Ignorance efficiente, Connaissance voilée

Moulay al-Arabi Darqawi (d. 1239/1823)

Chaque fois que l’ignorance est révélée une connaissance la remplace. Chaque fois que nous sommes dans L’Accueil, nous sommes en la Virginité de l’accueil et chaque fois que nous accueillons, nous apprenons. Pour ce faire, encore faut-il être disposé à accueillir ? Et qui donc accueille si ce n’est l’apprenti ? Et quel meilleur apprenti que celui qui l’est en Dieu ! Dieu est sans jugement. Il est La Conscience absolue et la finitude. Or, comme Dieu est L’Infini, nous pouvons dire que Dieu est L’Absoluité de la finitude. Sans Dieu, aucun dépassement. Mais plus que tout, sans Dieu, aucune clé. De nous à nous, il n’est aucune garantie. La parfaite sublimité est précisément cette possibilité d’être ouvert à Cela. Lors que Dieu s’ouvre en nous, Il est L’Orientation et L’Orienté. Il est Le Parfait Apprenti. Il est L’Enseignant. Et quel merveilleux Enseignant que Dieu ! Il gorge Son Enseignement de La Proximité à nulle autre pareille. Dieu est juteux. Il est nimbe de Lumière nos pensées, nos actes, notre Corps en ce cœur-réceptacle, en Sa suprême Souveraineté. Il est L’Agent. Sans Dieu, l’homme tourne en rond sur lui-même, tel un souriceau, aveugle, chétif et sans aucune protection.

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Médecine intuitive, Médecine du Corps

La médecine intuitive et universelle est une médecine ancestrale qui considère que chaque corps, est un Corps entier et que, par conséquent, le soin de celui-ci est singulier et unique, quand même il existerait des opportunités récurrentes qui pourraient donner lieu à la délivrance de posologies communes. La plus haute médecine qui soit est assurément une médecine qui tient compte de toutes les spécificités du patient, à savoir ses aléas psychiques, environnementaux, phénoménaux, spirituels et comportementaux. Une science très ancienne se vouait entièrement à la guérison du patient et veillait pour ce faire, avant toutes démarches, à vivre la bienveillance en lui-même. Un vrai médecin est celui qui connaît par expérience intérieure son propre corps, sachant que le corps revêt au moins trois aspects fondamentaux : l’esprit, le corps et l’âme. Sans cette considération, toute médecine et toute médicamentation s’avèrent inutiles, voire parfois dangereuses. La médecine est d’abord une médecine dont la connaissance est intérieure. L’on observe chez les médecins intuitifs, une réelle propension à l’écoute du Corps comme une source de signes, de langage relayeur. La médecine actuelle, celle que l’on nomme communément allopathique a cette tentation, hélas, de réduire le Corps du patient à un corps de masse, un corps uniforme, sans singularité propre, comme si le patient faisait partie d’une quantité. C’est par ce point de vue limité que cette médecine traite, de façon injuste et inappropriée, le corps des hommes. Elle ne voit dans la masse humaine qu’une sorte de magma chosifié et ne reconnait pas la Réalité Vivante et singulière de chacun d’entre nous. C’est pour cela qu’une véritable médecine trouve ses remèdes dans la pharmacopée naturelle et intuitive de la vie, et qu’elle délivre, en fonction de chaque patient, un remède typique. Aucune industrie ne peut s’emparer de cette véritable relation du corps, de l’âme et de l’esprit, car ce Corps est avant tout un Corps singulier et merveilleux. Un médecin doit pouvoir regarder son patient comme son autre lui-même. Le médecin fait partie intégrante de la médicamentation. L’on a voulu, à tort, isoler le malade de sa maladie et même de son médecin. Pourtant, ils forment à n’en pas douter, une Triade, une Relation hors-pair, c’est-à-dire de haute qualité. La médecine est assurément une Voie Sacrée qui présente étonnement la parfaite synthèse d’une vraie Relation humaine.

Tolérance, le véritable mépris

Hamlet 1888 Artiste-peintre né en 1973, autodidacte, d’inspiration expressionniste.

Ce qui est étonnant, c’est la mécanisation systémique de la séparation. La Vie présente, certes, ses singulières multiplicités, mais seule La Vision englobante permet d’atteindre La Compréhension unitive. Il ne s’agit pas d’accueillir faussement l’autre sous couvert de tolérance, qui, en réalité, est la manifestation même d’un pur déni. Tolérer c’est dénier à l’autre sa manifestation en son altérité et sa singularité. Tolérer, c’est prétendre être dans le vrai et concéder un illusoire espace à l’autre. Tandis que La Compréhension unitive procède de La Source-Une et englobe chaque chose, relie chaque chose selon sa singularité, et sait la relier au Tout. La Compréhension ne concède rien, mais elle exprime par une vision intérieure, un état d’Être qui est L’Accueil. Accueillir ne signifie pas concéder. Accueillir vient précisément de l’abolition totale de la séparation. Tout procède de L’Un et tout revient à Lui. Comprendre un élément épars ne signifie pas l’isoler dans sa particularité, mais bien percevoir en sa manifestation son état fragmentaire. Celui qui a vu les morcellements, les voit un à un. Il voit depuis la Réunification de ce morcellement. Par Le Laisser-agir, par La Remise confiante en Le Principe UN, il peut voir la maladie et même le remède. L’initié l’est de l’intérieur et ne saurait lui-même être la mécanisation d’une spiritualité dépouillée de L’Origine. L’Origine donne aux décryptages, et personne ne trompe La Conscience. La tolérance procède de la séparation et du mépris. La compréhension est un Retour à La Source. Tolérer procède de l’ignorance. Accueillir, c’est dire à l’autre : je te vois.

SHEKINAH, SEKINA, SUKÛN

La Joie abondante vient de La Reconnaissance du Bienfaiteur, lors qu’Il est Celui qui donne sans compter, par Le Cœur en La Réalité du Cœur qu’Il a créé et manifesté, et La Beauté vient de la Joie effusive de La Contemplation de L’Acte Divin dans Le Sein chaud de Sa Relation unique avec Sa Créature. Dieu est Jaloux de Ses Entretiens, aussi Il réserve Belle Part en ce Monde comme Il réserve Belle Part en L’Autre Monde. Il donne La Vue à qui Il veut, comme Il donne L’Entendement à qui Il veut, et Il est Celui qui pourvoit et octroie La Richesse Seigneuriale qui ne dépend nullement d’une excroissance tuméfiée, que devient son acharnement vindicatif dans les prodiges technologiques et en vérité qui sont la révélation d’une pauvreté avérée, lors que l’homme incidemment s’éloigne par la projection permanente en l’impermanence et de fait, c’est par cette projection tout contre les parois de la Réalité d’un Monde fini que l’homme se trouve finalement engagé dans les espaces clos et confinés de son être. Telle est sa limitation révélée.

La Paix, SHEKINAH vient, non pas de l’absence du combat, mais bel et bien de L’Accueil unitif de La Connaissance pure. Cette Paix est L’Incommensurable, La Citadelle imprenable, Le Lieu du Tout-Possible, le seul Lieu qui s’ouvre au sein de La Réalité Divine, de La Réalité Seigneuriale. Cette Réalité englobe toutes choses, et simultanément, relie le cheminant à La Transcendance. Il n’est de Joie que dans La Connaissance et Celle-ci est non seulement La Lumière, mais aussi La Guidée. Elle se manifeste par L’Amour exponentiel de L’Origine et L’Amour révèle La Présence suprême. Le Désir de Dieu est une élection. L’Appelé est le premier qui entre en état d’hébétude et il est celui qui ne s’arrête jamais, car L’Océan d’Amour est illimité. Être dans Le Désir de Dieu est La Manifestation de Son Désir. Il est Le Seul qui doit être La Finalité. Si le cheminant cherche autre que Dieu, il poursuit au sein de La Droite, L’Illusion de La Droite, tout comme celui qui cherche La Gauche, entre dans les dérives de La Gauche. Ni à Droite, ni à Gauche, tel est Le Chemin de Dieu, Le Chemin droit, sans concession. Si le cheminant cherche une quelconque satisfaction personnelle, il se retrouve perdu dans l’océan de l’insatisfaction. Mais si le cheminant s’oublie, alors il voit Celui qui ne jamais oublie. Il vit Sa Présence. La SHEKINAH, SEKINAH, est Le Lieu de L’Entretien ultime et le lieu des Confidences. Il est La Naissance d’un Nouveau Monde. Celui-ci est en nous. Ne le cherchez pas ailleurs qu’en vous. L’extériorisation permanente engendre la séparation, le trouble et la confusion. Le monde se projette de vos projections qui sont les flèches de la destruction.

Notes journalières

Peinture de Leo Gestel. Dutch (1881 – 1941)

Voici quelques notes qui sont les méditations jaillissantes, il y a une quinzaine d’années déjà, lors que la plume ne m’a jamais quittée, comme faisant partie intégrante de mon être, nature essentielle et irréductible de cette croissance méditative permanente, traversée au sein du ventre matriciel. Je les partage aujourd’hui.

Par l’englobante Miséricorde Divine, par La Totalisante Miséricorde Divine.

Année 2005

Il existe une Compagnie à nulle autre pareille et par Elle Le Seigneur pose Son Regard et par Elle, Il trace la Voie sublime du Retour. La Compagnie est une Réalité de Nature quintessenciée et chacun se retrouve en cette Assemblée, dans Le Saint des Saints. Les poitrines se fécondent et La Lumière se répand.

Il n’est guère besoin de parler du social, car celui-ci est un décor qui s’efface.

Ceux qui prennent un autre allié que leur Seigneur sont perdants.

La Connaissance est Le Printemps des Âmes. La Connaissance est pure, sans mélange ou n’est pas.

Qui est ton Ami ? La réponse en dit long.

Ce n’est pas La Lecture qui fait L’Homme, mais L’Homme qui fait La Lecture. Comprends-bien.

Le Temps n’est pas linéaire, mais appartient aux cycles. Si tu entres au sein des Cycles, Tu as vu La Réalité du Temps.

La fin d’un cycle est marqué par un désordre, car cette fin de cycle révèle la rupture des hommes avec Le Principe.

Le Prophète (sws) a disparu par Le Corps physique mais Son Corps de Lumière est toujours présent.

Année 2006

Cesse celui qui n’a jamais existé et subsiste Celui qui ne cesse jamais.

L’Œuvre langagière de L’Art poétique est une Œuvre d’effluves Célestes et est la Révélation même de L’Œuvre. Sinon, le discours est un balbutiement épars.

Le vrai lien est le lien du coeur.

Tue ton psychisme par le Souffle bienfaisant de Ton Âme. L’Âme est La Réalisation consciente de L’Union avec L’Un.

Celui qui tient par La Cordée au Vivant, Le Fort, par excellence ne tombera jamais.

La vraie Vie est La Vie qui vient de la seconde naissance. Cette Vie s’appelle RÛHANIYYA, La Vie en L’Esprit de Dieu.

Tout ce que tu désires, tu le trouves chez L’Ami.

Conversion

Peinture de Tanya Ilyakhova

Quoi qu’il se passe, quoi qu’il advienne, nous connaissons Le Souverain et c’est à Lui que nous faisons allégeance. Pacte renouvelé au-delà de ce monde, quand même il serait à se perdre, nous avons passé le Pont. Sachez, Ô Amis, ni la faim, ni la soif, ni le froid, ni l’inconfort, ni la maladie, ni aucune restriction ne couvriront La Voix intérieure, La Voix du Rappel. Rompre avec ce monde est une Grâce lucide. Ce Par-delà qui est Le véritable Royaume, Celui que nul ne peut atteindre, Celui que nul ne peut abolir, Celui que nul ne peut agresser, Celui qui ne dépend de personne, ni de rien, Celui qui règne dans Les Cieux et sur La Terre, Celui qui détient Le Pouvoir dans L’Infiniment Grand, tout comme dans L’Infiniment Petit, Celui qui offre La pleine Vision, Ici, Ailleurs, Intérieure et Extérieure et qui donne sans compter belle Part en ce monde et belle Part en L’Autre, Celui-Ci qui détient La Réalité de L’Âme est le Salut. Comment considérer que ce Grand Tout est inerte et que simultanément, alors que Les Livres descendent en Les Sphères les plus basses et soulèvent Les Voiles de l’ignorance et donnent à La Transcription claire, ainsi qu’au Discernement, et croire que l’on puisse coloniser L’Irréductible ? Tout est en Sa Gouvernance, Totalisante. C’est en L’accueillant qu’Il est L’Accueillant et toute chose sera à se révéler, n’en doutez pas et œuvrez maintenant en épousant Le Vrai, en suivant La Clarté en ce Discernement et cessez-donc de dormir car Le Réveil est une longue maturation et Le Réveil est Puissant. Il n’épargnera personne et concourez au Pardon et à La Conversion intérieure, car par Elle vous entendrez et verrez et serez guidés.

Causerie de Janvier 2021

Le dénigrement dénote d’une mauvaise interprétation du Réel, d’une totale incompréhension du traitement des informations ; la suspicion révèle une amertume cachée. La colère est l’aveu d’une grande faiblesse ; la compulsion d’un vide essentiel. La méchanceté, un déni du lien avec l’Origine. Rabaisser les autres est l’aveu même d’une incapacité à s’aimer. On ne peut pas aimer l’autre si on ne s’aime pas soi-même. L’Amour vient de la Flamme intérieure et EST ou n’EST pas. Le seul Lien, Le Pont par excellence est L’Amour. Or, L’Amour est un Feu. Il est aussi un Dragon aux mille têtes. Un Dragon d’une Puissance inégalée. L’Amour est un Océan tumultueux et le commencement des tourments pour tout ce qui est Psychisme. Voilà pourquoi, il est dit que tous, hommes ou djinns, passeront par le Feu. Celui-ci prend naissance dans un Four spécifique. Il est cet ATHANOUR dans lequel certains aspirants entrent sans hésiter une seule seconde. Ils sont les papillons qui ne réfléchissent plus. Ils ont perdu toutes considérations rationnelles. Ils se noient dans cet Océan, ne faisant plus aucune distinction avec rien. Ils essuient toutes sortes d’opprobres sans même sourciller, tandis qu’ils traversent mille océans d’épreuves lors qu’ils savent que mille autres océans les attendent. Ils finissent dans les bras de L’Epreuve, se laissent submerger par mille feux, par mille délices aussi alors que rien ne les distrait jamais de leur immersion. Dans les houles de la mer, ils provoquent les monstres marins, se confrontent aux plus énigmatiques créatures, n’ont guère peur des sirènes si redoutables et lors que l’ennemi les affrontent, sont-ils encore à voir, leurs yeux ivres de leur délectable amante ? Ils font fi des tiédeurs, des suaves propos, marchent dans le vent de la désolation puis gagnent les rivages, naufragés, épuisés, déchiquetés par les tempêtes, les ouragans et même le silence de la mer. Leurs lèvres asséchées boivent le Vin de leur Feu. Personne ne peut ni les retarder ni les faire avancer. Tels sont ces amoureux que les hommes fuient, indélicats et grossiers. Tels sont ces êtres que les hommes ordinaires redoutent. Le secret de ces amants est, qu’après avoir traversé mille et un obstacles, ils voient le monde et tout ce qu’il contient dans le miroir d’un cœur pur. Ils ont atteint les royaumes de la connaissance, et du plus infime jusqu’au plus grand, pour eux, le monde est un parchemin dont la lecture est d’une limpidité peu commune. S’ils ne parlent pas, leur corps en dit plus long encore et s’ils parlent, leurs yeux se transforment en un navire ivre et libre.

Livres Sacrés, Lettres écloses

« 44 : Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guidance et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Dieu, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des juifs. Car on leur a confié la garde du Livre de Dieu, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez-Moi. Et ne vendez pas mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce que Dieu a fait descendre, les voilà les ensevelisseurs (des signes). (…)

46 : Et nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guidance et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.(…)

48 : Et sur toi (Muhammad) nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour Le préserver de toute altération. Juge donc parmi eux d’après ce que Dieu a fait descendre. Ne te conforme pas à leurs dérives (passions), en te détournant de ce qui t’est parvenu. A chacun de vous nous avons assigné un Plan à suivre et une Voie (au sein de La Voie). Si Dieu avait voulu, certes, Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais il veut vous faire entrer au sein de L’Épreuve par Le Don qu’Il vous fait. Cherchez le par-delà dans vos œuvres. Votre Retour, à tous, se fera vers Dieu ; alors il vous éclairera au sujets de vos différends. »

Coran, La Table servie, sourate 5, versets 44 à 48, essai interprétatif et Dieu est plus savant…

Je sus que tout être, en son Voyage horizontal, progresse simultanément en une Verticale, tout comme je sus que ce tissage donnait à la compréhension sacrée et unitive du Réel. Il n’est pas qu’une seule Ascension et au-delà de La Réalité-Une ascensionnelle du Voyage nocturne du Prophète Muhammad (SWS), En ce Hors-Temps et en ce Hors-Espace, il est une simultanéité pour le moins étonnante. La pratique méthodique de la méditation, Assise contemplative et pérégrinante tout à la fois, dans Le Sein Matriciel du Coran, Lui-même, Lecture induite et apparente, fréquence résonnante pour celui qui se laisse submerger par Son Verbe irradiant, cette pratique voit naître La Lecture cryptique et reliante. Elle révèle par ondes successives La Parole, La libère de Sa Nuit. Lettres écloses, L’Être éclot. Alors, il est donné à certains de saisir l’essence de La Parole et d’entrer en résonnance concomitante avec Le Souverain de tous les Verbes, c’est-à-dire des Noms. Par le Truchement du Verbe, l’être parle. C’est par le Noyau fendu que L’Arbre émerge. Semblable semence, sans que rien ne la touche, Lumière sur Lumière est La Réalité de L’Être. Il a caché aux tréfonds de la terre nourricière cette merveilleuse semence, Il L’a cachée pour qu’Elle puisse naître. Sachez, Ô Amis, qu’à ce stade, La Pluie bénéfique est La Réalité du Baptême, vivification par Le Verbe JEAN (AS), YAHIA, en arabe, qui signifie celui qui redonne vie. Cette Pluie lustrale, que l’on rappelle de tous nos vœux, chaque vendredi pieux, est le rite initiatique de la Conscience réceptive de L’Accueil d’Amour. Alliance par La Lustrale Ablution, Renouvellement de notre Alliance, de notre état de semence et de notre état de croissance.

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Le veau d’or

Peinture de Nicolas Poussin peint en 1633-1634

La Paix soit sur vous.

La virginité est une réalité qui se manifeste par l’aptitude que nous avons de nous laisser interpeller, sans qu’aucune projection soit faite à l’encontre de ce qui se rencontre. La virginité est un état d’être, une intention d’Accueil, une intention irréductible, même sous des modalités subtiles et peu conscientes. La limitation est révélatrice d’une absence de virginité. Celle-ci est en vérité L’Esprit. Seul L’Esprit accueille. Le reste est une véritable révolution qui cherche en permanence à se justifier et à mettre en place le monde duquel l’on ne veut pas sortir. Ce monde limité est un enfer. L’hébétude est une virginité. Elle est ce que l’on peut nommer la pureté relationnelle entre La Conscience et La Conscientisation de la Conscience. Il est donc nécessaire d’être, non pas en opposition, mais en l’état de Recevoir. Ceci n’est pas encore la Vacuité. Ceci est le début d’une Rencontre avec Le Principe. Il est Celui qui manifeste Son Désir d’être connu. Le Corps, en tant que visibilité n’est, de fait qu’un Lieu possible de cette Rencontre. Être appelé, c’est d’abord être en la manifestation du début de cette Conscience qui cogne et nous interpelle dans la nuit de notre âme.

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Réalité Christique ou Le Verbe témoignant

Peinture de Anelia Pavlova

Que la Paix soit sur vous.

J’aimerais aborder aujourd’hui un sujet qui nous interpelle depuis longtemps. Il me semble que l’homme qui naît dans le sein chaud de sa mère connaît par simple abandon, l’accueil à la Vie, qui, Elle-même, l’accueille simultanément en la Réalité-Une de sa venue-au-monde. La Vie est Complétude, Œuf parfait qui donne accès à sa Lecture cryptique. Si vous ne connaissez pas cela, alors je vous invite, au sein chaud de L’Intégrité de vous y compénétrer. La Vie entière palpite de Sa Réalité et vous a donné tous les éléments pour y entrer et devenir votre propre clé. Bien sûr, si vous n’entendez pas ce discours, vous ne pouvez vous laisser saisir par ces mots. Sans doute n’avez-vous pas la force de faire face à vous-mêmes et ce, à tous les points de vue. Pourtant, vous qui êtes apparus ici, qui êtes-vous véritablement ? Quel est ce monde qui nous ceint sans autre intention que de nous parler et de nous dire ? Beaucoup citent le silence et ils comprennent en celui-ci qu’il s’agit d’une absence de bruit. Or, si l’homme aime précisément le silence, c’est que celui-ci lui parle, par-delà même sa propre écoute et par delà même sa propre aptitude à être en décryptage. Tout est Signifiance, et tout est Rencontre. La plupart des hommes ont peur de la Rencontre. Quand je suis venue au monde c’est cette peur qui d’emblée m’a frappée. Je savais que les hommes avaient peur. Je pensais même que, dans le fond, leur peur était pour le moins étrange, parce que cette peur demeure quasiment occulte pour la majorité. Les hommes ont peur d’être. D’ailleurs, savent-ils ce que cela veut vraiment dire ? Ils ont peur aussi de percevoir leurs erreurs. De fait, ils ont tellement peur qu’ils en sont complétement figés. Ce figement les donne à la compulsion, tout comme ce figement les donne à sans cesse se fuir. L’homme est en fuite perpétuelle. Il fait semblant de s’arrêter, de prendre le temps. Il fait semblant de comprendre, tout comme il fait semblant de ne pas comprendre. L’homme a peur de son puits, de sa nudité, de sa solitude, de ce qui lui semble sans sens ; il a peur de découvrir qu’il a manqué le rendez-vous.

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