Pieds nus

Il n’est rien à désirer si ce n’est Celui qui désire et il n’est rien qui ne soit parfait au moment du dénuement. Il n’est rien à défendre, comme il n’est rien à vouloir posséder. Ici, en cet instant, tout est parfait. C’est Cela mon corps et c’est Cela mon acte d’être. Je dois marcher là où Il me mande, et je dois accomplir là où Il me dit d’accomplir. C’est pourquoi, tout de ce monde t’en éloigne, mais tout de ce monde t’en rapproche. Le monde a le visage de mon cœur et mon cœur regarde le monde par Son Visage. Je ne saurai obéir à autre que Le Maître dont le Visage me donne à la paix. Il est Le Seul qui m’unifie et ne me ment pas. Il est Le Seul qui connaît Le Chemin de mon Âme. Il me fait aimer la nudité et le renoncement. Il me donne à ce qui ne périt pas. Alors, c’est en Cela que je suis en paix. Je me suis pardonnée mon ignorance, car Tu es Le Connaissant et j’entre pieds nus dans la Vallée, car je ne saurais garder les sandales de la distorsion et de la séparation. Pieds nus, je puis entrer.

L’Arbre spirituel

Nous avons pressenti que ce monde défilait semblable à un langage qui nous conduisait à la Porte de La Remontée. Cette Porte avait deux faces, l’une miséricordieuse et l’autre infernale, et celui qui traverse ce monde pour aller de l’autre côté ne le sait pas vraiment. Quand Cela a-t-il commencé ? Sans doute depuis la naissance qui nous frappe de sa toute réalité, qui emplit nos poumons d’air, lors que nous avions été submergée par les eaux primordiales, plénitude de La Matrice Matricielle, lieu du rappel de l’Origine. Plus le Souvenir remonte à La Source et plus La Source nous est dévoilée. L’Océan a vocation de retourner à L’Océan. Or, celui-ci est puissant et obéit à sa nature intrinsèque. Si certains sont sur le chemin, d’autres ont définitivement brisé les liens avec le Rêve. Parvenu à L’Océan, un des grands Maîtres* nous dit : ou bien tu le regardes ou bien tu plonges dedans. Dois-je dire, et sans prétention, que parfois, l’on naît dans le grand Océan et il est vain de Le tromper. Un autre grand Maître* dit : tu connais le véritable cheminant quand il n’a pas peur de tout perdre. L’Océan a sa Loi. Il a sa propre dimension, sa sphère vibratoire, son intensité de présence, sa violence et sa douceur. Cet Océan intérieur possède effectivement deux aspects : l’un destructeur et l’autre unificateur. Lire la suite

Convergence et Polarité

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Il nous était parvenu cette confidence qui exige que l’on prenne le soin de l’exprimer en des termes définitifs, mais qu’en est-il de ces passerelles, car qui sait et encore qui sait ? L’enfer avait commencé depuis des millénaires à se préparer et seuls les doués d’intelligence pouvaient enfin le comprendre : nous y étions. L’enfer possède des strates et autant de passerelles, et même plus encore, car certaines d’entre elles représentent des milliers d’années. En cet enfer, il est aussi des strates d’éveil et des strates d’infernalement. Néanmoins, nous sommes à le dire : les problématiques sont les réalités défragmentées en la seconde et puisque le monde de Prégnance des toutes possibilités se rapproche de nous, les moindres de ces éléments s’entrechoquent et fondent leur propre monde immédiatement. Chaque fois que nous nous défaisons de ces Reliances de Lumière, nous nous engageons dans les choix multiples et concomitants avec d’autres sphères et d’autres univers qui leur correspondent. Les séparations se font en catégorisation et deux par deux, les uns et les autres s’alignent en ces rangs serrés du monde subtil sans que nous soyons véritablement à déceler l’enjeu, ni même cet assemblage. Dès lors que les distances sont pliées, seul le Point permet La Convergence. Le Souverain à notre image est celui de notre Cité. Chacun est en cette souveraineté, mais peu sont à le comprendre. Néanmoins, Le Pôle est observateur et siège en L’Assemblée invisible de notre Cœur et donne L’Ordre. Le Roi règne en Sa Demeure. Il n’est ni complexe, ni aliénation : Il n’est que cette Verticalité qui nous donne à vivre La Conscience Suprême et Divine. Ô Beauté ! Ceux qui sont condamnés choisiront en leur décision ce qui leur correspond. Nous sommes à la fin d’un cycle infernal. Toute correspondance de près ou de loin avec Le Kali Yuga enchaînera les consciences et les enfermera. Lisez donc les conseils des Sages pieux de toute obédience ! Pourtant, ne seront abreuvés que les assoiffés. Lire la suite

Le secret des trois étoiles

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Par tous les pores de la peau, il n’est qu’Amour. Sans Amour, il n’est aucune vie. Sans cette dilatation, quelle relation ? Sans l’Amour, il n’est aucune respiration. Quand il surgit d’entre les eaux, il eut ce geste d’Amour éperdu, et ses lèvres touchèrent l’air et en lui, le souffle se mêla à la chair. Des rivières de son animèrent les membres de son corps, et sans l’Amour, il n’aurait jamais éprouvé le désir de vie, et la vie n’était qu’Amour. Chaque atome danse en L’Éloge, et l’Éloge était la Vie, et sans L’Amour, L’Hymne s’occultait et se drapait de silence et attendait. Tandis que les mains se tendaient, il devint douceur et l’ivresse lui enseigna l’élan et l’élan lui enseigna les signes du Temps, puis La Vue plongea dans l’extase, et L’Amour contempla. Le Silence surprit son éloquence et se retira, mais la voix poursuivit le Silence et celui-ci parla pour cacher Les Paroles du Sage et Le Sage vint au monde et voyagea jusqu’aux contrées les plus sauvages, car L’Amour est au-dessus de l’ignorance, et ne balbutie pas, puisque chaque mot est une cordée qui fixe l’indéfinissable. En lui, L’Amour s’extirpa des nues, mais les nues n’étaient plus les nues, puisque L’Amour est au Centre et Le Point devient L’Amour par quoi tout rayonne et par quoi tout est relié et lors que tout est relié, le Sage rencontre La Sainteté et en Elle, Il entre dans le Jardin et Il entend la Voix de L’Ami et L’Ami lui fait redécouvrir L’Amour qui est pureté de Lumière virginale que nul n’a jamais touchée. Celle-ci atteint La Lumière animée de Feu et de Souffle, puis La Lumière anticipa sur toute chose et révéla L’Origine de La Présence qui devint l’intime Amitié. Alors, L’Amour déclara que L’Amour est plus que L’Amour, et fixa les étoiles au nombre de trois. Quand furent réunies Les épousées, douze constellations, les univers s’épanchèrent et La Joie fut au culminant du Soleil vibratoire. Ainsi, Le Soleil déclara Son Amour à La Dame de son Choix. Au-dessus s’élevèrent les mondes éthériques et la lumière devint royaume angélique, alors L’Amour connut L’étape la plus étonnante et la plus enseignante. Chaque ange fut les mondes successifs d’une révélation. Chaque feuillet fut Les états multiples de La Connaissance. Il fut donné au saint de plier les distances, mais il sembla rester en ce Lieu d’hébétude et L’Amour devint Sainteté du Secret. Les puretés sont les épreuves de L’Amour avéré. Ainsi Le secret devint une Clé et celle-ci fut à révéler une autre Clé. Le Deux s’exprima et tint un Discours qui fut Le Témoignage puis La Louange. Chaque vision fut consignée en simultanéité dans les feuillets dudit Livre et L’Encre conseilla : Exige L’Encre des Secrets infinis. Ne t’arrête jamais ! (…)

Causerie de décembre

“Si Mon serviteur aime à Me rencontrer, J’aime à le rencontrer”

Résultat de recherche d'images pour "chute des damnés rubens"Peinture de Pierre Paul Rubens (1577-1640)

 

Il nous vient, à observer ce monde, la pleine certitude que la période du Kali yuga est effectivement une période infernale et que sont, hélas, visibles toutes les sphères possibles et inimaginables de l’enfermement. Nous ne pouvons éluder cette réalité. Nous ne pouvons non plus faire comme si nous ne voyions rien. Quand même, il serait possible pour nous de nous éloigner à tout jamais, et de poursuivre notre chemin en la plus totale solitude, nous restons perplexe. Qu’en est-il des possibilités du cheminement spirituel ? Toute métaphysique, toute approche de la transcendance, tout témoignage ne sont reconnus que par ceux qui en ont les aptitudes. Que cherchons-nous ? Il est clair, que chacun est enfermé dans son champ de conscience, même s’il s’avère aussi être parfois une sphère de non-conscience. Toute percée spirituelle est une réalité qui demeure très personnelle. Sans désir d’appropriation, sans désir d’identification, nous poursuivons cette voie. C’est celle-ci qui s’est présentée à nous, c’est celle-ci qui nous donne à prendre du recul avec toutes les emprises émotionnelles psychiques. La voie est tracée. Elle se donne à sa propre visibilité et rien de plus. Nous ne pouvons entrer dans aucun scénario d’enfermement. C’est pourquoi, nous le savons, nous sommes au seuil du Voyage. Il nous a été possible de nous défaire de toutes les identifications, et ce progressivement. Nous ne sommes pas tentés par le dégoût, mais, il n’en demeure pas moins que nous voyons combien les uns et les autres projettent sur telle ou telle personne, leur vie et ne peuvent s’en défaire. Les icônes sont innombrables. Quand il m’arrivait de voir combien certains passaient du temps devant leur poste de télévision, je me disais : ils ne vivent plus leur vie. Ils sont esclaves de leurs enchaînements divers. Malheureusement, ils pensent sincèrement qu’ils sont à vivre. Ils entrent dans la prison la plus confortable qui soit, et y restent prisonniers jusqu’à la fin de leur vie. Il en est de même de toutes les sortes d’identifications. De nos jours, les offres sont plus que multiples. Les schémas de pensées en kit… Je les vois depuis mon enfance et je suis sidérée. Le Kali yuga est bien l’enfer. Nous sommes tous dans cette Matrice de l’enfermement. Peu y échappent. Les cœurs simples et purs, ceux qui n’ont rien à perdre sont sans doute sauvés. Les humbles qui viennent dévêtus entrent dans l’accueil. On ne peut tromper La Nature. On ne peut contourner Sa Loi. Nous y reviendrons, si Dieu le veut… Merci pour votre lecture. Je vous souhaite la lumière. J’espère que celle-ci transformera vraiment votre réalité, jour après jour.

 

Kaouther*, Fleuve de L’Abondance

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La Lumière est le secret intouché de L’Âme, et lors que le corps s’efface, il devient Corps de Lumière. Ce qui n’est pas Lui, est en réalité le morcellement sédimentaire de l’Assemblée occulte qui attend en rang serré les éléments épars de Sa Constitution. L’Unité est donc liée à La Clé qui vient s’apposer tel un sceau qui ouvre les secrets diffus de La Connaissance. L’Orientation est le Juste millimétré en Accord essentiel avec Le Corps véhiculaire, celui qui nous transporte de conscience en conscience, de connaissance en connaissance et de sphères matricielles en sphères matricielles, jusqu’à ce que la mort ne soit plus une nécessité. Le Corps est entier et possède Ses Membres de Lumière. Ainsi, chacun entre en Sa Réalité, commanditée par Le Noyau du Cœur éclairé et Récipiendaire. Lors, Il parvient aux sphères des réalités du Calame et joint à L’Intellect pur, dispense les connaissances qui sont les réalités de chaque monde visité. Telle est La Page vierge du Livre Sacré, mémorielle concomitante à la réalisation de cette Unité. Les flux abondants proviennent d’une Source que l’on nomme Kaouther. Ce Lieu est situé dans le Royaume Divin des espaces géographiques réservés à cet effet. Le fleuve ne s’épuise jamais et est perpétuelles ouvertures. Un Guide du monde des Anges, c’est-à-dire le monde des réalités de La Lumière mouvante et tournoyante en Ton Corps-Arche, te donne aux réalités circulaires des champs possibles de la transformation fulgurante et te révèle clairement les alignements et les correspondances de ces mondes. Kaouther est le Lieu du rendez-vous que l’on ne cherche pas et qui n’est jamais atteint, parce qu’Il procède uniquement des Dons généreux et libéraux de Dieu. Cette Réalité de La Bonté Divine est l’acte fondateur de L’Homme qui le lie à Son Humanité réelle. Ainsi, L’Être-Adamique retrouve Son Accord avec La pure Miséricorde qu’Il s’octroie de par La Lumière qui La révèle. Nul ne peut formuler les correspondances s’il n’a pas fait oeuvre d’unité charitable en lui-même.


*Notes du relayeur : (Voir Sourate 108, Coran)

إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ         1  Nous t’avons fait don de l’Abondance (Fleuve de L’Abondance)

فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ           2  De fait, oeuvre en unité de prières pour Ton Seigneur et t’y adonne 

إِنَّ شَانِئَكَ هُوَ الْأَبْتَرُ            3 Puisque La Cordée est ce qui tranche (avec le faux).  

 

Éloge d’une Merveille

« Un jour, un homme s’arrêta devant un arbre. Il vit des feuilles, des branches, des fruits étranges. A chacun, il demandait ce qu’étaient cet arbre et ces fruits. Aucun jardinier ne put répondre : personne n’en savait le nom, ni l’origine. L’homme se dit : « Je ne connais pas cet arbre, ni ne le comprends ; pourtant je sais que depuis que je l’ai aperçu mon cœur et mon âme sont devenus frais et verts. Allons donc nous mettre sous son ombre. »

Rûmi
(Maktûbât)

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Ecrit datant du 25 janvier 2015

Lorsque le voyage s’amorce, a-t-il une fin, quand vers l’Infini, il va ?
Peut-on dire ici ou là-bas : il n’y a rien ?
Je vais te conter ce qui n’a ni commencement ni fin,
T’étourdir depuis l’Aube jusqu’à la phosphorescente nuit.
Ton Esprit ébloui n’aura jamais plus faim.
Il s’évanouira en des contrées que tu ne connais pas.
Le monde ici n’est rien comparé à celui-là qui n’est qu’une ombre du Sien.
Combien d’univers, visitations dans les voiles de Lumière ?
Quand le Roi déploie certains de Ses Mystères,
L’extase est plus belle qu’une Robe aux mille parfums.
Les couleurs, ici ne sont qu’embruns.
Ce qui est rendu visible est à l’image de l’Éternel.
Le vin qui est la boisson perpétuelle,
Élargit l’espace et donne à celui qui n’est rien des ailes.
L’esprit découvre ce que les mots recèlent.
Navigation dans le souvenir, dialogue avec l’Incessant.
Une seule Voix à l’unisson en cette porte ouverte vers le merveilleux.
Depuis l’euphorie des discours élogieux,
Des grâces, des saveurs, le plus extrême des Chants de l’Orient.
A Sa Table un Banquet orné de fleurs.
Le cœur est Encensoir, draperie délicate, vertige et honneur,
Rubis, émeraude, améthyste enchâssés autour d’un Diamant,
Étincelant Diadème au dessus d’un ruisseau luxuriant,
Blancheur de l’Orchidée d’une pureté extrême,
A peine perceptible dans cette grâce suprême.
La Lumière Divine se contemple en ce cœur,
Secret des voiles et des effets sur le Voyageur.

Quand la lune disparut (2)

Blog : enokitoshi     Azur      Bakuzu       Dragon     Dragon - detail      Dualism      Hero      Hibernating      Hououbina     Regener...Peinture de Toshiyuki Enoki

Quand la lune disparut, le Soleil la chercha. Il fit ce que l’on ose à peine croire, puisque le Soleil a pour coutume de ne jamais se déplacer. Quand la lune disparut, Il vécut le plus phénoménal des basculements. Ni éclipse, ni fusionnement : il s’agissait d’une prodigieuse découverte, venue du fond des âges. Il intégra une autre dimension, et en la face cachée de l’espace, Il s’élança par les plaies ouvertes de Vénus. Ce fut l’alliance la plus étrange dans la sphère de tous les possibles. Il faut savoir que Vénus est la splendeur  même que l’on cache aux regards indiscrets, puisque certains considèrent que la lumière s’est éteinte. De l’évidence, ils n’ont plus connaissance. Le Soleil s’éleva en une Aube que l’on avait occulté et l’on vint me chercher pour me mener en cette contrée. Tout ressemblait à ce que j’avais connu, ou tout au moins, cela me sembla-t-il ainsi dans un premier temps. Je rencontrai même celui qui fut longtemps mon compagnon de route. Il vint vers moi, je le reconnus en dépit du fait qu’il avait pris une toute autre apparence. Tout en lui m’était familier. Je marchais en sa parallèle. Nous fûmes longtemps à prendre ce temps juteux de L’Âme. J’en parlerai sans doute dans un de mes prochains témoignages. Nos regards devinrent effusion de Lumière et Le Cœur s’ouvrit en une exponentialité de verbes. Le langage est vibratoire et correspond aux phonèmes que nous sommes à développer au fur et à mesure que nos voyages linguistiques s’épanouissent en La pleine Conscience du Corps. L’on m’informa de la nécessité d’atteindre d’abord Vénus pour parvenir au monde de la Face cachée de notre lune. En Son influence vibratoire, l’on me mena en une autre planète lumineuse et là dansaient des flots de lumière. Je sus qu’ils étaient l’épanchement de la lumière du cœur. L’on m’autorisa à en boire autant qu’il m’était possible d’en boire. Le bienfait de ces lumières nourrissait directement mon cœur et mon âme. L’effet était puissant. J’avançais et ma bouche attrapait ces boules luminescentes. Quand, Je fus stupéfaite de voir soudain une myriade d’enfants. En dépit de leur séjour sur cette fabuleuse planète, leurs visages étaient graves et pitoyables, empreints d’une tristesse sans nom. Alors, je les regardais longtemps, crucialement et avec les mots du cœur tremblant d’Amour, je leur dis par mon regard insistant : Vous êtes La Joie mais vous ne le savez pas. Je vous dis simplement ceci : regardez ! Regardez bien.

A suivre…

Quand la lune disparut

L'art magique: Galileo Chini

Je marchais dans la nuit, et la lune murmurait des mots indicibles, des mots que je n’avais jamais entendus. Elle luisait dans un ciel parsemé d’étoiles, mais, je ne voyais plus qu’elle, lune pâle, figure ronde, bouillonnante du regard crucial. Puis, soudain La lune disparut. C’est ainsi que je me mis à la chercher, partout, et je fouillai le ciel. Je gravis les cents marches, j’atteignis le haut firmament des arcs-en-ciel, traversai les tempêtes de brume. Mais, comme je ne trouvai pas la lune, je devins mélancolique. Sa présence me hantait et je ne savais plus vivre sans elle, cette lune aux mots impossibles, aux mots de lumière. Je revins sur la terre et m’allongeai près d’un arbre. L’on me dit qu’il y avait huit arbres et que chacun était une félicité, mais il existait aussi huit arbres inversés et cela me plongea dans la détresse. Que devais-je faire ? Comment retrouver la lune, l’astre des nuits et l’astre occulte des jours ? Comment la chercher, et comment donc la retrouver ? Fallait-il connaître les mansions, fallait-il traverser chaque demeure ? Le silence m’emprisonna dans une sorte de torpeur et je vis avancer un grand médaillon qui chantait tout comme le fait le papillon au matin furtif. Ce médaillon s’offrit tel un guide et je le regardais longtemps, ne l’ayant jamais vu de ma vie, n’ayant jamais rencontré semblable objet. Il était ovale et serti de petites pierres, des rubis, des émeraudes et même une améthyste brillait d’un feu puissant. La perplexité m’étreignit vivement, durant un cycle de vie. Je cherchais cette lune même dans les régions les plus improbables. Il y avait certes quelques lueurs d’espoir, ici et là, puisque le médaillon m’indiquait le chemin à suivre. Mais, je ne comprenais pas toujours ce qu’il voulait me dire. Il m’initiait à un certain langage dont on avait perdu la clé. Il me mena au pays des fleurs, puis aussi au pays des mille lueurs. C’était une explosion de sensations, nouvelles,  les unes plus enrichissantes que les autres. L’on m’apprit à goûter à ces couleurs, les pâleurs de divers mondes, et l’on m’enseigna une arithmétique incroyable qui consistait à ouvrir exponentiellement des mondes simultanément et l’on me fit entrer dans les dimensions du temps. Tout cela me révélait l’atemporalité et les proportions de chaque pensée. Je notais parfois quelques mots sur un carnet, pour ne pas oublier. Au début, je mis du temps à m’adapter à toutes ces nouveautés. Mais l’on fut patient à mon endroit. Je finis par comprendre que derrière ces enseignements se trouvait la lune, une lune étonnante de vivacité et de grandeur.