Pieds nus

Il n’est rien à désirer si ce n’est Celui qui désire et il n’est rien qui ne soit parfait au moment du dénuement. Il n’est rien à défendre, comme il n’est rien à vouloir posséder. Ici, en cet instant, tout est parfait. C’est Cela mon corps et c’est Cela mon acte d’être. Je dois marcher là où Il me mande, et je dois accomplir là où Il me dit d’accomplir. C’est pourquoi, tout de ce monde t’en éloigne, mais tout de ce monde t’en rapproche. Le monde a le visage de mon cœur et mon cœur regarde le monde par Son Visage. Je ne saurai obéir à autre que Le Maître dont le Visage me donne à la paix. Il est Le Seul qui m’unifie et ne me ment pas. Il est Le Seul qui connaît Le Chemin de mon Âme. Il me fait aimer la nudité et le renoncement. Il me donne à ce qui ne périt pas. Alors, c’est en Cela que je suis en paix. Je me suis pardonnée mon ignorance, car Tu es Le Connaissant et j’entre pieds nus dans la Vallée, car je ne saurais garder les sandales de la distorsion et de la séparation. Pieds nus, je puis entrer.

Transcendance

 

La Beauté de la puissance vibratoire est une réalité que certains peuvent apprécier, indépendamment de leur ralliement ou non à un cadre dit spirituel. Car Le Vivant est Magie du Logos. Tout être peut en goûter les effets, même à son insu, car Le Vivant est de nature à envelopper tous les êtres, puisque tous les êtres viennent du Vivant, et vivent, même mécaniquement, par ce Vivant. Que cela soit perçu lors d’une fulgurance intermittente et spontanée, ou par un quelconque effet lié à une pratique assidue, cette Présence est de même nature, mais ne sera pas à donner les mêmes informations, ni à se réaliser de la même manière, puisque c’est le prisme de notre être qui révélera notre être-manifesté selon les singularités propres à celui-ci. Nous sommes ce corps-vibratoire-résonance et de fait, nous ne pouvons échapper à cette Réalité, quand même serions-nous à le croire. Ce qui nous semble étranger et éloigné à nous-mêmes est en réalité si proche que nous ne le percevons plus. Ainsi, tout ce qui s’élève a vocation de descendre, car ce qui s’élève rejoint la dimension de La Descente, sans quoi la spiritualité ne vibre plus et ne peut se prétendre Transcendance. Lors de La Descente, en cet Accueil qui est Coupe, la Reliance permet de recevoir Le Flux vibratoire et donc ainsi d’accéder au Réel. Ici, nous sommes dans le Rêve, laboratoire éminent, tandis que ceux qui vivent L’Eveil se rendent compte et du Rêve et des Rêves successifs qui les traversent comme autant de possibilités pour accéder à La Connaissance. Lire la suite

Le règne de l’ignorance

DONum: L'Apocalypse. La bête qui monte de la mer XIII, 1-4 et la ...

La connaissance de L’Homme amène inévitablement à La Connaissance de La Création, et donc, de fait, à La Connaissance du Créateur. Si effectivement, tout est en nous, comme aiment à le répandre certains courants spiritualistes, nous ne pouvons raisonnablement méconnaître les magnifiques clés qui nous ont été léguées depuis L’Aube des Temps afin de réactualiser notre être profond et le redonner par la même, aux moyens personnels qui le mènent enfin à la réalisation de Lui en Lui. Ne pas saisir Le Merveilleux de ces messages puissants, emprunts d’une Sagesse indéniable est malheureusement le signe de la dégénérescence humaine. La période actuelle intensifie de plus en plus cette visible dégénérescence. Il nous faudrait insister avec cette gravité, lourde gravité à laquelle nous ne pouvons échapper, sur l’aspect indubitablement révélateur de cette solidification du mental, incapable de décrypter les signes et le langage des Anciens. Il est vrai que l’homme cherche à fuir les souffrances, les remises en cause (c’est-à-dire son introspection), et à comprendre les réalités quintessenciées de son être. Non seulement, il fuit ces souffrances (car il pressent qu’il devra passer par le four alchimique de sa transformation), mais il tente aussi désespérément de se fuir lui-même. Prenant conscience de la distance qui le sépare de sa réalité essentielle, il va déployer, avec une frénésie quasi démentielle, une stratégie qui consiste, outre le fait qu’elle le prive des données de sa réalité, à le mener inévitablement à son auto-destruction.  Les subterfuges, les analyses hallucinatoires, procédant d’une sorte d’hystérie collective, sont autant de stratégies visant à se déresponsabiliser, mais aussi à se nier, car l’homme veut âprement entrer dans la néantitude de sa négation. Il s’y acharne avec la terrible méconnaissance de ce que cela implique. Toute Conscience est inaltérable et vouloir s’anéantir dans le néant avec cette conscience immutable c’est vivre le choc d’une pulvérisation, d’une désintégration consciemment exponentielle et qui deviendrait L’Enfer infernal.  C’est cela que La Religion primordiale nous rappelle. Méconnaître La Sagesse Traditionnelle, méconnaître les Relais Relayeurs des Religions, les niant par ignorance, alléguant leur inefficacité sous prétexte qu’elles ont manifesté des violences rédhibitoires par le passé, ou présentement, est avant tout signe de mauvaise foi. Nous dénonçons haut et fort ces raccourcis qui ne sauraient donner à l’homme La Réalité de L’Unicité à laquelle il est destiné. Cette méconnaissance de L’UN est de fait à nous dévoiler la supercherie de tous ces courants qui prétendument se voudraient faire l’apologie de L’Un sans en avoir saisi le sens essentiel, ni saisi ni de près ni de loin La Réalité-Une. Car seule La Réalité-Une donne accès au Logos primordial ainsi qu’à La Connaissance Originelle. Si tout est en nous, il est vain de déclarer que nous avons été parasités par des extra-terrestres, ou par des aliens. Les seuls aliens que je connaisse sont les hommes eux-mêmes. Leur ignorance est leur alien par excellence. Oser remettre en cause toute La Sagesse ancestrale c’est se remettre en cause dans les principes fondateurs de notre cycle actuel ; c’est entrer dans la contre-initiation, et donc adhérer, sans nul doute, à la doctrine de l’antéchrist. Tel est l’imminent danger de destruction qui se profile. Telle est le règne de L’ignorance qui se concrétise. Les hommes faibles et peu éveillés tomberont dans la plus grande des confusions de tous les temps. Mais tel est aussi les temps du Rassemblement.

Et Dieu est plus Savant.

L’Homme véritable

Si nous avions su lire en nous-mêmes, nous aurions découvert le Mystère de La Vie. Nous sommes La Cartographie de La Création, mais nous avons perdu notre Interprète. Nous balbutions aujourd’hui des réalités mentales et psychiques qui n’ont guère dépassé le stade élémentaire de la vue figée. Or, celui qui entre dans l’univers de Son Âme, voyage partout sans besoin d’aucun outil. Aucune technologie ne saurait nous mener à cette Réalité. Vous êtes Serrure et Clef, mais vous l’avez oublié.

L’Unicité d’Être (Wahdat al Wujud)

Peinture de John Singer Sargent (1856-1925)

 

Il n’est de réelle Présence qu’en L’Unicité d’Être. Celle-ci est, incontestablement, à donner en L’Ultimité, les réalités de L’Existence, c’est-à-dire : l’apparition dans L’Être, le Manifesté. Comme Sa Réalité l’indique, Elle est, non-pas inconstance, ni éparpillement, mais bien Absoluité du Rapport au Monde par Lui en Lui. Tout cheminant est sur une Voie droite. Il ne saurait être dans la dispersion. Tout, de façon unitive, le ramène à cette Réalité-Une. Lors de cette Un-Tension qui procède de L’Appel intérieur, lors de son consentement mutuel qui vient précisément de cette Conscience, Le Chemin s’empare de lui et élimine progressivement tout ce qui n’est plus Le Chemin. Car celui-ci est en parfaite concordance avec Sa Finalité. Il ne saurait être différent. La finalité est à La Ressemblance de La Voie et La Voie est à La Ressemblance de La Finalité, c’est à dire La Demeure. Il est par un effet de Réflexivité, de Ressemblance à l’image de Ce qui l’appelle en lui. Lui est Lui (Huwa Huwa). Il ne saurait être une autre finalité, quand même, certains individus sont malheureusement à vivre une souveraineté qui ne procède nullement de L’Unicité d’Être. Ce qui domine la plupart des individus, c’est-à-dire l’ego, n’en possède hélas, aucune des singularités spécifiques. L’Acte d’Être révèle sans possibilité de se tromper, la Souveraineté de L’Âme. Il est plus juste de dire que Dieu est Le Souverain de nos âmes que de dire je suis souverain de moi-même. L’Etat de Souveraineté souveraine nous donne à La Présence sans discontinuité, quand même L’Absence n’est plus ressentie comme Absence, mais plutôt comme une latence, alors que la présence à cette Latence, devient aussi présence. Quand le Souverain règne en Sa Souveraineté, il devient serviteur. Il est, du reste un grand secret concernant cet état de servitude. Les convenances liées à La Seigneurie, Celle-même qui nous enseigne les actes de la pure et noble chevalerie, nous retient de l’exprimer. Un être en L’Unicité d’Être est présent à tout moment et sait s’effacer, c’est-à-dire, renoncer à son droit d’être, pour devenir présent à son Altérité. Il entre dans la dimension de L’Acte d’Être. C’est pour cela que L’Autre est un autre lui-même, et c’est ainsi que le serviteur ne dissocie nullement Le Temps du moi du Temps du Soi. Alors, La Présence est unitive. le cheminant ne peut éprouver le sentiment d’une appropriation quelconque de son temps, ni de sa personne. Il est dans ce que l’on appelle La Verticalité de son rapport au monde. De fait, il serait plus juste de dire que La Réalité Divine est Souveraine et agit pleinement en lui. Il s’agit donc des qualités essentielles qui sont le propre de L’Homme Universel, de l’Homme Transcendant.

La Quadrature du Cercle ou Réalité du cheminant de Dieu

L’opacité de ce monde n’est plus un mystère qui s’ignore et d’avoir traversé un monde si opaque à Ton désir, est une véritable épreuve. Mais lors que Le Désir de Toi submerge tous les autres désirs, il ne reste plus que La Coupe, auréole de Ton Fleuve augural qui rejoint La Béance, Isthme des deux mondes, confluent des eaux douces et celles des eaux salées. En Elle, L’Union, en La Permanence de La Verticalité, qui est d’ores et déjà le Point de convergence, et l’entrée dans la nature proprement humaine. Considère La Croix comme la seule possibilité géométrique te permettant de réintégrer ta nature essentielle, celle-ci te faisant cheminer jusqu’au Centre de L’Origine, dans la perfection même de cette réalité concentrique, lors que L’Assise s’élève au sein du carré magique. Sache que si l’homme ne retrouve pas l’homme, il est à la dérive, approche la limite du basculement et subit l’inversion. L’homme côtoie à chaque instant tous les univers, toutes les dimensions infra et supra-sensibles. Mais il n’en a pas conscience, tout occupé qu’il est à projeter sur les murs de son opacité toutes les représentations du Réel, lors éparpillé. Quand l’homme ne sait pas qui il est, il vit perpétuellement la chute, la dislocation de son être et se retrouve sujet à la dérive. Il entraîne de fait tous les univers qui sont Sa Réalité occulte. Non seulement, il vit la défragmentation, mais change de nature. Il est mutation et cristallisation dans le monde psychique. N’est-il pas, lors, incarnation de son psychisme ? Il ne connait plus son origine, puisque coupé d’elle, et ne peut prétendre à une humanité, puisqu’il est enchaîné à son psychisme et que celui-ci ne possède pas les facultés d’appréhender son véritable état. Les êtres dotés d’une grande sensibilité, sont des êtres d’intuition et percent les opacités d’un monde dégénéré. Ils n’ont pas toujours les moyens d’aller plus loin. La confusion actuelle leur donne superficiellement les miettes d’une spiritualité incluse elle-même dans ce système opacisé et qui contribue, malheureusement à les égarer.

Sache que La Réalité du cheminant est La Réalité de L’Origine. Son aspiration procède de L’Origine Elle-même ; voilà pourquoi il est question de Retour, de Retournement. Comment reconnait-on un cheminant, un aspirant ?  Celui qui est L’Origine est Celui-là même qui cherche. Or, L’Origine ne saurait se distinguer d’Elle-même, ni dériver hors d’Elle-même. Comment sait-on qu’un cheminant est réellement aspiré par Le Désir Divin ? Il revient par Le Chemin qui est L’Origine Elle-même. Quand même l’aspirant serait en sa singularité, Le Point de Convergence demeure Lui-même inchangé et répand son parfum d’Absoluité. Sache, Ô Aspirant ! que ce n’est pas toi qui cherches mais Lui qui te cherche. Or, Le Chemin est à Sa Ressemblance. Ainsi, L’homme véritable est à L’Image de Dieu. Il en est Le Lieu-Tenant, Le Représentant, L’Éclosion Florale en cette Géométrie Parfaite car La Maison de Dieu est Cubique. Telle est La Bâtisse qui permet La Quadrature du Cercle. Telle est La Réalité de L’Homme transcendant.

Enceinte sacrée de La Kaaba, Mecque, Arabie.

Le règne de la confusion (3)

Plus que la désinformation, plus que la mal-information, le temps est venu où la confusion se logera dans chaque maison, comme l’éhonté scandale de notre déchéance : Incapacité de discerner, incapacité de suivre, ni de dire, comme assommé par des décennies et des décennies de non-pensées, d’asservissement avec le confort et avec la pseudo-sécurité, aliénation suffisante à tout ce qui est venu corrompre les cœurs. L’heure est venue où la vraie colonisation de votre mental va apparaître au grand jour, comme la somme probatoire du brouillon de vie que l’on veut vous vendre.  N’entrez pas dans cette confusion, n’y mettez pas un seul de votre orteil. Fermez vos portes, fermez vos fenêtres, restez assis. Le vent mauvais de la confusion souffle. Demeurez en vous-mêmes ! Stabilisez-vous par le Souffle. Allez à l’essentiel ! Créez votre propre univers. Entrez en votre Citadelle. Croyez en la puissance de votre Origine et apaisez-vous. Il n’est de Réalité que L’Unique Réalité. Chaque fois que vous sentez les susurrations qui proviennent de la peur, réfugiez-vous en Lui. Cherchez le Guide de votre âme. Tenez-vous à La Cordée. Ne vous dispersez pas !

Lire aussi Règne de la confusion (1)    et Règne de la confusion (2)

Ainsi que Règne de la confusion ou constellation intérieure

Mes frères

Je vous aime mes frères, et ne me lasse jamais de m’asseoir sous l’arbre frémissant. De l’avoir vécu, jamais Cela ne se perd. L’Amour est fou de Sagesse, paradoxe inouï, et je suis l’esprit qui voyage de contrée en contrée pour vous rencontrer, mes frères. Il m’a fallu traverser tant de paysages, il m’a fallu marcher si longtemps et souviens-toi, je n’appartiens à personne, car mon âme libre ne sait s’arrêter et si nous avons tant voyagé, c’est pour vous rencontrer mes frères. Pouvais-je aller sans vous toucher, dans l’imperceptible, mes frères, oui dans ce qui ne se dit pas et que le cœur sait ? J’ai encore la soif de vous voir, ici, là-bas, à des années lumières, sur les rives que j’ai reconnues, dans les feuillets que j’ai ouvert, dans les frôlements de vous, dans les indescriptibles approches. Je vous aime mes frères et je marche encore, même lorsque vos noms sont évoqués, Ô Hommes, vous, ceux qui êtes nés, et je tremble de l’indicible révérence de vous aimer. Plus je me suis assise à votre Table et plus aucun met ne m’a semblé aussi bon. Qu’avez-vous fait de votre sœur, qu’avez-vous fait d’elle qui ne sait plus rien goûter qu’à vos mots emplis de lumière, Ô Vibrante Lumière ! Comme me semble terne tout ce qui n’est pas de votre jus, tout ce qui ne s’est pas abreuvé à La Source ! L’Origine a un goût inégalé. Mes frères ! Une goutte est semblable à mille océans, et je demeure assise auprès de l’arbre frémissant, puisqu’en lui, j’ai connu vos prières, votre fidélité, les noblesses et la pudeur. J’ai bu à votre miel, nectar ambré de votre beauté. Vous m’avez tout appris, dans les mondes atemporels, et vous avez jusqu’à ce jour ensemencé les plaines de nos déserts. Je m’assois auprès de vous, mes frères et veuillez ne pas me voir. Continuez, je bois à vos verbes de lumière.

Exotérisme et Ésotérisme, Réalité de L’Unicité de La Présence

Beauté qui irradie le cœur, comme une unité qui viendrait à éclater en mille fragments, puis, dont la puissance du KUN FA YA KUN, sans qu’aucun élément ne soit perdu, Réalité de La Révérence mutuelle de Lui en Lui, Dedans فیه ما فیه , rassemblerait tous les morceaux épars, telles des perles consubstantielles à leur Sens et Essence, natifs de la seconde venue, incarnation conscientisée, Chair, Âme et Esprit et basculerait dans L’Autre Vision du Monde, Ciel devenu Terre et Terre devenue Ciel, Argatha subtile des dispositions du Germe éloquent, Verbe des contemplations et des Guidances. Que ce soit le règne minéral, le règne végétal, ou le règne animal ; qu’il soit question du Royaume des effets subtils du Royaume Terrestre en numéraire septénaire, que l’on aborde les plans supérieurs du monde MALAKUTI, celui des anges, phénoménalité angélique, qualités intrinsèques à la réalité essentielle du supra-monde, ou que l’on s’élève jusqu’aux Réalités supérieures du Monde Révérenciel de La Conscience Seigneuriale, en ces étapes de la vassalité des chevaleries chevauchant, en lumière fulgurante, accédant ainsi aux successives possibilités cognitives des Royaumes de La Gnose, du Regard Témoin, au Regard du Témoin du Témoin, tandis que le Périple ascensionnel s’inscrit dans La Réalité de L’horizontal et de La Verticale, sens des lois naturelles, celles qui gouvernent les lois du MULK, Royaumes successifs des sept Terres, celles qui gouvernent les sept cieux, MALAKUTI, mais il est un troisième Périple qui fait entrer Le Pérégrinant dans les Royaumes ILLAHIYA, Royaumes de La sublimité Divine, et sans l’intégration de ces Lois immuables, toutes autres tentatives sont repoussées par les Gardiens de ces mondes. Car, nul n’entre s’il n’est géomètre. Nul n’entre s’il n’est semblable aux Mondes. Lire la suite

L’idolâtrie

Ne cherchez point d’idoles en dehors de vous, car les idoles sont en vous. Ne cherchez point les nœuds inextricables en dehors de vous, car ils sont en vous, fait des nœuds de l’obscurité. Ne cherchez pas les passions hors de vous, puisque les passions sont en vous. Et ne cherchez pas les causes hors de vous puisqu’elles sont en vous. De ne pas avoir vu en vous, le monde s’est engorgé de vos folies et de vos effigies. De ne pas avoir considéré votre univers en vous-mêmes, voilà qu’il s’est érigé dans la laideur et la vulgarité. Et il n’est pas plus grande abjection que le mensonge, et ne songez pas à vous cacher, car Le Regard est partout où vous allez. Là où sont vos dérives, vous dressez les pierres de vos infamies, et je vous le dis en vérité, ce monde va périr. Mais ne pleurez pas, ni ne vous lamentez puisque vous avez construit le monde auquel vous aspiriez. Il viendra le temps où le Zéphyr soufflera et emportera le moindre atome de bien. Les cœurs seront desséchés, mais je vous le dis en vérité, ne pleurez pas, non, ne soyez pas à vous lamenter. J’attends le Zéphyr, celui qui parle à mon âme et je vais dans les larmes de mon corps esseulé, et je vais depuis Le Sentier parfumé des senteurs de Son Amour. Ô puissiez-vous vous affermir et vous sauver. Puissiez-vous revenir de votre hébétude et vous réveiller. 

Le Temple est en vous, La Jérusalem est en vous, Le Ciel est en vous, La Prosternation est en vous, Le Chant est en vous. L’Ultime est en vous. Les faussetés et les lâchetés sont en vous mais La Mémoire est en vous. L’éclipse est en vous. Le Réveil est en vous. La Vérité est en vous. La Crainte est en vous et la Justice est en vous. La Beauté est en vous et l’idolâtrie est en vous tout comme L’Unicité, car en vérité, toute dérive est une déviance et toute déviance a son apogée. Entrez dans le désert et désertez toutes les dérives. L’Amour est Sa Réalité.