Les perles de la lumière des secrets: LVI

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Chaque jour qui paraît,
Tu es à Ton instant qui me consume en cette longue attente…
Mais si je plonge en mon intime alcôve,
C’est Ton visage que je retrouve là…
Malgré l’absence…
Je ne veux voir que Toi dans l’espoir de T’entendre,
Je ferme mon regard sur ce monde
Et Ta voix parle tendrement à mon oreille cordiale
Et je sais que que Tu es l’amour donné,
Celui qui ne peut se reprendre
Car il est écrit sur la page d’un immuable livre
Et Ta voix me murmure la joie indicible
Qui surgit des versets bien compris
Dans l’ampleur et l’exaltation de la parfaite psalmodie
Et Ta voix me chante les douceurs de l’embrasse et des cœurs mêlés,
Des poitrines qui respirent à l’unisson,
Des peaux qui se frôlent
Et frissonnent dans la clarté rouge d’un horizon vespéral…
Et sous le figuier de Ton père…
Qui s’est à jamais enraciné dans mon âme,
Je cueille chaque jour les fruits de notre union,
Je goûte à chaque instant les lumières de Ton regard
Et les perles de Ta voix…
Soudain, c’est une nostalgie jaillissante
Entre l’éloignement et le retour qui me submerge
Comme une incertitude qui se voudrait certaine,
Comme un égarement qui se prétend la voie,
Or, je le sais,
L’amour ne diminue pas
Il se retire ou bien s’accroît
Tel un océan qui respire d’une marée à la suivante,
Laissant la terre à nu et la couvrant tout à la fois.

Multa paucis (2)

Hermes_mercurius_trismegistus_siena_cathedralHermès Trismégiste, pierre gravée – sol de la Cathédrale de Sienne

 

Le mot « Dieu » jamais ne m’a écorché la langue,
Sous le prétexte d’être partout galvaudé
Et de n’être qu’une étiquette servant de gangue
Ou de caution à des déviances échafaudées.

Il y a la physique et la métaphysique
Puis ce que nous nommons ici le Par-Delà,
Qui serait une sorte de méta-métaphysique,
– Quand ce qui est en haut se réalise en bas –

La Vérité est partout et les Grands Mystères
Que l’esprit approche sont par la main effleurés.
C’est en cette pensée que je me veux demeurer.

Ne sommes-nous pas les universels légataires,
En tant qu’êtres crées, d’un Dessein Originel ?
Lors, chaque instant, en cette conscience, est solennel.

Frère Eugène

5.1.3

Dualité ou Union ?

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La dualité est nécessité du manifeste, tandis que L’Union est nécessité de l’individuation, c’est-à-dire du Retour à La Réalité initiale, au-delà de toute manifestation et s’inscrivant en toute visibilité de l’être et du non-être. Celui qui ne renverse pas son arbre intérieur, perçoit Dieu hors de lui. Ceci est Illusion. Le manque de maturité donne toujours à une vision binaire des choses, et de fait à la séparation. La représentation du diable n’est rien autre que ce figement en la réalité coupée de son unité intrinsèque. Seule L’Unité donne à La Lieutenance de l’homme-Un, en sa complétude de L’Être-en-Soi. Au Dedans du Dedans, en cette Conscience-Une, il n’y a pas de divinité à adorer au sens étranger à soi, mais de Réalité à vivre en une parfaite harmonie en L’Un. Si ce monde éclate c’est de par son morcellement qui, de dualité en dualité, d’illusion en illusion, entraîne les dérives que nous constatons. Lors que l’homme retrouve le chemin de sa véritable origine, il entre en l’alchimie de la transformation. Un jour, les hommes comprendront que Dieu est eux-mêmes. Sans entrer dans les polémiques diverses qui seraient à nous réduire à l’anthropomorphisme primaire, nous soutenons cette profonde et même interpellatrice réalité : nous sommes Cela que nous faisons à notre image. Or, il nous faut de nouveau réintégrer la seule et salvatrice vision qui est celle de considérer que nous sommes ce qui est. Toutes les images que nous fabriquons sont une déviance, une dérive balbutiante de notre Quête ignorée. Telle est la puissance de La Maya. Elle est ainsi qu’elle se montre à notre image. Mais, La Maya n’est ni bonne, ni mauvaise en soi. Elle est une force inouïe, celle de notre Matrice actuelle, celle de la puissance de Vie. Avant que de chercher à changer le monde, il nous faut inverser complètement notre Vision des choses, retrouver notre Principe de Vie. Dieu n’est pas hors-de-nous. Il n’est pas une icone. Il n’est pas cette figure au-dessus. Il n’est pas notre bon-vouloir. Chaque personne qui renie Dieu, est à se renier elle-même. Je dirai plus : celui qui reproche quelque chose à Dieu est, de fait, à se le reprocher à lui-même. Dieu n’est pas un organisateur ou un non-organisateur d’un monde figé, ou chaotique. Nous ne sommes pas des pantins au service d’une Déité inapprochable. La vision puérile que nous avons de la divinité est forcément l’erreur à corriger. Sans doute avons-nous peur d’être nous ? Cette Réalité qui nous fascine, qui nous répugne aussi ? Qui sommes-nous ? Que nous reprochons-nous que nous projetons inlassablement sur Dieu ? Telle est La Question ! Ne devons-nous pas résoudre en nous ce Dualisme que nous décidons de maintenir incroyablement contre toute vraisemblance ? Mais pourquoi ? Pourquoi sommes-nous ainsi ? Je vais vous dire ceci : avant d’entrer dans le Jeu Divin, il faut passer par l’Apprentissage. La vérité du Jeu apparaît uniquement lors que nous sortons du refus que nous manifestons à l’égard de nous-mêmes.

Multa paucis (1)

liberty-crumbling-by-damon-langlois-2Liberty crumbling, sculpture sur sable du Canadien Damon Langlois

Nous vivons des temps difficiles, redoutables,
Qui obligent chacun à jouer carte sur table ;
Une époque incroyablement centrifuge
Qui dévoile tout sans qu’il ne soit aucun refuge.

Bien pauvre celui qui n’a sa demeure en soi
Sans trouver plus personne à qui donner sa foi !
Le voici collé aux divagations du monde
Qui a rendu l’humanité entière vagabonde.

L’on attend une Apocalypse de cinéma
Sans même voir que chacun est à vivre la sienne.
Tout va de mal en pis, mais qu’à cela ne tienne :

L’on poursuit de plus belle, renversant tout Dharma
Qui viendrait contrarier la commune appétence,
Système en lequel l’humain n’a plus d’importance.

Frère Maurice

5.1.3

Multa paucis : « Beaucoup de choses en peu de mots. »

Causerie de décembre

“Si Mon serviteur aime à Me rencontrer, J’aime à le rencontrer”

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Il nous vient, à observer ce monde, la pleine certitude que la période du Kali yuga est effectivement une période infernale et que sont, hélas, visibles toutes les sphères possibles et inimaginables de l’enfermement. Nous ne pouvons éluder cette réalité. Nous ne pouvons non plus faire comme si nous ne voyions rien. Quand même, il serait possible pour nous de nous éloigner à tout jamais, et de poursuivre notre chemin en la plus totale solitude, nous restons perplexe. Qu’en est-il des possibilités du cheminement spirituel ? Toute métaphysique, toute approche de la transcendance, tout témoignage ne sont reconnus que par ceux qui en ont les aptitudes. Que cherchons-nous ? Il est clair, que chacun est enfermé dans son champ de conscience, même s’il s’avère aussi être parfois une sphère de non-conscience. Toute percée spirituelle est une réalité qui demeure très personnelle. Sans désir d’appropriation, sans désir d’identification, nous poursuivons cette voie. C’est celle-ci qui s’est présentée à nous, c’est celle-ci qui nous donne à prendre du recul avec toutes les emprises émotionnelles psychiques. La voie est tracée. Elle se donne à sa propre visibilité et rien de plus. Nous ne pouvons entrer dans aucun scénario d’enfermement. C’est pourquoi, nous le savons, nous sommes au seuil du Voyage. Il nous a été possible de nous défaire de toutes les identifications, et ce progressivement. Nous ne sommes pas tentés par le dégoût, mais, il n’en demeure pas moins que nous voyons combien les uns et les autres projettent sur telle ou telle personne, leur vie et ne peuvent s’en défaire. Les icônes sont innombrables. Quand il m’arrivait de voir combien certains passaient du temps devant leur poste de télévision, je me disais : ils ne vivent plus leur vie. Ils sont esclaves de leurs enchaînements divers. Malheureusement, ils pensent sincèrement qu’ils sont à vivre. Ils entrent dans la prison la plus confortable qui soit, et y restent prisonniers jusqu’à la fin de leur vie. Il en est de même de toutes les sortes d’identifications. De nos jours, les offres sont plus que multiples. Les schémas de pensées en kit… Je les vois depuis mon enfance et je suis sidérée. Le Kali yuga est bien l’enfer. Nous sommes tous dans cette Matrice de l’enfermement. Peu y échappent. Les cœurs simples et purs, ceux qui n’ont rien à perdre sont sans doute sauvés. Les humbles qui viennent dévêtus entrent dans l’accueil. On ne peut tromper La Nature. On ne peut contourner Sa Loi. Nous y reviendrons, si Dieu le veut… Merci pour votre lecture. Je vous souhaite la lumière. J’espère que celle-ci transformera vraiment votre réalité, jour après jour.

 

Omnia vanitas (3)

christian-schloe-art-10Peinture de Christian Schloe

Se croire meilleur ou plus que l’autre est toujours
Puéril car c’est se mesurer à son aune,
Lors que, souvent, l’on n’en perçoit que les contours ;
Idem pour l’inverse car c’est en faire une icône

Et ainsi le déchoir de sa réalité,
Par le fait de le figer dans son apparence.
Nous ne percevons des choses que leur unité
Relative et dont cette vie n’est qu’une séquence.

Que savons-nous d’une personne et de son destin ?
En toute croisée est une montée qui se propose,
Et à cela, nulle alternative ne se pose,

Sinon celle d’aller dans le sens de ses instincts
Qui se veulent préserver l’illusion égotique,
Ou bien dans celui d’un esprit aphairétique.

Frère Eugène

5.1.3