Couchant

surreal-illustrations-poland-igor-morskiPeinture d’Igor Morski

 

Vient le temps où toute chose arrive à son terme
Et où sonne son glas ; telle est l’Impermanence
Car il n’est rien par soi-même ; tout contient le germe
De sa transformation, selon la Gouvernance

De l’Évolution qui conduit tous les êtres,
Depuis le Verbe, en son Souffle de l’Origine,
Jusqu’à leur Retour auprès du Divin Maître
Car c’est à Lui Seul que l’Univers se destine.

À travers la Cité clinquante de fausses lumières,
Nous entendîmes éclater des rires funèbres
Qui se perçurent comme des pleurs dans les ténèbres.

Les bateaux glissaient sur l’eau telles des bétaillères
En partance vers un monde sans Aube ni Ailleurs.
Le Diable a bonne mémoire, c’est un fin bailleur.

Marc

Convergence

Andrian+Bekiarov_convergencePeinture d’Adrian Bekiarov

 

Une montagne a plusieurs pans mais un seul sommet ;
De même, un fleuve a deux rives mais un seul courant.
Deux sens opposés ne se rencontrent jamais,
Sauf que l’on oublie que la terre tourne rondement

Et que les extrêmes finissent toujours par se joindre.
C’est dans mon dos que se trouve l’autre bout du monde.
Tout ce qui monte converge, ce fait n’est pas moindre
Car c’est par leur hauteur que les choses se répondent.

Mon pied marche sur la terre, ma tête vogue dans les airs,
Et mon cœur, entre les deux, donne l’équilibre.
Converger est l’acte foncier de l’esprit libre

Car, ne marchant plus sur un chemin linéaire,
Il confronte mais n’affronte plus ; son intégrité
Ne l’empêche plus de s’ouvrir à l’altérité.

 

Marie-Louise, Le chemin des étoiles

Un signe dans le ciel

Christian+Schloe 7Peinture de Christian Schloe

 

Scrute toujours bien le ciel, au-dessus de ta tête,
Car en ce lieu passent de bien étranges messagers.
La gente emplumée, qui nous fait souvent la fête
Et dont les trilles musicales rendent le cœur léger,

Nous apprend bien des choses que l’inconscient néglige.
Observe bien l’espèce, le nombre et le sens du vol,
Le lieu ainsi que le moment ; cela oblige
À taire son mental, à quitter les yeux du sol

Pour percevoir, derrière le voile des apparences,
De chaque instant toute l’insoupçonnée contenance ;
Mais c’est l’esprit qui en révèle le contenu,

Selon l’acuité, la mesure de sa conscience,
Sa tournure, son intuition, c’est-à-dire sa prescience.
Tout est signe, tout mérite d’être retenu.

 

Marie-Louise, Le chemin des étoiles

 

Christian+Schloe 8Peinture de Christian Schloe

Chant du Voyageur

L’effervescence est en dessous de La Réalité!
Les troubles sont encore en dessous de La Réalité!
Qu’est-ce donc La Route?
Oh qu’est-ce donc La Route?
Voyageur, vers quelle destination penses-tu te diriger?
Voyageur, ton pas frôle à peine les étapes que tu es à vivre!
Voyageur, sais-tu vraiment où tu veux aller?

Je n’ai rien pris, je n’ai rien pris!
Puis-je encore décider?
Est-il une raison qui me fait avancer?
C’est un désert qui est mon sentier
Le désert de la solitude en cette ivresse
Le balancement de mon corps face à l’évidence!
Je n’ai rien pris, je n’ai rien pris!
Je suis à marcher de par une soif qui me torture
Languissantes lèvres asséchées
J’ai entendu un Jour cette Voix m’appeler!
Où es-tu, où es-tu?
L’Ami?
Le Seigneur de La Seigneurie!
Le Souverain du Désir!
Je n’ai rien pris, je n’ai rien pris!
Je suis à avancer en cet Oasis qui me hante
Viens, Viens, Je suis Là!
Voici la pitance du jour!
Un cœur devenu la main qui se tend en sa mendicité!

De ne plus rien comprendre devient le prétexte pour avancer!
De s’arrêter devient le moment où Tout apparaît!
Voyageur, les cailloux mangent tes pieds
De Le nommer devient une nécessité!
Ta bouche murmure le silence de Sa Présence
L’Echo est à s’annoncer!
Entends!
Le Vent est à t’envelopper!
La Monture se présente à tes pieds!
Ton corps est à ondoyer!
Ondoie!
Vois comme les arbres sont à te montrer!
Ondoie!
Célestes danses lors que La Porte s’ouvre en L’Instant!
Nuit en ce Jour!
L’Entier Mystère qui s’étonne de son propre Mystère!
Vois, Je suis à Me Contempler!
Ondoie!
Clame Le Nom et élève-toi!
Ne résiste plus!
Voyageur!
La poitrine connait les soubresauts de L’Appel!
Ondoie!
Ne résiste pas!
Clame le Nom!
Le souffle est ton Véhicule!
Le Paroxysme des états!
Le Ciel s’offre en cette descente!
Ondoie!
Ne résiste pas!
Le Rythme est une pure Joie!
L’Au-delà, L’Au-delà!
Chevaliers soyez unis!
L’Âme monte aussi!
Ma Folie!

Je n’ai rien pris, je n’ai rien pris
Mon bivouac est une Coupole Étoilée
Des milliers qui sont à nous attendre en ce Regard!
Chaque seconde est une Révérence en Sa Réalité!
Le Dôme est une offrande flavescente
La délicate seconde qui se déploie en La Munificence!
Le Roi est Là, Le Roi est Là!

                                          Naïla

Apparences

david-bowers_windowPeinture de David M. Bowers

 

J’agis sans me laisser emporter par l’action,
De sorte à ne pas m’assimiler à elle ;
Je pense mais mon esprit demeure en suspension ;
Force de l’idée, sans fixité, car l’idéel

Se fait idéal, qui couve l’idéologie,
C’est-à-dire la mort des idées, leur source même ;
De la sorte, la pensée devient pathologie ;
Liberticide, c’est partout le malheur qu’elle sème.

Je dis mais je n’enferme pas les mots dans mes dires ;
J’écoute de même ; dans ce rire, est-il un sourire ?
Quand je regarde, c’est une fenêtre que j’ouvre ;

Ce que je vois est cadré par cette fenêtre ;
Les choses sont bien plus que ce qu’elles laissent paraître ;
Insondable est le mystère qu’elles recouvrent.

ML & MS, Le chemin des étoiles

Force de l’instant

Gerhartz_Daniel_Force de l'instantPeinture de Daniel F. Gerhartz

 

Il y a ceux dont l’unique désir est de vivre
De la meilleure façon leur courte existence,
Ayant pour juste ambition de rester libres,
D’avoir le nécessaire et même un peu d’aisance.

Il y a ceux pour qui rien n’est jamais suffisant,
Voulant toujours plus qu’ils n’ont et bien davantage ;
Se haussant le plus possible et méprisant
Quiconque ne leur est pas de quelque avantage.

Si beaucoup font le rêve de la célébrité,
La plupart n’a que faire d’une gloire vaine et futile,
Se souciant de bien manger et bien s’abriter ;
Pour le reste, c’est point de refus, quoique peu utile.

S’ajuster au monde, s’accommoder avec soi
Et garder la mesure ne sont point choses acquises ;
Chaque jour le destin nous surprend ou nous déçoit ;
L’on prend souvent sur soi, cette raison est requise.

Le matin qui vient est peut-être le dernier ;
Je le salue comme tel car c’est le plus intense ;
Vivre c’est mourir chaque jour, pourquoi le nier ?
Mais alors, quelle force dans chaque instant ; c’est immense !

L’essentiel ne peut-être qu’en nous, pas ailleurs,
Et l’y chercher c’est s’assurer d’être de reste ;
La nature qui nous commande est notre bâilleur ;
Toute relation qui nous en détourne est funeste.

Cette sagesse est vieille comme le monde car les Anciens
Ne furent certes pas moins humains que nous ne le sommes ;
Leurs écrits demeurent et chacun peut les faire siens ;
Mais rien ne vaut de penser par soi-même en somme.

Marc

Voici la nuit qui couve son Aube

Resurrection by Claudette Dean ~ The Divine Masculine Feminine

Peinture de Claudette Dean

 

Cela veut dire qu’il fera jour demain encore
Et que le courant n’a pas emporté la lune
Qui s’y reflète ; que nos esprits sont en accord
Lors que l’instant leur offre sa Lumière immune.

Que rien n’étant en soi localisé, la voie
N’a point de direction et n’est ni dépendante
Du savoir qui est de l’illusion le pavois,
Ni du non-savoir qui est confusion béante.

L’Amie, tu le dis souvent : longue est la route.
En elle, l’Âme se veut aller au-delà du doute
Car là est le Vide ouvert à l’Illimité.

C’est dans le Tout Possible de Dieu que se trouve
La clef de l’Impossible en lequel s’éprouve
Toute intention qui monte vers cette Ultimité.

Marc

Wieslaw Sadurski_dec_dreamPeinture de Wieslaw Sadurski

Chant de L’Unité

Il est un Lieu qui désormais n’est ni Temps, ni Espace.
Il est Le Tapis de La Proximité!
Et qu’est-ce donc cette Proximité?
Lors que tout se suspend en ce Cœur devenu Temple, Ô Temple!
La Voûte en ce sentier jonché de nos pas mesurés en cette cadence!
Ô Temple!
Le Ciel s’offre en Sa Sacralité Révérencielle!
As-tu perçu les fluviales vagues essentielles?
Lors que les Bras s’élancent en ces branchages ondoyants, vois comme Le Ciel est Proche!
Les Ondes s’émerveillent des Subtiles Rencontres!
Ni Temps, ni espace!
Ô Temple!
Les effluves sont le Jardin Secret de La Quintessence!
As-tu perçu comme Le Cœur Lui-même transpire ces Perles d’Amour, les Rosées de L’Approche?
Voici La Beauté qui s’étonne: suis-je en ce Lieu Vierge?
Les douceurs de L’Ivresse sont les enlacements lors que fusionne le Vent en ce corps languissant!
Ô Temple!
Les Yeux s’étonnent de rencontrer les soieries que les cils caressent: sommes-nous les témoins d’un tel effleurement?
Voici que s’élancent à l’ombre de La Toute Protection, les Aspirations du Soupir Primordial!
Comment est encore le cœur à s’étonner des Ultimes Promesses!
Le Chant s’intensifie des secousses du Souffle de La Majesté!
Il n’est aucune Réalité qu’en Ta Toute Réalité!
Ô Temple!
Les herbes sont cette émouvante marche qui se décline en Sa Seule Unité!
Chacune de leur présence en cette Vallée est à se rassembler en ce toucher!
Les pas sont à s’étonner: que faisons-nous à fouler cet endroit sacré? Notre nudité est à s’écorcher des vivaces instants qui sont à nous révéler notre pauvreté!
Voici la marche devenue Légèreté et hébétude unifiées!
Ô Temple!
L’Echo est à clamer sans aucune retenue: je me soumets, je me soumets, je me soumets!
Tous, mes Amis, Tous, soyez Témoins de cette Unité!

Voici Le Chant en son intégralité:

Depuis L’Unité, se sont fragmentées les poussières
Des milliers de particules contenant toute L’Histoire
Es-tu à réaliser tout cela, Ô toi insouciant devant le Mystère?
Chaque danse atomique inscrit l’état de notre Mémoire
Les Ondes infinitésimales de chaque mouvement
Es-tu à réaliser cette Architecture qui Tout contient?
Suspends ton souffle, juste un instant et médite sur le Temps!
De chaque seconde se déploie le monde qui advient

Ô mon Chant, Ô L’Amant, Ô cette Folie
Je marche en ne sachant plus que faire
Est-il encore une Vie lors que Tout est Là?
Étourdissante Perception qui se multiplie
Depuis L’Origine en cette Première Sphère
Munificence Harmonieuse en ce qui se déploie

Un seul de Ton Verbe et tous les Océans
Un Seul de Tes Regards et Tous ces Jours
Un Seul de Tes Expirs et tous nos soupirs
Un Seul de Ton Ordre et Tout qui s’achemine
Un Seul de Ton Chant et fusent Toutes les Lumières
Un seul de Tes Respirs et voici notre Histoire
Chacune de nos pensées, chacun de nos propos
Chaque grain qui en cache un autre et c’est L’Infini
Voici L’Ombre et Voici La Lueur
Voici le Rire et voici les pleurs
Voici Le Bruit et voici Le Silence
Voici La Nuit et voici Le Jour
Voici les Plaines et voici les Monts
Voici Le poisson et voici celui qui a des ailes
Voici La Colère et voici La Paix
Voici La fourmi et voici L’Abeille
Voici La Rose et voici Le Lilas
Voici L’Aube et voici Le Soir
Voici La Pluie et voici La sécheresse
Voici La Main et voici Le pied
Voici L’Éclat et voici Le Terne
Voici Un discours et voici celui d’hier
Voici un Homme et voici un autre
Un seul qui a commencé et voici L’Instant d’après
Tout Cela et plus encore, plié et déplié
Si tu pouvais comprendre, Ô toi L’Insouciant!
As-tu saisi cette Immensité qui t’englobe sans que tu puisses L’englober?
En une seconde, et tout ce monde qui se tient
Depuis les cimes enneigées et depuis les torrents
Depuis ton cri et depuis ton sourire
Depuis ici et depuis là-bas
En une seconde et des milliers que tu ne perçois pas!
Simultanéité, concordante et dissonante
Il en naît des milliers et il en meurt autant!
Depuis Le Mont Sinaï et depuis La Kaaba
En La Jérusalem et en La Mémorable Lhassa
Dix mille Chants, dix mille Beautés
En cette Eau que tu bois et en cette Terre qui te nourrit
En ce doux vent qui t’apporte les Nouvelles
As-tu saisi ce Grand Miracle?
Oh, l’as-tu saisi?
Chaque son est une Onde depuis L’Origine!

Ô Mon être existant et mon être inexistant
Celui que je trouve à marcher
Et celui qui se suspend
Ô mon étonnement, mon invitation
Ô mon tourbillon en ce subtil
En ces marquantes questions tactiles
Es-tu à fuir ou bien à trouver encore?

Tout ce qui est en ce qui se saisit
Et tout ce qui est en ce qui ne se saisit pas
As-tu pressenti ces paradoxes?
Observe-bien comme chaque pensée est encore une autre
Tout ce qui se voit et tout ce qui ne se voit pas!
Observe comme chaque idée a donné lieu à ce qui se déploie
Tout ce qui se concentre et qui devient signe
As-tu mesuré comme les images étaient encore un langage?
Observe combien de toi tombe dans l’oubli et combien qui se souvient
Observe la réalité de ton passage et tous les schémas qui se diluent
Mythes et légendes sont encore des condensées de ce qui est contenu en ce concentré
Qu’est-ce donc cette Origine qui est semblable à mille sources jaillissantes?
Tout encore qui se devient en ton regard limité est un tremblant émoi!
Qu’es-tu à saisir, insouciant qui méconnaît tout cela?
Qu’es-tu encore à renier en cette évidence que voilà?

Depuis les Quatre qui se réunissent en cet envol, lors que Tout les mande!
Les oiseaux sont à se rassembler en L’Un!

Amour rencontre Amour

 

L’Ami,

Il m’est venu cette pensée: l’intensité est belle de par son mystère qui nous révèle encore l’intensité!
Pressentir Cela est comme une Révérence avant une Danse!
Lors que chaque moment se présente à nous comme un perpétuel ondoiement, et que chaque ondoiement s’invite en une courtoisie, nous entrons en ce que j’appelle La Seconde Sacrée.
Elle tremble de par une fragilité qui lui est inhérente, mais elle vibre également de par une force qui relève d’une profondeur subtile.
En chacune de ces secondes, suspendue elle-même à cette richesse que sont ces secondes qui se cueillent telle une offrande, se trouve alors la Grâce!
Le Souffle est Le Souffle qui remonte si loin, que La Source Primordiale en devient perceptible.
Alors, l’être s’immobilise et devient le Réceptacle.
Au milieu du Jardin subliminal, lors que l’Echo nous murmure Sa Parole, tout le Corps fait silence et laisse venir Celui qui vient!
Le Cœur est à Le sentir!
Un bruissement imperceptible qui force Le Respect!
La Voix intérieure est à dire en une délicate supplique: Viens, Oh je T’accueille, Ma Présence, Viens!
Peu importe que le corps soit encore là!
Les yeux de L’Âme Le voit.
Peu importe tous ces gestes qui se fondent en ce qui n’est ni avant, ni après!
Est-il un Autre qui se pourrait être La Présence?
Est-il un Autre qui se pourrait être L’Intensité?
Lors que La Présence s’approche, nul ne peut L’égaler!
Elle est à s’annoncer!
Elle est à se Clamer!
Pour avoir pressenti cette intensité, je l’ai cherchée.
Je pouvais rester ainsi des heures à L’attendre.
De La pressentir, m’a souvent amenée au silence.
Je savais que Cela arrivait!
Les larmes me montaient aux yeux!
La gorge était nouée par une indicible émotion!
Mon corps entier devenait soudain mille corps à la fois.
L’Ami, La Présence est en La Présence!
Lui Seul est en Sa Présence!
Lui Seul est à se visiter!
Lui Seul est Sa Réalité!
Lui est Lui!
Lui Seul est à se vénérer!
Il est une autre pensée qui me vient: La Lumière est goutte qui inonde tout le reste qui se laisse inonder!
C’est alors que la lumière, peu à peu gagne notre cœur.
Cette Lumière ne connaît plus qu’elle-même!
Que se passe-t-il donc?
L’Âme qui connaît L’Âme se met à danser!
Ceci est la joie!
L’Âme reconnaît L’Âme!
Ô Beauté!
Le corps suit et entre en cette Transe!
Quand bien même il y aurait mille souffrances, la lumière s’offrirait en un sourire.
Elle se voudrait L’accueillir!
L’Âme dit à Son Âme: ni Toi, ni Moi, puisque Nous sommes!
Mon Âme, Ô mon Âme, nous sommes à nous unir en cette ronde!
Ni Espace, ni Temps, nous sommes en ce Jardin Sacré!
Nul n’a le droit de profaner un tel lieu!
Il est Le Temple de Notre Intention!
Or qui est à offrir Cela?
Qui peut faire jaillir cet Or Pur?
Qui peut faire surgir mille reflets en La Pureté d’un Diamant?
Qui peut ainsi faire entrer le pauvre indigent en Sa Proximité?
Les Arbres s’élancent en ce Raffinement que déploient les nobles serviteurs de La Présence.
Même le Papillon se vient en l’effleurement le plus vénérable épouser la question!
L’Âme béate frémit sur les lèvres de notre indigence!
Celui qui t’ouvrent Les bras à Sa Présence t’enseigne aussi, et les Convenances et les Révérences!
La Pleine entièreté de cet instant te donne à vivre alors La Pleine Gratitude!
Tu es alors à apprendre en chaque moment qui se renouvelle dans Sa Lumière!
Tu es alors en cette Reconnaissance de Lui en Lui qui connaît Les bienséances de Son Propre Accueil!
C’est Cela La Vraie Connaissance, lors que que tu sais que tu ne sais rien, Lui qui sait Tout, te donne à voir Le Connaissant!
Chacun de tes gestes sont alors à Le voir s’accueillir en toi!
Telle est La Présence!
Telle est Le Parfait Amour!
Car Amour rencontre Amour!

Nef fragile

Andrian+Bekiarov_nefs%20fossiliséesPeinture d’Andrian Bekiarov

 

La Lune symbolise, comme on sait, l’émotionnel
Ainsi que l’inconscient, qu’éclaire la lumière blanche
De l’astre de nuit dont le parcours dans le ciel
Se retrouve en soi ; mais rien n’est vraiment étanche ;

L’ombre finit toujours par être éclairée
Car la nuit la plus obscure se destine à l’aube.
Dans un thème de naissance, il faut considérer
La Lune dont la partie Lilith voile et enrobe

Le conscient ; ainsi, si elle est descentionnelle,
La personne désire être nourrie par autrui
Et développe sa stratégie relationnelle

En fonction de ce désir d’être prise en charge.
Deux lunes pareilles en couple voient très vite détruit
Leur lien fragile et leur bateau n’en mène pas large.

Marie-Louise

 

Christian+Schloe 9Peinture de Christian Schloe