Falsification et mystification

Peinture de John Michael Wright (1617-1694)

Du côte de La Lumière, j’ai vu l’eau vive ruisseler ces mots de la mémoire comprise et le sens à tout ce chaos. Ni indifférence, ni même mépris devant les vagues rugissantes d’un monde qui s’essouffle. Centré au point névralgique, le cœur fusionne avec La Loi du Rêve. Comment pleurer ce qui enfin dévoile la réalité de La Nature profonde, comment s’insurger contre La Volonté de La Vie qui porte en Elle sa maladie et son remède ? Celui qui se soulève contre les injustices, n’en a-t-il point commise qu’il faille constamment toujours pointé du doigt l’autre et penser que le monde va mal ? Je ne pense pas une seule seconde que crier vaille quelque chose, lors que le plus élémentaire n’a pas été conquis, et c’est en nous que tout commence, et c’est en nous que tout doit éclore de l’indicible beauté. Nous sommes L’Arche et ici, nous ouvrons La Corolle à L’Éternité. Si nous entendons le Chant lumineux d’un seul oiseau, et si nous courons avec l’effervescence d’un ruisseau, et si nous caressons le vent de nos mains disposées à L’Accueil, alors, rien n’est à périr, pas un seul instant, et tout reste intact tandis que l’injustice apparente des hommes est, en vérité, le signe du Retour à La Beauté. L’enfant intérieur n’est pas l’enfant qui se déguise dans la manifestation de son irresponsabilité. Je lis ça et là certains qui prétendent vivre leur enfant, mais leurs mots et leurs gestes trahissent qu’ils ne le sont pas. L’Enfant est Le Logos, La Parousie du Verbe Christique. Il peut se manifester sous diverses formes, mais Son Essence est un Parfum hors du monde et hors de tout ce que l’on connaît. Les mots sont pointus et ceux qui imitent les mots sont aussi ceux qui participent à l’injustice. Ne trompez pas les mots car ils vous écorcheront vifs, puisqu’ils sont eux-mêmes vivants de leur pleine vivance, et leur vibration est un scalpel qui sait retrouver, sans nul doute, leur façonneur. Devenez les patients de votre propre histoire et infusez le vrai. Or, le menteur ne sait pas toujours qu’il est un menteur. Mais l’hypocrite est le plus terrible des falsificateurs, puisque c’est à lui qu’il ment tout d’abord, sans discontinuer, et qu’il sème ainsi, le venin de la séparation, mais plus que tout, la confusion. Ne prétendez plus ce que vous n’êtes pas et soyez vifs de votre réalité. Cela vous servira plus que vous ne pouvez l’imaginer, car celui qui cultive le vrai rencontre toujours le vrai. Ne semez pas le mensonge car, il est le signe évident de votre propre corruption.


Note du Relayeur : il est clair, ici, que je n’évoque pas le moins du monde le travail de ceux qui sont agis pour co-participer à cette réunification et qui consiste aussi à dénoncer certaines abjections séculières. Avertir et conseiller, telle est la mission des êtres engagés et en eux-mêmes et vis-à-vis de leurs frères. Faut-il pour autant qu’ils soient à travailler d’abord en eux-mêmes cette réunification, sinon, même à leur insu, ils seront à propager la confusion.

 

L’Arbre spirituel

Nous avons pressenti que ce monde défilait semblable à un langage qui nous conduisait à la Porte de La Remontée. Cette Porte avait deux faces, l’une miséricordieuse et l’autre infernale, et celui qui traverse ce monde pour aller de l’autre côté ne le sait pas vraiment. Quand Cela a-t-il commencé ? Sans doute depuis la naissance qui nous frappe de sa toute réalité, qui emplit nos poumons d’air, lors que nous avions été submergée par les eaux primordiales, plénitude de La Matrice Matricielle, lieu du rappel de l’Origine. Plus le Souvenir remonte à La Source et plus La Source nous est dévoilée. L’Océan a vocation de retourner à L’Océan. Or, celui-ci est puissant et obéit à sa nature intrinsèque. Si certains sont sur le chemin, d’autres ont définitivement brisé les liens avec le Rêve. Parvenu à L’Océan, un des grands Maîtres* nous dit : ou bien tu le regardes ou bien tu plonges dedans. Dois-je dire, et sans prétention, que parfois, l’on naît dans le grand Océan et il est vain de Le tromper. Un autre grand Maître* dit : tu connais le véritable cheminant quand il n’a pas peur de tout perdre. L’Océan a sa Loi. Il a sa propre dimension, sa sphère vibratoire, son intensité de présence, sa violence et sa douceur. Cet Océan intérieur possède effectivement deux aspects : l’un destructeur et l’autre unificateur. Lire la suite

L’Épée (1)

Que nous le voulions ou non, le monde ne sera jamais plus comme avant et les soldats des ténèbres dévalent depuis longtemps sur notre monde étant donné que les failles des sphères inférieures sont d’ores et déjà béantes. Que les âmes se protègent donc puisque le meilleur côtoie le pire et que la période des mélanges est la conséquence des multiples déviances du monde opaque ! Que les âmes se ressaisissent et implorent donc le par-don. Car celui qui fait repentance (acte de Retour) verra son cœur s’abreuver à L’Eau de la rémission et de la Paix. L’Épée attend. Mais n’a-t-elle pas brandi son Feu sans qu’aucun ne réalise véritablement l’aspect subtil du Stratège ? L’on s’indigne du caractère belliqueux de certaines traditions, arguant du monde contemporain et des valeurs liées à l’humanisme. Mais jamais les temps modernes, au nom des réformes anti-civilisationnelles, n’ont été autant la manifestation déplorable du crime, de l’injustice, du despotisme et de la violence. La seule chose qui importe de nos jours, est l’avidité, le gain et la domination par le biais du pouvoir abusif et illégitime. Mais plus que tout, il s’agit d’une guerre ouvertement déclarée contre Le Vivant. La bêtise, l’ignorance, l’affaissement des mentaux, la pauvreté spirituelle sont en grande partie la cause d’une telle dérive. Mais plus que tout, le pouvoir actuel, usurpe et dévie son propre pouvoir, niant toute Réalité de La Transcendance ; et ceci est la pire des infamies. Cette inversion a permis de laisser le champ libre aux plus résiduels des psychismes incarnés. Car le psychisme s’incarne et devient la parodie de l’humain. Pourtant, il en est totalement séparé. Or, la séparation vient de cette propension à nier Le Réel ; elle vient aussi de l’incapacité de certains êtres à se relier à Dieu, à Le reconnaître, à Le voir, à vivre en Lui, à se nourrir au Principe Supérieur et, de fait, à développer en eux l’expérience de La Réminiscence, à La goûter, jour après jour et à agir en conséquence. Beaucoup de gens évoquent la Présence comme ils évoquent toute sortes de concepts qu’ils n’ont, du reste, ni de loin ni de près, guère approchés ; mais de quelle présence au juste parlent-ils et à quoi font-ils réellement allusion ? Au nom de quoi, ceux qui sont les moins pourvus en conscience sont-ils à vouloir légitimer leurs paroles et ainsi à user du pouvoir asservissant l’âme des hommes ? Il est clair que le mal est fait depuis si longtemps et que peu comprennent la réalité spirituelle, ni même le Vivant. Aussi que chacun fasse oeuvre de charité envers lui-même. Le Retour de La Conscience sera terrifiant pour la plupart. Bizarrement, certains films exploitent étonnamment bien les scénarios catastrophes en tout genre et ont peut-être pressenti le Vent violent de La Révélation. Toute chose sera éclairée par Le Réel, les voiles seront ôtés et cela sans préparation ; je n’ose imaginer ce que cela sera. Les fictions, sorties du vivant, ne sont pas hors du vivant. Comprenez. Rien n’échappe au Réel. Vous êtes en ce Réel. Souvenez-vous. Tandis que certains dansent, d’autres ont compris et s’écartent de la catastrophe.

Comment se rapproche-t-on de Dieu ?

Apocalipsis [24] La potencia de sus deleites (Podcast sobre Libro ...Image extraite de l’animé japonais de Akira de Katsuhiro Ōtomo

L’on nous demanda, il y a quelques jours : comment se rapproche-t-on de Dieu ? La question me fit rire. Mais je ne m’empressais pas pour autant de répondre, parce que je me méfie des réponses qui se bousculent et se hâtent. Toute réponse n’est pas forcément bonne, mais toute réponse n’est pas forcément mauvaise. Il faut du temps pour prendre le temps. La réponse est d’abord un écho. Si elle ne l’est pas, je me demande ce que cela peut bien être. D’ailleurs, qu’est-ce donc ce merveilleux procédé qui consiste à poser des questions et à en deviner les réponses ? La formulation, à elle-seule, est une pure manifestation de l’énigme. Je dirais même que ce procédé participe de la multidimension. Si nous sommes seul à répondre, la réponse n’a pas de sens véritable. Si nous entrons en résonance avec l’autre, alors la réponse est un écho-vibratoire qui a pour effet de faire avancer. Combien de propos futiles qui stagnent dans les eaux marécageuses de la prétention ? Combien de conversations sont des circuits fermés ? C’est pour cela que le silence est un joyau pur. Beaucoup pensent s’exprimer, mais en vérité ils sont à attraper des fragments psychiques et à les renvoyer dans le monde de la bruyance, une sorte de bouillie sonore, désarticulée dans les mailles d’une communication de façade. Il s’agit bel et bien de l’état de rupture qui a pour origine la tour de Babel. Une incohérence inféconde, qui consiste à s’aligner sur les fils tendus de la confrontation. Comment alors répondre à une telle question ? Comment entrer dans le ton juste de L’Echange ? Il s’agit d’une véritable ascèse, d’une maturation alchimique qui oeuvre depuis très longtemps. Lire la suite

Le Bien universel, la Concertation

Si nous ne pouvons saisir de l’intérieur ce qu’il advient à l’extérieur, alors, vivre est une pure démence. Si nous ne pouvons relier ce qui est visible avec ce qui est invisible, quelle part de la vie sommes-nous à vivre ? Si nous sommes à vivre comme des automates, uniquement liés par nos cinq sens, que reste-t-il de la vie ? La question qui se pose est  : sommes-nous des animaux ? Et si nous le sommes, pourquoi ne pas vivre uniquement comme les animaux, et si nous ne le sommes pas, en quoi se singularise l’Humain ? En nous dépouillant de tout, en nous défaisant de tout, que nous reste-t-il ? Pouvons-nous dire que nous sommes à l’image de la société que nous mettons en place ? Ou plutôt, la société est-elle, de fait, à notre image ? De nos jours, qu’est donc à nous renvoyer la vie sociétale ? Puis-je renoncer à ma singularité, lors que je ne trouve en un système civilisationnel rien qui ne vient faire écho à mon être ? Faut-il se résoudre à plier devant la majorité ? Qu’est-ce donc que cette masse quantitative qui aurait tous les droits sur moi, y compris en déniant l’aspiration que j’aurais de me retirer d’un système injuste ? Est-il une seule autorité qui ait ce droit de vie et de mort sur moi ? Dans quelle mesure, l’autorité s’engage-t-elle pour mon bien, et donc communément pour le bien de tous ? Dans ces conditions, pouvons-nous nous demander ce qu’est le Bien ? Est-il un Bien relatif à chaque personne, et un  Bien commun ? Comment peut-on prétendre instaurer Le Bien, lors que ce Bien est défini arbitrairement et s’impose par la force ? Ne sommes-nous pas parvenus à l’âge de la maturité pour connaître enfin ce qui est bien et ce qui est mal ? Si ce n’est pas le cas, n’est-il pas temps de se concerter, et de laisser la seule autorité possible, celle qui consent à assurer le Bien universel qui est celui de L’Âme ? Toutes autres considérations peuvent-elles être légitimes ? N’y a t-il pas un consensus naturel qui offre la possibilité de passer d’un système à un autre ? Quelle pourrait être l’alternative ?

Sans heurt, avec Amour, Paix, et Sagesse, apprenons à gouverner nos êtres et à répandre la magie lumineuse du véritable dialogue. Telle est La Table Ronde des chevaliers. Tel est le véritable Renouveau : la Concertation.*


*Il est entendu que cette concertation serait unanimement et définitivement disjointe de tout système corrompu et ne dépendrait d’aucune façon d’une quelconque rémunération et ce sous quelque aspect que ce soit, et mettrait en avant uniquement les qualités respectives des hommes affranchis de toutes passions. Sans quoi nous retomberions inévitablement dans un système transfert du précédent.

Qui est l’homme ?

La voie est grande ; le ciel est grand ; la terre est grande ; le Roi aussi est Grand.

Lao Tseu

Il est vrai que le remède est dans la maladie. L’urgence a quelque chose de forcément extraordinaire. Mais le fait de la hâte ne tient nullement compte de La Loi naturelle. L’homme en voulant accélérer les choses, s’est trouvé hors de la Nature. Hors d’Elle, hors du Dedans. Hors de La Réalité, hors de l’observation. En permanence, il est dans les projections, dans le désir de tout maîtriser, comme pour se rassurer. Quelque part, il ne s’inscrit plus dans aucune Sagesse. Il est à la dérive. S’en tenir à une ligne de conduite est d’ores et déjà salutaire. Mais j’aimerais poser cette question : qui est l’homme ? S’il ne se connaît pas, s’il ne connaît pas la Loi Naturelle, qui est-il véritablement ?

Sans doute se débat-il depuis si longtemps dans les hors-propos, incohérence avérée, qu’il ne voit plus, ni n’entend, ni ne comprend ? Par son ignorance, il a cédé la place à l’ignorance, celle qui règne en l’inadmissible confusion. D’aucuns pensent que la vie spirituelle s’exclut de la vie au sein de La Cité. Il s’agit presque d’un énoncé criminel, d’une défaite dans la défaite. Exclure Le Sacré c’est ouvrir la porte à l’inconséquence chaotique. Exclure la Reliance, c’est s’exclure soi-même. Or, l’ignorance est la porte ouverte à toutes sortes de manipulations liberticides. Bien sûr, il ne faut pas confondre délivrance, qu’implique la liberté, et licence. Si l’homme s’exclut de sa cité intérieure, comment peut-il prétendre gouverner à l’extérieur ?

Connaissance et ignorance, disciple et Maître

 

Toute ignorance est péché, au sens où toute personne est réellement responsable d’elle-même. Il n’y a pas de délégation possible. L’autre ne connaît pas pour nous. Quand même, l’autre peut appeler notre réalité profonde à se révéler. Qu’est-ce donc que le péché ? Le péché est une ignorance. Est-il pour autant condamnable ? Les soufis disent que la réponse de lumière est proportionnelle au péché, c’est-à-dire proportionnelle à l’ignorance. Pour tout versant, il en est un autre. C’est cela l’effet miroir et non une réduction égocentrique, comme nous pouvons l’imaginer, ou le croire, tant que nous n’avons pas vraiment vécu la chose. Le reflet est avant tout notre Echo-Résonance. Les soufis disent aussi que cet Echo-Résonance est lié à un point de rupture qui renverse cognitivement l’opacité, ou le voile, en Connaissance. Seul un Maître réalisé peut donner à nous relier à ce point de basculement. Le Maître est d’abord la réalité de l’écoute du disciple. Un disciple trouve le Maître de son écoute, si je puis dire. C’est pour cela que le disciple fait le Maître et le Maître fait le disciple. C’est pourquoi aussi l’étape intérieure du Maître-en-soi est une étape vitale durant le cheminement. Sans Maître, pas de disciple ; sans disciple pas de Maître. Nous rencontrons Cela en nous. Sans cette Réalité, il n’y a pas de cheminement spirituel, à quelque niveau que cela soit. Il n’ y a que passivité. Mais sans doute, l’on se doit de se laisser compénétrer par la nécessaire étape du lâcher-prise, de la Réceptivité. Celle-ci provient de La Rencontre intérieure de La Remise-confiante. Le doute s’efface et la Confiance s’installe. Je dirai même qu’Elle devient le Règne intérieur. La Beauté réside dans le fait que ces étapes, que l’on peut nommer clairement, se sont extraites de notre Magma. Alors, Cela s’énonce… Aujourd’hui, sommes-nous à pouvoir donner des directives ou bien à vivre cette réalité ? Dans la relation du Maître et du disciple, il est une Connaissance. Cela est Magie du Dedans. Dans le fond, les gens sont-ils en mesure de se réveiller au vue des circonstances actuelles ? On ne prêche que les convertis, me dit souvent mon noble Ami. Alors, que faisons-nous ? Nous n’entretenons pas l’illusion. Nous n’avons pas le temps de cette illusion. Cette toile d’araignée exponentielle ne peut se défaire que par la vigilance exponentielle. Mais pour ce faire, nous ne nous occupons guère de la confusion. Celle-ci est à se vivre totalement, comme la simple nécessité d’elle-même. La meilleure façon de lutter est de ne pas lutter. Lors, l’illusion n’a aucune prise. Nous suivons le chemin de Guidance qui n’est certes pas aisé, mais qui somme toute, donne à La Joie indéniable. Tout ce qui peut arriver aujourd’hui, est exactement ce qu’il se doit d’arriver. Chacun nous sommes exactement à notre place. C’est Cela la Connaissance. Elle nous extrait de tous les mélanges. C’est Cela L’Alchimie de transformation. Chacun nous choisissons ce qui nous est parvenu à notre ressemblance. Nous répondons à L’Appel depuis toujours et cet Appel nous a comblé, en dépit des épreuves. Les épreuves sont les preuves mêmes que La Joie jaillissante ne peut venir d’une auto-suffisance. Et Dieu seul sait ! L’ignorance est le jardin des ignorants. Mais l’ignorance est le défrichage du cheminant. Tout pour lui devient Joie.

Naître d’Être (7)

#renaissanceart

La négation est la passerelle vers l’affirmation. Tant que L’Être n’est pas né, tant que nous ne portons pas L’Enfant, pouvons-nous parler ? L’Acte d’Être est-il antécédent à L’Être ? L’Être naît-Il de L’Acte ? As-tu considéré cette réalité quand Marie se retira en l’autre versant et intensifia son Être en la négation ? As-tu considéré cette étape jugulaire au Berceau de Son Orientation, lors de l’évanouissement d’une Lune en Son Soleil ? L’Oubli en L’Oubli est la nécessité de l’éclipse pour que L’Enfant naisse au Zénith de L’Appel. Il n’est d’avance discursive qu’en La Chair devenue Esprit illocutoire en La Chair. Lors, il n’est plus aucune illusion, ni amalgame. Lui parle. Il est né en L’Être qui manifesta le désir du non-être et bascula en L’Acte d’Être.

Elle fut Temple de Lumière et Graal en ce Point de Lumière par L’Acte d’Être en Son Sein alchimique. Il naquit en Sa Chair véhiculaire, ni d’Orient, ni d’Occident et La Lumière parla depuis le Berceau. Il fut à être Le Témoin de La Naissance et son Rayonnement devint l’ultime protection. Ô Secret en ce Secret !

Les organes sensoriels (2)

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La disjonction mentale est notable. Le déversement d’informations, quel qu’il soit en sa disparité est de nature à semer la confusion. Une ligne droite est assurément la seule méthode actuelle qui nous permette de ne pas être entraînés par les mouvements incessants propre à ce monde, quand même nous ne serions pas à pouvoir nous écarter totalement de cette incessante dynamique. Que cette dynamique soit perçue de façon positive ou négative n’y change rien. Plus l’on se resserre en l’étroit passage, et plus l’on est à comprendre les conseils des Sages. L’éparpillement procède d’une incapacité à se concentrer, à se centrer en Soi. N’échappe au mouvement incessant et à l’éparpillement que celui qui apprend à se poser et à se centrer. Il ne sert à rien de donner des directives mentales. Le plus important est de réactiver en nous les points névralgiques de notre réalité humaine et Adamique. Nous ne pouvons revenir à cet état qu’en remontant sur l’échelle qui nous donne à notre Adam-Ève. L’homme véritable ne s’éparpille pas. Il choisit une orientation et s’en contente. Sous prétexte de nous unir, nous sommes à confondre unité et conformité. La lutte des temps à venir correspond à la nécessité de résister face à cette uniformisation. Pour cela, il faut revenir aux fondamentaux. Autrement, le risque de nous voir sombrer dans un délire psychotique est grand.

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L’infra-monde et l’illusion d’iblis (suite)

Il est clair, que plus nous serons à nous éloigner de tous les moyens nous permettant d’activer notre Corps-Arche, plus nous serons dans les limbes confusionnelles et incohérentes, et moins nous serons à même de pouvoir discerner ces confusions ambiantes. Il est capital aujourd’hui de s’en tenir à une seule direction, à un seul point d’itinérance. Nous n’avons que faire des soulèvements que cela peut occasionner, car la lumière dérange les ténèbres et je dirais même plus, qu’elle favorise son émergence. Plus La Lumière sera à se rapprocher de notre champ vibratoire, et plus les ténèbres seront à apparaître sous les formes les plus convulsives. Telle est la réalité de la disjonction. Telle est la situation qui s’opéra depuis bien longtemps déjà et qui mit les êtres humains en danger. L’inversion est à donner ses effets depuis des siècles et des siècles et quand quelques cas isolés venaient à rappeler l’humanité à son origine, sous quelle que forme que ce soit, cela était perçu comme une intrusion qui se venait déranger les passions et les croyances. Quand les pôles furent inversés, le monde bascula entraînant avec lui les éléments disparates, ainsi que les souches atrophiées des sphères inférieures. Par un effet de miséricorde, lié à la condition sine qua none de cette Réalité matricielle, les infras-mondes étaient non seulement occultés, mais ne possédaient pas vraiment les moyens subtils pour envahir et asservir l’humanité. Le fait de s’être presque irrémédiablement éloigné des pratiques et des rites, ainsi que de la reliance avec L’Origine, a entraîné le monde à la déperdition de son invincibilité. Des êtres plus fragiles en leur émotivité, en leur récit événementiel, en leur prétention, ont offert à ces infra-mondes l’opportunité d’une faille, une faille allant en s’agrandissant de plus en plus. Si nous considérons la Réalité Adamique comme étant Le Corps de Base, Le Prototype essentiel de l’humanité qui lui permettrait d’accéder atemporellement à Sa Vérité, ainsi qu’à son Devenir, nous comprenons que La Base des pieds Adamique correspond au niveau le plus inférieur de sa représentation, que les infra-mondes correspondent à ce qui peut agir par en-dessous et s’infiltrer. N’est-on pas ainsi à considérer que le fameux talon d’Achille est notre propre talon et que cette histoire représente bel et bien notre faille ?

A suivre…

Les organes sensoriels (1)

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Chaque fois que le vent a désiré rencontré le ciel, il a trouvé dans les niches où reposaient les branches d’un arbre, le rafraîchissement du soleil. Il a connu le perceptible et les dilatations de l’Intelligible en cette Vision que l’interprète donne clairement sans qu’il faille repousser aucune étape et le corps est Son Écrin, tandis que Le Trésor n’est donné qu’à Lui-même.

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Il est une perception globale, unitive et aussi une perception que l’on distingue par son caractère singulier mais qui ouvre aussitôt à d’autres perceptions. Nous pourrions dire, que chacun de nous possède exactement les sens qu’il faut pour vivre en ce monde. N’est-ce pas inouï ? Nous sommes une oeuvre parfaite. Quand même nous ne serions pas à le reconnaître consciemment, tout notre Corps est un corps complet, un véritable Corps de mémoire, un Livre caché, un Livre qui ne demande qu’à être ouvert et lu. Je sais parfaitement que nous ne sommes pas tous, ici et maintenant, à le saisir, mais nous sommes tout de même cette Réalité tant que nous ne L’avons pas refusée. C’est Cela qui procure la Joie, une Joie en pluies célestielles répandues de parfum.

La première lecture réside dans la perception immédiate des formes substantielles. Malgré tout, cette lecture n’est pas la même en fonction de notre appréhension du monde. Ceci relève du domaine de la sensibilité et de la conscience. Pourtant, nous ne pouvons isoler cette perception du champ plus large à laquelle elle nous renvoie. Ne pas être à relier ces champs de perceptions n’induit pas que cela n’est pas. Cela révèle uniquement que Le Corps-Conscience n’a pas vu s’ouvrir en lui ces possibilités.

Les organes subtils de notre perception se développent simultanément avec le polissage du cœur. Si ce dernier n’est pas ouvert, ni traversé par les fulgurances, il ne peut entrer en ce que l’on nomme la Contemplation et Le Témoignage du Témoignage. Il voit comme dans une surface plane. Le fait que ce monde use de stratégies pour pallier à cette solidification nous donne aujourd’hui aux écrans de toutes sortes et même aux divers moyens de communication qui, au lieu de donner du relief à la vie, sont en vérité à l’anéantir. 

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L’infra-monde et l’illusion d’iblis

Le Corps subtil est en ce corps-matière. Le fait de Le renier est à révéler les influences infra-humaines qui rappellent que iblis, celui que l’on appelle aussi plus communément ange déchu, atrophié qu’il est et privé du même coup des perceptions de la réalité subtile, ne peut voir en l’homme cette singularité Ruhanniya, qui relève de L’Essence et de L’Insuffle Divin dans Le Corps-matière. Il ne voit pas non plus La Réalité traduite en subtiles préhensions, c’est-à-dire qu’il ne voit pas Son Souverain. Il ne peut donc sacrifier la part grossière de lui-même, c’est-à-dire sa propre illusion, car il se considère comme abouti, du fait même de cette Réalité prodigieuse qui est Son Origine, comme il ne peut céder à l’ordre Divin qui est celui de se prosterner devant la perfection Adamique, celle-ci lui révélant comme par défaut, une autre Réalité qui lui semble remettre en cause sa singularité propre. En cela, s’arrêter à l’étape de la réalité d’iblis est gage de séparation et de condamnation à l’état illusoire. En ce non-espace-temps, en cette atemporalité de Lecture, nous pouvons comprendre que iblis est la parabole vivante du refus devant l’évolution et Le Devenir Adamique en Son Retournement en La Conscience Divine. Iblis représente cette part en nous irrésolument farouche et hostile devant Le Devenir Adamique. Nous comprenons ainsi combien notre époque est sous cette influence depuis des centaines d’années et des centaines d’années et la vérité est que iblis cherche à maintenir l’illusion coûte que coûte et à empêcher les hommes d’entrer en leur processus conscient de Retour. C’est ainsi que tous ceux qui se cristallisent en cette non-acceptation se condamnent eux-mêmes à errer dans les mondes infernaux. Ceci est en nous. Ceci fait partie du processus de l’apprentissage. Mais ceci fait aussi partie des réalités de la déviance, celles qui désirent figer définitivement la vision duelle de l’homme et assombrir son Destin. Mais dans le fond, n’est-ce pas une forme d’auto-consentement, sorte de jugement, choix délibéré de la part de ceux qui désirent demeurer ainsi dans ces infra-mondes ? Nous ne pouvons rien devant ce choix. Il leur incombe de l’assumer totalement.