience immutable c’est vivre le choc d’une pulvérisation, d’une désintégration consciemment exponentielle et qui deviendrait L’Enfer infernal.  C’est cela que La Religion primordiale nous rappelle. Méconnaître La Sagesse Traditionnelle, méconnaître les Relais Relayeurs des Religions, les niant par ignorance, alléguant leur inefficacité sous prétexte qu’elles ont manifesté des violences rédhibitoires par le passé, ou présentement, est avant tout signe de mauvaise foi. Nous dénonçons haut et fort ces raccourcis qui ne sauraient donner à l’homme La Réalité de L’Unicité à laquelle il est destiné. Cette méconnaissance de L’UN est de fait à nous dévoiler la supercherie de tous ces courants qui prétendument se voudraient faire l’apologie de L’Un sans en avoir saisi le sens essentiel, ni saisi ni de près ni de loin La Réalité-Une. Car seule La Réalité-Une donne accès au Logos primordial ainsi qu’à La Connaissance Originelle. Si tout est en nous, il est vain de déclarer que nous avons été parasités par des extra-terrestres, ou par des aliens. Les seuls aliens que je connaisse sont les hommes eux-mêmes. Leur ignorance est leur alien par excellence. Oser remettre en cause toute La Sagesse ancestrale c’est se remettre en cause dans les principes fondateurs de notre cycle actuel ; c’est entrer dans la contre-initiation, et donc adhérer, sans nul doute, à la doctrine de l’antéchrist. Tel est l’imminent danger de destruction qui se profile. Telle est le règne de L’ignorance qui se concrétise. Les hommes faibles et peu éveillés tomberont dans la plus grande des confusions de tous les temps. Mais tel est aussi les temps du Rassemblement.

Et Dieu est plus Savant.

La pensée du jour : Georges Bernanos

Georges-BernanosUn monde dominé par la Force est un monde abominable, mais le monde dominé par le Nombre est ignoble. La Force fait tôt ou tard surgir des révoltés, elle engendre l’esprit de Révolte, elle fait des héros et des Martyrs. La tyrannie abjecte du Nombre est une infection lente qui n’a jamais provoqué de fièvre. Le Nombre crée une société à son image, une société d’êtres non pas égaux, mais pareils, seulement reconnaissables à leurs empreintes digitales.

                        Georges Bernanos, La France contre les robots, 1944

Lire aussi

René Guénon – Le règne de la quantité et le signe des temps

 

L’Homme véritable

Si nous avions su lire en nous-mêmes, nous aurions découvert le Mystère de La Vie. Nous sommes La Cartographie de La Création, mais nous avons perdu notre Interprète. Nous balbutions aujourd’hui des réalités mentales et psychiques qui n’ont guère dépassé le stade élémentaire de la vue figée. Or, celui qui entre dans l’univers de Son Âme, voyage partout sans besoin d’aucun outil. Aucune technologie ne saurait nous mener à cette Réalité. Vous êtes Serrure et Clef, mais vous l’avez oublié.

L’Unicité d’Être (Wahdat al Wujud)

Peinture de John Singer Sargent (1856-1925)

 

Il n’est de réelle Présence qu’en L’Unicité d’Être. Celle-ci est, incontestablement, à donner en L’Ultimité, les réalités de L’Existence, c’est-à-dire : l’apparition dans L’Être, le Manifesté. Comme Sa Réalité l’indique, Elle est, non-pas inconstance, ni éparpillement, mais bien Absoluité du Rapport au Monde par Lui en Lui. Tout cheminant est sur une Voie droite. Il ne saurait être dans la dispersion. Tout, de façon unitive, le ramène à cette Réalité-Une. Lors de cette Un-Tension qui procède de L’Appel intérieur, lors de son consentement mutuel qui vient précisément de cette Conscience, Le Chemin s’empare de lui et élimine progressivement tout ce qui n’est plus Le Chemin. Car celui-ci est en parfaite concordance avec Sa Finalité. Il ne saurait être différent. La finalité est à La Ressemblance de La Voie et La Voie est à La Ressemblance de La Finalité, c’est à dire La Demeure. Il est par un effet de Réflexivité, de Ressemblance à l’image de Ce qui l’appelle en lui. Lui est Lui (Huwa Huwa). Il ne saurait être une autre finalité, quand même, certains individus sont malheureusement à vivre une souveraineté qui ne procède nullement de L’Unicité d’Être. Ce qui domine la plupart des individus, c’est-à-dire l’ego, n’en possède hélas, aucune des singularités spécifiques. L’Acte d’Être révèle sans possibilité de se tromper, la Souveraineté de L’Âme. Il est plus juste de dire que Dieu est Le Souverain de nos âmes que de dire je suis souverain de moi-même. L’Etat de Souveraineté souveraine nous donne à La Présence sans discontinuité, quand même L’Absence n’est plus ressentie comme Absence, mais plutôt comme une latence, alors que la présence à cette Latence, devient aussi présence. Quand le Souverain règne en Sa Souveraineté, il devient serviteur. Il est, du reste un grand secret concernant cet état de servitude. Les convenances liées à La Seigneurie, Celle-même qui nous enseigne les actes de la pure et noble chevalerie, nous retient de l’exprimer. Un être en L’Unicité d’Être est présent à tout moment et sait s’effacer, c’est-à-dire, renoncer à son droit d’être, pour devenir présent à son Altérité. Il entre dans la dimension de L’Acte d’Être. C’est pour cela que L’Autre est un autre lui-même, et c’est ainsi que le serviteur ne dissocie nullement Le Temps du moi du Temps du Soi. Alors, La Présence est unitive. le cheminant ne peut éprouver le sentiment d’une appropriation quelconque de son temps, ni de sa personne. Il est dans ce que l’on appelle La Verticalité de son rapport au monde. De fait, il serait plus juste de dire que La Réalité Divine est Souveraine et agit pleinement en lui. Il s’agit donc des qualités essentielles qui sont le propre de L’Homme Universel, de l’Homme Transcendant.

Méditation (30)

L’état de Présence est une Présence permanente ou ne l’est pas, tout comme l’état de conscience est une Permanence ou bien ne l’est pas. Il en est qui marchent sporadiquement, dépendant des faisceaux de lumière intermittente, mais il en est qui sont en La Stabilité de tout état traversé et vivent La Présence à l’état de Présence. Celle-ci ne procède nullement d’une émotion. Elle n’est dépendante d’aucune contingence. Toute conscience née en La Conscience ne saurait être dépendante d’aucun effet. Elle est, et devient elle-même véhicule qui transporte le Regard-Témoin d’une observation à une autre observation, d’une connaissance à une autre connaissance. Une fois que le cheminant se trouve stabilisé dans La Présence, il ne subit plus aucun des aléas de la vie, mais les relie et c’est ainsi que la vie devient Le Collier de Perles. D’unité en unité, le cheminant voit Le Chemin, en connaît les étapes, et voit que tout Cela procède d’une Sagesse et d’une Cohérence qui ne relève assurément pas de La Logique, ni de la vision fragmentée, forcément parcellaire de l’individu. Le cheminant re-connaît que ce qui lui est donné de vivre dépend exclusivement d’une Origine qui se révèle à lui, à la fois comme étrangère, mais aussi faisant partie de sa nature intrinsèque en conformité avec elle-même et qui s’éveille à la fois à La Contemplation (Regard-Témoin), mais aussi à L’Intelligence supra-naturelle. Elle se révèle en Lui comme autre que lui, mais unie singulièrement à lui par le lien d’une Transcendance indéniable et durable dans laquelle il se trouve. Car celui qui naît à La Présence ne saurait être ailleurs qu’en Elle. La Présence est une Altérité d’être, en La Conscience-Présence de L’Union avec L’Être. Telle est La Reliance.

Méditation (29)

Il n’est de Conscience que Celle de Dieu Le Souverain en toute chose et nous nous effaçons en La Conscience qu’Il a de Lui-même en Lui-même. Tel est le désir qui nous habite depuis toujours. Car La Conscience de Lui en Lui est Amour. Tout comme Il est Le Seul à être Le Connaisseur et Le Connaissant. La Présence à La Conscience est Le Témoignage de cette Conscience. Telle est la singularité de L’Être Adamique. C’est-à-dire Sa Relation avec Son Souverain (KURB et UNS, c’est-à-dire Proximité et Compagnonnage). Le Seigneur lui accorde, de par Sa Sagesse et Sa Magnanimité, d’être en cette Contemplation-Témoignage (Mushahada). Il lui enseigne Les Convenances afin de parfaire La Réalité de Sa Lieu-Tenance. Alors en l’effacement de la conscience-latente, il permute les effets de la conscience liée à l’anima-prima en la Conscience-Présence de Sa Majesté et de Sa Beauté. Tel est L’Équilibre qui fait accéder à La Vision des Réalités Divines. Alors, le serviteur de Dieu entre dans L’Océan de Béatitude et L’Amour de La Sagesse. Il voit, par le regard de Dieu, Le Monde et la Création, comme Il entre dans La Connaissance du Périple de L’Âme.