Ce Tabernacle

En Echo à  Et la Lettre engendra le Verbe – Sîn

 

 

Excellence de L’Excellence
Merveille de La Merveille
IL s’est penché en La Révérence
Du Transpir de L’Immensité
Des Rosées en ce virginal Eveil
Mille Fleurs en La Fraîcheur éclose
Le Geste Évanescent du Roi
Sont les mille et une Révérences
Lors qu’Il accueille le Pur Émoi
Du mendiant qui fait allégeance
En La corde solide qui est Retour
Lors que Le Souvenir devient Amplitude
Les Ailes de L’Archange nous relie à L’Amour
En ce Berceau où Tout recommence
Se cherchant plénitude en La Plénitude
Toi, le va-nu-pieds, accueilli en Son Palais
Toi, dont les larmes sont l’Épreuve
Le Pacte est l’Aveu de ta sincérité
Cherchant à remonter Le Fleuve
Injuste, lors que tu évalues ta vigueur
Tu es celui qui aime en ta candeur
Lors qu’Il a dit:  » Ne suis-Je pas Ton Seigneur? »
Mêlant ignorance et oubli en ton Ardeur
Fils d’Adam, tu es celui qui aimes La Servitude
Seule une conscience inférieure s’échappe
Des Beautés qu’offre l’entière certitude
Fils d’Adam, j’ai vu comment L’Amour te happe
Ce sont les torrents qui tremblent devant ce miracle
Toi, en ton Humanité, tu réponds « Oui  » en ce Tabernacle.

Océan de L’Êtreté

En écho à Et la Lettre engendra le Verbe – Lām

William Turner, dans le Coucher de Soleil Doré                                                                                                                                                                                 PlusPeinture de William Turner 

 

Océan de L’Êtreté
Lors que Les Eaux de La Primordialité
Sont les Étincelances de Ton unique Volonté
Est-il un Souvenir qui ne soit pas Tien
En L’Assemblée des Preux et des Anges
Lors que les Sources s’écoulent sans Fin
Encre de L’Abondance et du Surgissement
Des Verbes de L’Éloquence
Des Pluies Virginales de Ta Louange
Océan de L’Êtreté
Les Voyages de L’Âme
Jusqu’aux Rives de La Sainteté
Les Révérences en Ta Révérence
Lors que les Feuillets tremblent sous le Calame
Qui sait ce que Le Vaisseau emporte
Jusqu’aux Cimes les plus Élevées
En La Présence qui nous transporte
De Vagues en Vagues jusqu’au Souvenir
Extasié, lors que Les Voiles sont à nous parler
Vois comme La Conscience est Illimitée
Flux des languissants soupirs
La Poitrine s’ouvre sur La Réalité
Des Paroles et de L’Autorité
Ainsi, Le Vaisseau des Larmes
Est L’Ordre retrouvé
Bruissement des Plumes
Sur les Ondes de La Souveraineté
Lames de fond qui consument
L’Ignorance et L’oubli avéré
Vois comme Il est encore à Visiter
Les Corps et à les gouverner
En leur Lumière Irradiante
Océan de L’Êtreté
Il est un Trône et ce sur quoi Tout repose
Le Cheminant, jusqu’à L’Origine s’impose
La Voie qui fait de lui Le Témoin de Toutes Choses
Rappelle, car Il est L’Echo
Soleil qui se veut glorifier Les Beautés Culminantes
Et La Vérité apposée d’Un Noble Sceau
Concoure à renouveler les murmures
Du Subtil Monde Oublié
Inneffable ciselure
Vois comme Il est à T’appeler
Lors que tu es encore à L’ignorer
Ô mon Âme en L’Âme
Cascades des Lumières de L’Amour
Le Corps est L’Arche de La Rencontre
Furtifs pas qui se pâment
Lors que les lèvres savourent
Ces Rosées Matinales qui se fécondent.

L’Œil

En Echo à Et la Lettre engendra le Verbe – `Ayn

Image associéePeinture de Ivan Aivazovsky (1817-1900)

De L’Origine de L’Origine
En La Quintessence Divine
Là où s’abreuvent les Aspirants
En ce Tournoiement Lumineux
Le Fleuve où se baignent les Amants
Lors que L’Étincelle dévoile Les Cieux
Étapes après étapes en ce Voyage
La Fontaine de Vie est en ce subtil Œil
Car Elle est la Source Nitescente sans Âge
L’Abondance Mémorielle d’un Recueil
Reliant en chacun L’Echo Essentiel
De La Sublime Présence Pré-Éternelle
Les Anges encerclant le Corps
Firent voir en un illustre Songe
L’Océan de Lumière Écumante
L’Azur qui se meut en L’Œil
Devient surprenantes Vagues encore
Lors que L’Âme enivrée plonge
Sans crainte en La Vision envoûtante
L’Eau est Intarissable d’Éloquents Éloges
En ces couleurs déployées est un Secret
Il n’est de Vérité qu’en L’Invisible Horloge
Lors que sont un à un soulevés Les Drapés
Ainsi, Jaillit de La Source, Le Seul Amour
Parfaite Vision qu’offre Le Lever du Jour.

Lettre de Lumière

En réponse à Jean d’Armelin pour sa composition « Dâl »

marie-loparco-2Peinture de Marie Loparco

 

La Nuit a vu épouser les Lumières
En Elles, tout commence et rien ne s’achève
La Vie a ses effets, tant de vains rêves
En ces Sphères que sont les Lunes
En ces Cercles que sont les Terres
En ces ondes qui sont des Dunes
En ces Visites, lors que s’offre Ton Discours
En ces moments de L’Esprit qui s’ouvre
Les Fleurs Célestes sont Les Lèvres de L’Amour
Sur les Eaux primordiales repose Le Sublime Trône
Y est inscrit Le Plus Éclatant des Noms qui se découvre
Tout en Son Langage est juste Prône
Sais-tu qu’en nous Cela est écrit?
Nous sommes Les Lettres de L’Appel
Nous sommes Le Livre où Tout se lie
Tel un Parchemin qui se veut Une Voie aussi
Un Rêve, ou L’Enjeu d’une Vie?
Plonge en ton Être et lit
La Semence contient mille et un fruits
En Elle, est Lettre de Lumière
En Elle, Le Secret du Mystère.

.

Lettre d’Amour

En réponse à Jean d’Armelin pour sa composition Ḥâ

Résultat de recherche d'images pour "kahlil gibran on love"Calligraphie reprenant « Hâ » et « Bâ » qui veut dire Graine et aussi Amour.

 

En La Puissance de La Chaleur
Émanation depuis Le Centre
Profonde Exhalaison du Cœur
Lumière en cet intime antre
Le soupir en est une douceur
Éclos depuis Son Saint Mystère
Une semence vive en L’Ardeur
La Terre en devient Son Sanctuaire
Du feu de Sa Flamme est Le Désir
Cuisant sans consumer La Vie
Éprise du Souffle Subtil en cet Aspire
Jaillit depuis ces longues Nuits
Son Secret est une Pure Alchimie
Que revêt L’Impétueux Amour
Le grain alors devient La Pleine Vie
Vois, comme elle chante ce Discours
Lors que les étoiles fusionnent en Elle
L’Éblouissance est une Vision qui se révèle
Gloire et Gloire à L’Amour du Ciel
Les Joies sont Les Roses Éternelles
Gloire et Gloire à La Lumière du Cœur
Nul n’y a accès, pas même L’imposteur
Gloire et Gloire à Ce Souffle Désiré
Il est Chaleur et lueur et lueur en La Beauté
Gloire à Celui qui donna au verbe sa chair
D’une Lettre et L’Amour est Tout L’Univers!

Berceau de L’Origine

                                                                            En réponse à  de Jean d’Armelin

Peinture de Hrystleyez, Sacred Mirror

Ô Prophétie qui du Berceau de L’Origine
Jaillissante depuis L’Incantation Sublime
Les Chants de La Présence qui frémit
Ô Toi qui Es sans naître, en La Nuit
Qui du Jour épouse sans avoir à s’unir
Lors que Le Firmament devient Le Miroir
Éternité qui n’est ni Temps ni Espace
Ô Toi en ce Tréfonds qui suscite Le Regard
Ô Toi, Le Roi qui assemble en Ta Royauté
Qui de Toutes Choses fais un Tout qui embrasse
Les Nobles Signes de Ta Révérente Beauté
L’Excellence du Discours en Ton Temple
Lors que Les multiplicités sont toujours Unité
Les Effluves déversés en tout ce qui se contemple
Sont L’Epanouissance Des pétales de Ta Rosée
Origine sans Origine, Éclat de Ta munificence
Reflet des Echos de Ta Toute Vibrance
Voici La Sainte Effervescente Radiance
Les Noces qui unissent les mers de Ton Unicité
Extatique Vision qui se laisse annoncer
En Ton Verbe déployé, en ce qui est Ton Excellence
Ô Toi, suscite cette Béatitude, d’un Seul de Ton Ondoiement
Le Berceau en ce Bruissement, Matrice de L’Amant
Un Mystère qui porte le silence en sa Toute intuition
Les Anges par cette Grâce sont messagers de La Révélation
Un Seul de Ce Souffle est Miracle de L’Obédience
Puissante Régénérescence en Cette Sublime Éloquence.

Depuis Ton Illustre Piédestal qu’on ne sautait saisir par nos simples sens, depuis Le Lieu où reposent Tes Saints et Vénérables Pieds, qu’on ne saurait imaginer,
Je T’implore, Ô Seigneur de Mon Âme, de me protéger de par Ta Toute Protection Divine, et de me faire entrer en Ta Stabilité qui nécessite sincérité et persévérance,
de m’octroyer La Pure Guidance qui mène vers Ta Sublime Seigneurie,
que Tu puisses m’unir à Toi, en Ton Amour désiré, et Désirant.
Je T’implore d’avoir Pleine Compassion pour Tes créatures, et de Les sauver, de Par La Miséricorde que dans Ta Toute Grande Sagesse, Tu as réservé pour Les mondes et La fin des Cycles, et de par L’Amour de Ton Bien-Aimé, de les combler de Tes Infinis Bienfaits. Guide-nous en Ton Sentier Glorieux et couvre-nous de Ta Pleine Miséricorde en agréant notre Repentance, Ô Toi Miséricorde de La Miséricorde.

As-tu vu comment se déversaient les flots de Sa miséricorde sur les voiles de l’inconscience?
As-tu perçu le Souffle dans les larmes de la douleur, les précieuses saveurs de celui qui ne peut soutenir la Séparation, même à travers les voiles?
As-tu perçu la main tendue dans l’obscurité de ton âme, cette main pleine des eaux fluviales du Paradis, arrachant les doutes et les sinuosités?

Il a dit: « anéantis-toi, car Je n’apparaîtrai pas tant que ton « moi » est là pour usurper dans la conscience MA RÉALITÉ. Tu M’as cherché et aujourd’hui tu tombes dans les méandres de l’Illusion…? »

J’ai répondu: « SEIGNEUR, je ne suis tombée que parce que j’ai confondu la forme et l’Essence. »

Tu as dit: « Je t’ai fait tomber afin que tu vois cette Réalité. Tes yeux étaient embués, et ton cœur enivré par les parfums du Passé. La Coupe Originelle est pleine. Tu as le souvenir de Mon Amour avec l’intensité des amoureux. Mais tu avais le regard qui Me cherchait partout, oubliant que Je suis Là. Le Nectar est une Vérité. La Source du Nectar est une Vérité. L’Amour qui est en toi, est le Souvenir initial du Premier Amour. Tu m’as Aimé, et Je t’ai aimé. Souviens-toi. Nous étions Amoureux et Unis par Cet Amour. Détourne-toi de la Forme. C’est Moi. C’est Moi ton Amour. Jacob aime Joseph. Étourdi de l’Amour que Je suscite, Je suis L’amour de l’Amant. Je Suis l’Amour de ceux qui s’aiment. L’Amour vient de Moi. Oublie la forme à laquelle s’attache ton ego et vient vers Moi. Tu retrouveras Joseph. »

J’ai répondu, courbée en deux: « Seigneur des formes et de l’Essence, de ce qui est dans les Cieux et de ce qui est sur Terre, Seigneur de la Gouvernance Suprême, comment puis-je arriver à Toi, Le Noble, Le Pur? Comment ma petitesse, ma forme grossière, mon impureté peut-elle parvenir jusqu’à Ta Majesté? Comment oserai-je, moi, la servante indigne parvenir jusqu’à Ta Réalité? Ô Toi, qui détiens Tout entre Tes Nobles Mains, Fais-moi arriver par Ta Sublime Miséricorde, par le Pacte initial, par Ton Désir Saint qui a précédé le mien et qui ne s’est pas altéré, fais-moi arriver à Toi. »

Tu as dit: « Plonge dans l’Océan de MON DÉSIR, plonge dans les effluves de Ma Toute Puissance et de Mon Souvenir Absolu. Plonge dans le souffle de Ma Perpétuité, plonge dans l’oubli de ceux qui s’anéantissent et resurgissent dans la Permanence de Ma Présence. Plonge dans les Bras de la Miséricorde, plonge dans la LUMIÈRE d’entre toutes les Lumières. »

                                                                          Naïla

Vassalité

En réponse à Et la Lettre engendra le Verbe : Alîf de Jean d’Armelin

 

Ô Sublimité du Mystère des Lettres
Toutes en rang serré se présentent
Devant Le Roi de La Munificence
Le saluer et faire acte d’Allégeance
Voyage qui se veut en Le Plein Être
Sublime Acte de La Parole Suffisante
En ce Ciel Témoin de L’Assemblée
Les festivités sont de Pourpre inégalée
Des soieries et des drapés chatoyants
Tel est le Récit de L’Arche de L’Océan
Que navigue ainsi La Noble Espérance
Vers La Cité qui se veut entière Lumière
Sur L’Esplanade, les noms sont Révérence
Chacun est ainsi à s’élever depuis La Terre
Sainteté en ce Discours des Chevaliers
Encore Lumière que leur corps a manifesté
Louange en ce Ciel qui se veut Clameur
Jaillissement des Profusions du Cœur
Ainsi est Sa Toute Volonté, ainsi Le Secret
Des collines, sont les Anges à se rassembler
Les nuages ont La Vision d’une Majesté
Les mondes s’unifient en La Royauté
Vois comme est fière cette fidèle vassalité
Les Temps Mémoriaux sont enfin Glorifiés.

                               Naïla