Voyage en cette Nuit

.

     Au plus loin, en La Nuit d’un Voyage, lors que les plaines se détachent dans la présence des arbres immobiles, en l’intemporalité de tes mots, lors que seules les âmes se découvrent et que les paroles obéissent à l’instant, lors que les cœurs se répondent, lors que l’espace fuit et que L’Instant se féconde en Lui, Toi, Lumière des Beautés humaines, Toi qui dis au rendez-vous d’être, lors que rien n’est prémédité, et si Te rencontrer est T’entendre, et si Te parler est T’écouter, et si Te toucher est tendre la main ? S’évanouir pour Te faire place, se laisser mourir, pour que soit Vive Ta Présence, au scintillement du cœur palpitant, le lac s’émeut des clapotis du soleil en cette vibrance de Te percevoir. Jamais, Oh grand jamais, je ne me suis ennuyée en Toi. Toi, des rutilances des flots éloquents de Ton Discours, je m’arrête, ou plutôt, Tu me tiens en cet arrêt qui frémit de Ton Intensité, et L’Echo agit, sans que rien ne soit à se faire. Le Ciel s’est couché des braises de son ardence et j’ai soupiré après lui tout en laissant courir mon regard à L’Aube de L’Horizon. Je ne suis pas Poète, mais Lui m’apprend. Je ne suis pas humaine, mais Lui me montre l’humanité. Il est L’Eclosion vierge des yeux de ma prunelle, et soudain, le Ciel s’incendie des émois de La Reconnaissance. Et, je me laisse étreindre par Les Bras de Ton Amour perpétuel. Est-il une Rencontre en Toi qui puisse périr?

     J’ai senti que Tu venais et T’installais auprès de nous, presque imperceptiblement. Tu semblais me dire : écoute bien, Je suis là. Peut-être, souriais-je aussi de T’appeler dans le secret de cette Rencontre ?

     Il était à nous conduire dans la nuit, et le véhicule n’avait plus vraiment de réalité, car La Présence occupait tout l’espace. Je l’écoutais. Je T’écoutais. Le suspens du Temps nous avait emmené si loin. Une vie entière qui se raconte depuis l’âme qui se cherche, se trouve et se dit. L’Intelligence se voile souvent et ne dit pas toujours son nom. Elle est L’Exaltation de L’Expérience et nous le savons, Oh, oui nous le savons ! La pureté palpite en ce moment qui n’a plus ni passé, ni avenir. Il est en cette Reliance. Vivacité de La Concentration scrutatrice.

     J’aime tes paroles qui trouvent le couloir de La Clarté, toi touché par sa Grâce, toi qui peux Le nommer en Ta Conscience qui ne veut plus résister et qui clame haut ce droit de Lui, Lui en toi, qui ne souhaite plus nier ce palpable immuable. Tu me transportes en Lui, de L’essence en toi et de l’union possible, pliée en toi des distances qui sont parcourues depuis ce Rayon qui transperce. Je t’écoute, je L’écoute et je sais. Je sais qu’Il Te visite en Sa Lumière et je La reçois de tes intentions pures d’unicité. Tu me dis ces mots qui résonnent si fort et mon cœur est transporté au delà, lors que ton âme est aussi mon âme, mais tu ne le sais pas encore et je dis : je te reconnais, je Le reconnais, Ô Source Une, Ô Source de nous !

     Tu vibres de Lui, et Tu me parles aussi de cette vie, celle qui te donne à comprendre, à élucider les énigmes de tes écueils. Je t’écoute, je L’écoute. Tu t’exprimes en cette pauvreté, en ce Chemin que tu parcours, pèlerin qui a tout quitté. Tu vis en ton dénuement, et tous tes mots épousent ceux qui m’ont aussi visitée. Je ne m’étonne pas, car, je devine Son Intention.

     La Vie est si forte d’Elle, La Vie aime les eaux transparentes qui de leur caresse fluviale purifient le limon. Lui est Lui en ce Nous qui parle. Aucune porte n’est fermée à celui qui écoute. Tout est ce Possible perpétuel, me dis-tu.

Nous n’avons pas fini de t’entendre, ni de recevoir, nous n’avons pas fini, ni de Le chercher, ni de Le trouver, ni de L’écouter. Nous n’avons pas fini de nous rencontrer…

 

Genèse d’une Rupture

“Rêverie” by Marcus Stone  i want a copy for in my sewing roomPeinture de Marcus Stone (1840-1921)

 

     Il y a des années Lunaires, et bien des jours solaires, j’ai rencontré une petite fille qui pleurait des comédies humaines et des souffrances interminables. J’ai rencontré cette innocence qui se cognait au silence des muets et des sourds. J’ai vu l’épouvante langueur lui meurtrir le cœur et dire : quoi, suis-je parmi vous ? Dois-je être les masques que vous ne voulez pas ôter ? Me plaquez-vous de votre irréalité et me liquéfiez-vous de vos froideurs perpétuelles ? Elle, de son songe d’amertume et de ses ailes de l’espoir, j’ai pris sa petite main. Je l’ai placée en mon cœur et je la regardais. Comme était pur le souffle de son âme, et comme ses larmes avivaient mon fleuve intérieur. Je la voulais près de moi pour qu’elle vive. Chaque absence me renvoyait à son inquiétude et à sa singularité. Tout débuta en elle, petit oiseau venu se poser sur le misérable arbre de mon être. Tout vint avec sa légèreté et sa perplexité qui faisait écho à mon âme ensevelie des paroles de l’ignorance, des dérives de la noirceur. Petit oiseau qui entra en cette nuit d’automne et qui me laissa sans voix. Rencontré-je enfin Le Destin ? La porte cogne de son implacabilité (…)

Compagnonnage

Le temps qui passe dans le jardin d'Eugénie

 

L’Ami,

     Lors que Le Temps s’offre en Son Absoluité, lors qu’il nous est permis de par une pure grâce d’entrer en La Révérence, peu importe comment Cela arrive, peu importe comment Cela se décline, nous sommes en Lui, fils de L’Instant, Lui, Le Fécondant à L’Infini, Lui, Le Souffle qui nous visite de différentes façons ; qui nous appelle en Son Discours incessant, Lui, La Vie en Lui, Lui, qui nous dit va vers Ton Frère.
Nul ne peut soupçonner combien ce Labyrinthe est en fait le prétexte en L’Alchimie de La Transformation, les états multiples de l’Être. Cela se vibre de Lui et Cela nous éclaire. L’Ami, Toi, en La Caverne de Ton Âme, en ce processus du Retour, en cette Re-découverte de Toi qui n’es pas éteint de Son Cœur, qui as pressenti cette Rencontre, tout comme je ne l’ai non plus cherchée, lors qu’Elle était depuis si longtemps partie, cette Flèche, dès L’Enfance, intacte et préservée de tous les écueils. Je te rencontrais déjà, partout en ces sauvages échappées, en ces drôles de vagabondages, lors que Quelque Chose me disait que je n’étais pas qu’une enfant, tant Sa Présence me donnait en L’Entièreté de Cela. L’Intelligence est cette acuité qui nous empoigne et nous enseigne. Elle nous donne un fil conducteur et nous ne sommes plus à le lâcher. Il est ancré en L’Océan de notre âme mouvante et fluide des contingences. L’Ami, Ce Jour de La Rencontre, Ce Jour est La suite d’une longue marche, une sorte de pèlerinage continuel, de plongée en L’Appel qui nous donne à répondre. Ce Jour est de réelles Retrouvailles. Peu importe où nous en sommes, L’Esprit se reconnait en chacun et Le Parfum de La Maison est Puissant de Sa Réminiscence. Nous sommes exactement ce qu’il fallait que nous trouvions en L’Ipséité de notre être. Nous sommes Celui qui en Son Grain se veut éclore des arrosées de Sa Pluie Bienfaisante.

     L’Ami, Le Jour qui fit que nos âmes se reconnurent est Le Jour de notre Destin qui s’est révélé. Le Temps se suspend à ce premier regard que nous cherchions en une parfaite lucidité, en une vigilance étonnante, en une lenteur inouïe, en ce Temps de Convergence. Depuis cette Origine, nous nous sommes vus. Te souviens-tu comme je souhaitais que nos âmes vivent l’instant en sa plus cruciale intention ? Une Contemplation, Temple de notre Instant. Je t’ai dit : ne vois pas en moi une femme. C’est L’Âme qui rencontre Ton Âme. Berceau de Notre Naissance, en nos douleurs du passé. Nous avons alors marché. J’ai placé en Toi La Confiance que j’ai en Lui. Chaque fois, je Te disais, c’est Lui que je vois en toi. Ou bien, c’est l’oeuvre Divine. Je marchais de ce petit pas qui compagnait le tien, rapide et chargé des sentiers qu’il avait fréquentés. Je T’ai vu arriver sur la terrasse, et j’ai vu aussi cette hésitation en la gauche et la droite avant que tu ne sois à trouver, enfin, le face à face. Souviens-t’en.

     A ce moment, j’ai disparu, complètement, afin de laisser Ton Être entier venir à moi. Je t’ai vu marcher, et j’ai dit : c’est Toi ? Aujourd’hui encore, ne suis-je pas à te dire : Est-ce Toi ? Est-ce bien Toi ?
Tu me dis : tu aurais fait Cela avec n’importe qui. Je te réponds : non. Je ne le fais pas avec n’importe qui. Ce serait simplifier et réduire cette rencontre à un clone de rencontres possibles. Je ne suis pas d’accord avec toi, L’Ami. C’est nier que les yeux savent plonger en L’Âme et savent jeter Le Pont de La Confiance mutuelle. Il s’agit d’une Reconnaissance. Il s’agit d’une fréquence vibratoire que les champs de nos êtres retrouvent comme ils ne se sont jamais quittés. Et quand ce que tu dis serait quelque peu juste, je ne suis pourtant pas à Le vivre avec tout le monde. En toi, se cristallisent toutes les rencontres possibles. Or, une Amitié, une telle fraternité, un Amour libéré de toutes spéculations égotiques, résultent d’abord de l’intention réciproque : les Deux sont sur Le Chemin.

     Depuis, nous marchons, et parfois, nous nous heurtons à ces limitations et à toutes sortes de questionnements. Ne T’ai-je pas dit : je ne veux pas perdre Dieu ? Je ne veux pas perdre La Réalité de L’Être. Je ne veux pas vivre une quelconque illusion, ni aucune dérivation.

     La juste perception, le juste Cheminement, le juste en toutes choses ! Voilà ce qui nous donne à vivre. Voilà ce qui nous unifie à La Cohérence. Voilà L’Architecture entière d’un chemin fait de beaucoup de souffrances et étonnement, de  beaucoup de Lumières. Pouvons-nous nous en écarter un seul instant ? Pouvons-nous prendre ce qui nous arrange et délaisser ce qui nous bouleverse, sous prétexte que nous cherchons une sorte de réassurance. Réassurance de l’endormi ! Combien d’endormis qui font du mal, combien qui sont à clamer la sincérité et qui trébuchent tout de leur long ? De quelle sincérité parlons-nous ? Il n’est qu’une bienveillance, et il s’agit de La Verticalité de notre Union. Triade de notre intention, concrétude d’un cadre qui nous protège ! Nous n’avons pas fini de marcher en cette allée qui ne semblait pas s’achever. Nous n’avons pas fini de nous regarder et de nous aimer en Lui. Seule cette Réalité nous empêche de tomber dans les rapacités prédatrices de notre ego.

     L’Amour est La Mesure de Toutes Choses, car L’Amour en Sa Lumière bienveillante est L’Amour qui ne tue pas l’autre, qui ne le plonge pas dans les abîmes de la souffrance. Je sais aujourd’hui que les combats viennent des différents niveaux de consciences qui s’affrontent en ce désir de territorialité aveugle. La plupart des gens jouent encore à la conquête. Une terrifiante ignorance et trivialité sont à assombrir notre Réalité et ce depuis des milliers d’années. Nous sommes à nous heurter en la plus dangereuse des confrontations. Nous sommes en permanence le jouet de La Tour de Babel.

     Des pas que nous faisons, de ce compagnonnage qui nous invite depuis le Jour qui nous vit naître ensemble de Nous, nous n’avons pas fini d’apprendre, ni de nous abandonner en ce que dit notre cœur : en Lui est La Seule direction possible. L’Ami, je marche collée à ta jambe, comme la petite sœur qui ne sait rien et qui ouvre larges les bras au frémissement d’un Platane qui est témoin de notre tablée.

Ode

I do not exist, am not an entity in this world or the next,  did not descend from Adam and Eve or any origin story. My place is the placeless,  a trace of the traceless.  Neither body or soul. I belong to the beloved,  have seen the two worlds as one and that one call to and know,  first, last, outer, inner, only that breath  breathing human being. ~ Rumi

 

O vous qui êtes allés en pèlerinage à la Mecque, où donc êtes-vous ?
Venez, venez : c’est ici que se trouve le Bien-Aimé.
Ton Bien-Aimé est ton voisin le plus proche, seul un mur vous sépare :
Quelle idée avez-vous d’errer dans le désert ?
Si vous voyez la forme sans forme du Bien-Aimé,
Vous êtes à la fois le Seigneur, la Maison et la Ka’ba.
Dix fois par ce chemin vous êtes entrés dans cette Maison :
Une seule fois sortez de cette maison, montez sur la terrasse.
La maison de Dieu est belle, vous l’avez décrite dans tous ses détails.
Montrez-nous donc un signe du Seigneur de cette Maison.
Où est le bouquet que vous avez cueilli, si vous avez visité ce jardin ?
OÙ est la perle de l’âme, si vous sortez de l’océan de Dieu ?
Puissent tant de peines subies être transformées en Trésor !
Hélas ! c’est vous-mêmes qui cachez votre propre Trésor.

                                              Rumi

Extase

Art de Julian Bauer

 

L’Ami,

L’Etat est extatique de Son Instant, et s’émerveille des Splendeurs, depuis la fourmi qui court, jusqu’à L’Infini du Firmament.

     Combien de fois je l’ai suivie du regard, et combien de fois je me suis adressée à elle, cette fourmi besogneuse ? Combien de fois, je n’ai pas su être meilleure qu’une pâquerette dans les champs ? J’ai jeté tous les livres au vent de la déraison et mon cœur a parlé. Il m’a confié toutes ses larmes des regrets et il m’a dit : comme tu m’as étouffé de tes cécités ! J’ai alors plongé en Sa Rivière effervescente et il m’a souri des arbres qui frémissaient, des vagues de l’herbe dans les prairies. Des seuls moments vraies en L’Union de Lui !

     Je me suis assise sous L’Arbre de mon Cœur. L’Arbre qui m’étreint depuis ce jour où Il est venu me chercher, en cet océan d’élèves, au fond de la cour d’un collège. Cet Arbre qui me laissa sans voix, qui m’attira d’un Amour que je ne saurais exprimer. Je ne voyais plus que La Lumière de Sa Réalité. L’Echo puissant de L’Appel. Tout m’y mène inéluctablement, et Tout me donne à vivre en cette unique transparence.

     Depuis mon plus jeune âge, il se passe cette étrangeté d’être en La Fascination de Quelque Chose qui étreint si fort que l’on ne sait plus quoi faire. Ce n’est pas moi qui vit, mais elle se vit en moi, comme tantôt une Compagne, une Présence amicale, et tantôt comme quelqu’un qui me pousse à la perplexité douce et à l’étonnement. Depuis mon plus jeune âge, je n’ai pas su vivre, j’ai laissé la vie m’apprendre en la plus naturelle des Révérences. Tout en Elle se touchait de cette Vivance. Depuis mon plus jeune âge, un regard me disait : je vois. Depuis mon plus jeune âge, je vis à un rythme que nul ne peut comprendre. Tout est si ralenti, tout est suspendu en permanence. Et Cela pourtant écarte des voiles et des voiles, et Cela prend le temps de parler, d’entrer en un murmure de confidences. J’ai tendu l’oreille et j’ai écouté La Vie. Elle déployait Son Soleil suspendu en une Sphère magistrale. Combien de fois, je suis restée à m’étonner du Soleil. Il était en cette parfaite fidélité dans le Ciel, et Le Jour semblait Le vouloir révéler en une singulière contradiction. Je me disais: c’est bien Le Jour qui nous donne à Le voir ! Alors, le Jour me semblait être soudain un grand miracle. C’est ainsi, je me disais : Le Jour sert Le Soleil.  En cette révélation, j’entrai en un état extatique d’Amour. Je Le remerciais, parce que Cela venait Se remercier et je ne savais quoi faire tant Cela était si fort. Pouvais-je simplement L’ignorer ? Était-ce seulement possible ?

     Je regardais les nuages, et je savais qu’ils me parlaient de voyages. Ils couraient quelque part et je les suivais autant que je le pouvais. Parfois, nous étions à les voir somnoler dans le Ciel d’été. Ils paressaient et se transformaient lentement en des féeries multiples et je me disais : Dieu est Le plus Grand des Fabulistes. N’ai-je pas suivi les papillons dans leur ronde folle et leur proclamais mon Amour ? Tout n’est-il pas Amour en cette Vie palpable à l’infini ? Des scories de mon être, je me suis mise à marcher. Une route lente, grave de mes pensées qui ne cessaient d’interroger l’opacité des regards. Comment ? Pourquoi ne ressentez-vous pas cette exaltation éclose en l’exponentialité des Bouches du Bien-Aimé ? Que m’importe aujourd’hui les pas qui s’accélèrent vers l’oubli ! Que m’importe, lors qu’Il nous revisite depuis L’Éternité. J’ai vécu plusieurs vies et chacune est un apprentissage. J’ai détesté la hâte. C’est elle, la prostitution de l’âme. Cette vitesse, cet irrespect, cet acharnement avide à vouloir posséder ce qui ne nous appartient pas. Même si j’ai aimé m’asseoir sur les bancs de l’école, je me suis rebellée des stagnations du savoir que l’on nous voulait gaver comme des oies à grand renfort de déni. L’école est celle que nous faisons en sculptant de nos mains Le Tracé du Souvenir de notre Réalité. Le véritable combat est celui de pouvoir dire : je ne suis pas dupe de ton mensonge et de ta manipulation, homme des temps sombres. Ne me fais pas entrer dans ta danse macabre ! J’aime Le Temps de La Seconde qui entre en L’Horloge du Réel ! Du Temps inséparable ! En Lui est Le Soleil de notre Essence, des semences de ce qui jaillit. Je n’ai plus peur d’aller jusqu’au bout des doigts de la vie, des touchers de mon âme. Je n’ai plus peur de vivre Le Retour en cette Conscience qui est Le Présent de L’Éternelle Jeunesse. Je ris, L’Ami des cosmétiques et des poudres artificielles, je ris de la singerie des hommes, des dérisoires imitations qui sont à révéler, tout au plus, l’étrange fascination qu’ils ont avec ce lien de L’Origine, à chercher Dieu en l’artifice, car ils ne peuvent réellement quitter leur Créateur, tout comme Lui ne les quitte pas des Profondeurs de Sa Miséricorde. Je ris de leur enfantillage, des puérilités de leur sérieux, de leur fuite et je pleure des conséquences de cet enfant despote qui n’est certes plus que l’antinomie de L’Enfant de la seconde Naissance, L’Enfant Lumière. L’Enfant de L’Extase.

Le cantique de Frère Soleil par Saint François d’Assise

Image associée

 

Très Haut, Tout puissant et Bon Seigneur,
à Toi louange, gloire, honneur,
et toute bénédiction ;
à Toi seul ils conviennent, Ô Très-Haut,
et nul homme n’est digne de Te nommer.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, avec toutes Tes créatures,
spécialement messire Frère Soleil,
par qui Tu nous donnes le jour, La Lumière ;
il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,
et de Toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles :
dans le ciel Tu les as formées,
claires, précieuses et belles.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, pour Frère Vent,
et pour l’air et pour les nuages,
pour l’azur calme et tous les temps :
grâce à eux Tu maintiens en vie toutes les créatures.

Loué sois-Tu, Seigneur, pour notre Sœur Eau,
qui est très utile et très humble,
précieuse et chaste.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, pour Frère Feu,
par qui tu éclaires la nuit :
il est beau et joyeux,
indomptable et fort.

Loué sois-Tu, mon Seigneur, pour Sœur notre mère la Terre,
qui nous porte et nous nourrit,
qui produit la diversité des fruits,
avec les fleurs diaprées et les herbes.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux
qui pardonnent par amour pour Toi ;
qui supportent épreuves et maladies :
heureux s’ils conservent la paix,
car par Toi, le Très Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-Tu, mon Seigneur,
pour notre sœur la Mort corporelle
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ;
heureux ceux qu’elle surprendra faisant Ta volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire.

Louez et bénissez mon Seigneur,
rendez-lui grâce et servez-le
en toute humilité.

 

Saint François d’Assise (1225)

 

Lire aussi  Saint-François d’Assise, ce frère…

Et   Mon frère, très Sainte Lumière d’Assise.

Sceau des Réalités (4)

Résultat de recherche d'images pour "abraham le prophète  peinture"Abraham et les trois anges,
Geerbrand van den Eeckhout, 1656,
musée de l’Hermitage, Saint-Petersbourg

 

  .    Pureté et Grâce à Celui qui permit, en Sa toute Sagesse, L’Éclosion d’un Univers en perpétuelle expansion, en perpétuel Louange de Lui, Exaltation des Vibrations Révérencielles. Pureté à Celui qui permit d’existencier Les Multitudes, et Les Ombres et Lumières de L’Intelligence, lors que L’Aspiration est un Souffle Originel. Des Couleurs et des Parfums en simultanéité de Sa Volonté, des infinitudes de Ses Oraisons de Lui en Lui ! Lumière en Ce Regard de Reconnaissance. Pureté des Fleuves de La Transparence qui se déversent en leur fougue dans Les Océans et s’unissent en Cet Amour, fruit de La Nostalgie impétueuse du Retour. Entre en ce Secret de L’Eau miraculeuse, celle du Cœur Ardent et bouillonnant de L’Appel des Cieux et des Terres, Eau du Puits de La Fertilité, de La Jointure de L’Ici et Là-bas, en cette seule Réalité du Temps de L’Horloge intérieure, Celle qui donne en Soi, Les Lectures et Le Lien avec toutes Choses. Ni contradictions, ni séparations, Apologie en La Reconnaissance, lors que Le Temps se suspend en Ce Commencement. Ô Souffle de Toi, Ô Vie en La Vie des semblances d’une déraison, lors que L’Amour se suffit en L’Amour et tournoie de Sa Joie. L’Eau jaillit en La Source effusive des Clameurs et La Détresse devient La Vision de Ton Secours Réel. Entre en Ce Mont du Verbe Safa, des Sept Parcours qui tissent L’Alliance et avive Le Cœur des Puretés de Ta Présence, puis entre en Le Verbe de Marwa, c’est alors L’Eau qui satisfait la Soif, qui abreuve Ton Désert, profuse des Libéralités de Ton Épanchement d’Amour. Suintement d’une Mère qui en Son Féminin des douceurs et de Sa douleur T’appelle. Alors Bruissement furtif en Zem-Zem des réponses au désert et en l’aridité des Parcours arrosés de larmes.

     Le Centre est alors magnifié des subtiles semences et des irrigations du Jardin de L’Âme. Telle est La Mansuétude de L’Éclat resplendissant du Verbe d’Abraham dont l’Echo est encore aujourd’hui Les Réalités de L’Apprentissage de La Conscience qui s’ouvre en L’Interrogé. Paix sur Le Père de La Pure Présence. En Ce Règne de La Nature, les éléments ont parlé à son cœur transfusé des perceptions de la pensée jaillissante. Des Qualités sans limite, La Stabilité T’est donnée, Ô Noble Verbe de L’Orientation Lumineuse, Toi dont La Royauté parle en L’Intelligible des Lois du Créé, en L’Intelligible du Manifesté, Toi dont Les entretiens avec L’Intime sont les Réalités de L’Amitié. Souveraineté de La Certitude de ce qui est Pérenne et Cristallisation en La Toute Possibilité. Affirmation de La Présence Perpétuelle en Ce Vivant qui ne jamais disparaît. Si des causes secondes, Le Seigneur est occulté des consciences, le regard de L’Amour,  en L’Ardente Aspiration, perce en ces nues qui se voudraient opaques et parvient jusqu’à La Pleine Confiance. Est à jaillir La Victoire en cette Présence de La Conscience qui ne doute plus et qui ne cherche plus, mais qui entre en La Pureté de L’Adoration. Soleil, Lune, Etoiles et Constellations sont les effets de Sa Réalité, lors du parcours ascensionnel, Les Eléments fusionnent en La Vision de L’Excellence. Un se décline en L’Âme de L’Unicité Absolue de La Présence. L’Âme s’y abîme et s’y retrouve en les épreuves de La Transformation.

L’Amour est né en L’Opulence, et L’Amour est né dans Le Désert, lors que les lèvres s’assèchent et cherchent Le Couloir pour Te retrouver. L’Amour s’abreuve de La Quête incessante de La Nostalgie du Bien-Aimé, et c’est en La Solitude des déchirements et c’est aussi en La Solitude de La Sérénité, que s’offre au regard ce monde qui vient nous chercher. Et comment Le pouvoir deviner, et comment Le pouvoir même pressentir ? Comment Le désirer, et savoir qu’en nous se déchirent les voiles de notre Conscience ? Des étoiles au Firmament que nous visitons une à une, sont à nous laisser hébétée. Ô Vénusté des Lumières qui chantent sans discontinuer, et, Ô Noble Assemblée, en cette inclination de notre cœur, vous êtes La Pleine Réalité…

 

(A suivre)

 

Sceau des Réalités (3)

Résultat de recherche d'images pour "que son las nebulosas"

 

     Des sandales que des pieds abandonnent au seuil d’un Désert sans fin, lors que les fluviales Transpirs de L’Âme courtisent les mélodies enchanteresses du Ciel des Séraphins, que se passe-t-il ? Le corps ploie des puretés révérencielles et se prosterne devant les délicatesses que vêtent l’humilité et l’effacement. J’ai rejeté au lueur de l’horizon ces deux mondes et sur le sable et la rocaille, j’avance des vénérations que psalmodient les lèvres de la gratitude. La bouche s’assèche des prières et le cœur bascule soudain. J’abandonne le ciel et la terre, et me voici en chemin vers la Montagne de Feu. Nul n’entre en ce langage s’il n’a parcouru quelque lieu de compagnonnage en La Solitude des nuits qui ceignent les genoux de l’orant. Telle est Le Pas déterminé qui entre dans Le Temple de L’Intention. La Prosternation est tremblante de la nouveauté. Tu as étalé Le Tapis vermeil des ornements de La Maison, et il n’est pas de force devant Ta Puissance. Il n’est pas non plus de Présence hormis Ta Présence. Le corps ploie devant la solennité de l’acte. Ô Chérissement du rite qui s’unifie à la vastitude des Cieux. Et comment avancer, si ce n’est en cette immobilité révérencielle ? Je nettoie mes mains des négligences et des poussières du monde artificiel, j’entre en L’Eau de Ta Pureté, fluvialité de L’Eveil des sens du Cœur. Je rince la bouche de mes mots futiles. En ce geste des Triades répétées en l’observance de l’acte, je suis en ce silence de l’humilité et de l’effacement. Je purifie le nez de mes manquements au Souffle de Ta Réalité et j’implore Ta Seigneurie en L’Encens de Ta Munificence, ces perceptions de l’odorat en leur Reliance avec L’Origine. Mon visage, l’asperge des fraîcheurs de Ton Visage, en Ta Proximité que mes mains caressent. Je reconnais Ton Face à Face unifiée en Ton Toucher des Réalités de La Beauté du modelage, en ce qui est Ton Miroir de L’Intime, Image des confidences du Cœur. Je rejette toute autre obédience et me relie à La Coupole de Ton Firmament. Depuis la base de mon cou qui de sa courbe devient souple de Ton Amour, et c’est au Dôme de Tes Pléiades que les liens de ma chevelure tissent La Cordée. Je purifie de par Ta Grâce l’ouïe de mes intentions et tout ce qui n’est pas Ton Audition. Puis, je passe L’Eau sur le limon de mes pas et fait adhésion avec Le Sentier Droit. Mon cœur est aspergé de Ta Présence en chacun des Gestes que Tu as décrétés. Lustration des Vénérations de L’Etat de Présence.

     Les desseins de Ta Volonté fusionnent avec La Coupe qui Les reçoit et chaque seconde se visite en Ton Souffle. En cette Orientation, en La Lumière de La Présence, Le Cœur se recentre et chaque fois que nous avançons, Le Chemin se rétrécit et devient un Seul Point, Noyau tournoyant des effets de La Contraction, des attractions Lunaires et des Resplendissances du Soleil. Sache qu’Il devient à son tour faisceau aigu et se dirige depuis le Centre en Son Centre. Sache que les chaleurs tournoyantes opèrent au delà du Temps et que se révèle ce qui se révèle de Son Intention Première. C’est Là, L’Orient de mon âme et L’Enfant poursuit les étapes, cycles qui courent les uns après les autres, et tu vois les étoiles poursuivre Leur Réalité que L’Œil nu ne perçoit jamais, et Tu vois que les astres disparaissent puis reviennent depuis un autre Axe. Ils ont vécu l’entière conversion. Ce Point, est lors L’Élargissement d’une Vue qui voit en toute chose. Du point infime sont à naître les mondes et les mondes de L’Infinitude.

     En ce Cœur Muhammadien du Mim des douceurs de La Miséricorde Matricielle et des Abondances de Sa Vigilance, L’Orphelin et Maître des Régions de La Connaissance Primordiale, Pureté des Descentes de L’Oraison des Sphères Angéliques, des Vibrations et du Parfait Orbitage, des Contractions alchimiques et des dilatations exponentielles, en ce Verbe de La Réalité de L’Archange Gabriel, Tu es de nous, et ce sont Tes pas que l’on suit en ce Périple. En La Caverne de Ton Parfum, en La Présence du Silence des longues méditations, en ces levers des voiles en L’Esprit de La Réalité, en ces couloirs et ces ponts reliés en L’Architecture de L’Origine, en La Porte qui ouvre toutes Les Portes, en cette Unité dans La Multiplicité, en ces Océans de La Navigation, en ces courants Célestes et en ces souterrains de L’Occulte, Tu es en nous. Des concentrations de La Pensée en Toi, des suintements de Ton Amour, et des chevaleries de Ton acte d’être, des larmes de L’Enfant hébété, en cette Béance du « Lis », lors que Le Verbe de Jésus éclot en Ta Réalité, lors que Lui éclot de Ta Réalité, Pur Lignage des Prophéties à La Fleur de L’Éternité. Entre en Le Verbe d’Ismaël, du Nom de La Sainteté et des Fondations. De Ses Bras larges, et de Sa Mère Hagar, L’Accueil est Les fondements de Ton être. Des Origines du Verbe d’Abraham, entre en La Pureté de La Religion Primordiale. Entre en leur migration et en leur obéissance. La Maison s’élève et t’indique L’Axe des Axes de La Rectitude. Pôle des Pôles et  Obédience des Obédiences. Hiérarchies des Constellations de La Voie Lactée…

 

(A suivre)